Ali Abdelaziz ferme la porte à Topuria : Arman Tsarukyan en ligne de mire
Ali Abdelaziz a tranché. Le manager de Justin Gaethje ne veut pas entendre parler d’une revanche immédiate contre Ilia Topuria. Pas maintenant. Peut‑être jamais.
Depuis le choc de juin à UFC Freedom 250, remporté par Gaethje dans ce qui restera comme l’un des plus gros retournements de situation de l’année, les rumeurs enflent. Un rematch instantané, un récit parfait pour l’UFC : le champion qui confirme, le prétendant vexé qui revient avec vengeance. Sur le papier, tout colle.
Dans les coulisses, beaucoup moins.
« Ce combat n’arrivera jamais »
Invité de Submission Radio, Ali Abdelaziz n’a pas tourné autour du pot. Interrogé sur l’hypothèse d’un Gaethje – Topuria 2 comme prochain combat, il a coupé court.
« Il ne combattra pas Justin Gaethje ensuite… Je crois que Justin Gaethje le bat neuf fois sur dix. Tu sais pourquoi ? Justin a son numéro… ce combat n’arrivera jamais. Je peux te le dire », a lâché le manager.
Message clair : pour Abdelaziz, le chapitre Topuria est refermé. Gaethje a gagné, de façon nette, dans un contexte où peu le voyaient s’imposer. À ses yeux, il n’y a ni urgence sportive, ni nécessité narrative à rejouer l’affiche.
Mais dans l’UFC, ce n’est jamais le manager qui a le dernier mot. C’est la promotion. Et l’histoire qu’elle veut raconter.
Tsarukyan, enfin son tour ?
Si Abdelaziz dit vrai et que Topuria sort de l’équation à court terme, une autre porte s’ouvre en grand. Celle qui mène à Arman Tsarukyan.
Le poids léger arménien coche toutes les cases du prétendant légitime. Six victoires de rang. Un style agressif, complet, spectaculaire. Et surtout, un dernier combat qui a frappé fort : un KO brutal au premier round contre Mauricio Ruffy en co‑main event de l’UFC 331.
Tsarukyan ne fait plus que frapper à la porte, il l’enfonce. Sportivement, difficile de lui nier le droit à une chance pour la ceinture. Sa série actuelle le place tout en haut de la file d’attente, et son démantèlement de Ruffy a rappelé à quel point il est dangereux.
L’UFC n’a jamais prétendu être une démocratie sportive. Le mérite pur passe parfois derrière le storytelling, la popularité ou le calendrier. Mais dans ce cas précis, ne pas offrir à Tsarukyan un title shot maintenant frôlerait l’absurde.
L’UFC aura le dernier mot
Ali Abdelaziz peut répéter que Gaethje – Topuria 2 « n’arrivera jamais », la réalité est plus nuancée. Si l’UFC décide qu’une revanche se vend mieux qu’un choc face à Tsarukyan, la promotion appuiera sur le bouton. Et Gaethje, comme les autres, suit le programme.
Pour l’instant, le discours du manager redessine pourtant le paysage des poids légers. Topuria recule d’un pas. Tsarukyan avance de deux. Gaethje, lui, se retrouve au centre d’un échiquier où chaque mouvement compte.
La question n’est plus de savoir s’il existe un challenger méritant. Il y en a un. Elle est beaucoup plus simple, et beaucoup plus tranchante : l’UFC choisira‑t‑elle le mérite… ou le spectacle immédiat ?




