Abhishek Sharma brille à Delhi : l'Inde surclasse l'Afghanistan
Le Arun Jaitley Stadium a déjà vu passer quelques soirées brûlantes. Celle-ci restera tout en haut de la pile. En 13,4 overs seulement, l’Inde a avalé une cible de 157 runs pour s’offrir une victoire par sept guichets face à l’Afghanistan et mener 1-0 dans cette série de trois T20I. Au cœur de cette démonstration, un nom : Abhishek Sharma.
Un 82 qui change le tempo du match
Envoyé en tête d’affiche de la poursuite, Abhishek n’a pas attendu pour imposer sa loi. 82 runs sur 32 balles. Sept fours. Sept sixes. Un déluge.
Dès les premières livraisons, les lanceurs afghans comprennent que la soirée sera longue. Longue, mais brève. Chaque erreur de longueur est punie, chaque tentative de variation est lue à l’avance. Le tableau d’affichage s’emballe, le public suit, l’Afghanistan recule.
Au terme du powerplay, l’Inde affiche déjà 82/1. La moitié de la cible avalée en six overs. La poursuite n’en est plus vraiment une, c’est une charge.
Rashid Khan pris dans la tempête
Il y a un chiffre qui raconte encore mieux la performance d’Abhishek. Un chiffre qui, surtout, dit le niveau de l’exploit face à un des meilleurs spécialistes du format court.
Sur l’ensemble du T20 où des données balle par balle sont disponibles, 113 batteurs ont affronté au moins 30 balles de Rashid Khan. Abhishek, lui, a déjà cumulé 101 runs sur 43 balles contre le maestro afghan, pour un taux de frappe de 234,88. Personne ne fait mieux parmi ces 113 joueurs.
Face à Rashid, tant de batteurs se crispent, se recroquevillent, se contentent de survivre. Abhishek, lui, avance. Il lit la trajectoire, s’ouvre les angles, casse les lignes. Ce n’est pas seulement une bonne soirée, c’est un rapport de force renversé.
Ishan Kishan, le parfait complice
Dans cette soirée à sens unique, Abhishek n’a pas agi seul. Ishan Kishan a endossé le rôle de partenaire idéal, celui qui n’aspire pas toute la lumière mais entretient le brasier.
Avec 42 runs sur 33 balles, Ishan ne signe pas un score démesuré, mais son timing compte. Les deux hommes ajoutent 121 runs pour le deuxième guichet après la sortie rapide de Sanju Samson pour 10. Chaque over devient une nouvelle vague.
Cette association ne se contente pas de plier le match. Elle entre aussi dans les livres de statistiques : c’est le partenariat de plus de 100 runs le plus rapide jamais réalisé contre l’Afghanistan en T20I en termes de rythme.
121 runs inscrits en seulement 53 balles, soit 13,70 runs par over. Le précédent record appartenait à Rohit Sharma et Rinku Singh, auteurs de 190* sur 93 balles à Bengaluru en 2024, à 12,25 runs par over. Un repère déjà spectaculaire, désormais dépassé.
La pression finit par rappeler Abhishek et Ishan vers la touche, mais le mal est fait. Ou plutôt, pour l’Afghanistan, le match est déjà hors de portée.
Une poursuite maîtrisée jusqu’au bout
Une fois la base posée, la fin de la poursuite ressemble à une formalité. Les derniers runs ne portent pas le même frisson, mais ils ont la même valeur.
Shreyas Iyer termine invaincu à 8, Tilak Varma à 3. Rien de clinquant, tout en contrôle. Le tableau s’arrête à 157 en 13,4 overs. Sept guichets en main. Une marge nette, presque cruelle pour un adversaire qui n’a jamais vraiment réussi à installer la moindre pression défensive.
L’Inde prend ainsi l’avantage 1-0 dans cette série de trois matches, avec la sensation d’avoir posé un marqueur bien plus large qu’un simple succès.
Et maintenant ?
Mardi, même stade, mêmes acteurs, mais une question différente : l’Afghanistan peut-il vraiment inverser cette dynamique après avoir été bousculé de la sorte, y compris dans le duel symbolique entre Abhishek Sharma et Rashid Khan ?
L’Inde, elle, n’a plus qu’une marche à gravir pour verrouiller la série. Si Abhishek remet le feu à Delhi, la réponse pourrait arriver très vite.




