L'Angleterre prend le contrôle avec 357 runs d'avance
L’Angleterre repart, le couteau entre les dents, avec une avance qui commence à peser lourd : 177-7 au tableau, 357 runs d’avance, et la sensation très claire que le match lui appartient déjà.
Sur la pelouse, Dan Lawrence reprend son histoire là où la lumière l’avait brutalement interrompue la veille. Une seule balle à négocier pour finir l’over de Mohammad Ali, restée en suspens après l’arrêt pour mauvaise luminosité. Défense ferme, geste propre, aucun risque. Le ton est donné : pas question de brader ce total.
Une avance qui change tout
Avec 357 runs de marge, Joe Root n’est pas pressé. Beaucoup réclamaient une déclaration dès hier, poussant pour un geste audacieux afin de lancer l’attaque au plus vite. Le capitaine a choisi une autre voie : gratter encore quelques runs, user un peu plus le cuir, étirer la corde avant de la tendre côté Pakistan.
Le contexte l’y autorise. Le temps ne menace pas autant que la veille, et le pitch reste vivant, nerveux, prompt à offrir de la prise aux bowlers. Phil Tufnell, ancien spinner d’Angleterre, l’a résumé avec lucidité : il reste énormément de temps dans ce match, la surface continue de « faire un peu », et quatre quilleurs anglais trépignent déjà à l’idée de s’y engouffrer.
Dans ce décor, chaque run supplémentaire ressemble moins à un luxe qu’à un investissement. Dan Lawrence et Ollie Robinson, associés au milieu, ont pour mission de pousser le Pakistan un peu plus au bord du gouffre avant de lui rendre la balle.
Un terrain piégeux en embuscade
Le rappel est clair : le Pakistan devra batailler sur une piste qui n’a rien d’un tapis de velours. La veille a offert un avant-goût de ce qui l’attend : rebonds capricieux, légère déviation, sensation permanente que la balle peut faire des siennes à tout moment.
L’Angleterre le sait et joue avec cette idée. Chaque minute passée au bâton rapproche un peu plus ses bowlers de leur terrain de chasse idéal. Quand l’attaque se mettra en marche, elle le fera avec une avance confortable, une surface hostile et un adversaire sous pression.
Un programme rallongé, une journée à remplir
Le temps perdu hier redistribue aussi les cartes de l’organisation. La journée s’annonce longue, très longue, si la lumière tient le coup.
- Pause déjeuner à 13 h 15 (heure locale).
- Reprise à 13 h 55 jusqu’au thé à 16 h 10.
- Dernière session à partir de 16 h 30, potentiellement jusqu’à 19 h 00.
Sur le papier, 98 overs sont programmés. Sur le terrain, la lumière et le rythme réel en décideront. Une chose est sûre : l’Angleterre a de la marge pour frapper fort, et le Pakistan aura, tôt ou tard, une montagne à gravir.
Pendant ce temps, le murmure du match se poursuit en direct sur Test Match Special, où chaque balle raconte un peu plus l’histoire d’un duel qui semble déjà pencher lourdement vers un camp. Reste à savoir si le Pakistan a encore les ressources pour renverser une avance qui, elle, ne cesse de gonfler.




