Angleterre domine le Sri Lanka à Cardiff : victoire écrasante en T20
Sous les projecteurs de Cardiff, l’Angleterre n’a pas seulement gagné. Elle a écrasé. Une chasse à 146 transformée en formalité, un succès par six guichets, et une série déjà pliée à 2-0 avec un match d’avance.
En 12,1 overs, l’affaire était réglée.
Banton termine le travail, à pleine puissance
Tom Banton a quitté le terrain invaincu, 52 points au compteur sur seulement 24 balles, quatre sixes au passage et l’impression de jouer dans un tempo à part. C’est lui qui a posé le couvercle sur un match dominé de bout en bout par les batteurs anglais.
Le ton avait été donné dès les premières balles. Jos Buttler et Aneurin Donald ont lancé l’assaut avec une ouverture furieuse : 51 points en 4,3 overs, le Sri Lanka déjà sous l’eau. Buttler (30) et Donald (21) sont tombés à quatre balles d’intervalle, mais le message était clair : l’Angleterre ne comptait pas traîner.
Le milieu d’ordre a repris le flambeau sans la moindre retenue.
Brook en chasse de record, puis stoppé en plein vol
Harry Brook, capitaine et homme en forme, avait un défi personnel : inscrire 49 points pour dépasser le record de Tilak Varma, auteur de 336 points en T20 internationaux sans jamais être éliminé. Il en a pris la direction immédiate.
Huit balles, 23 points, trois sixes claqués avec une facilité désarmante. Chaque frappe semblait destinée aux tribunes. Puis, le geste qui change tout : une superbe plongée d’Eshan Malinga, une prise spectaculaire, et le capitaine renvoyé au pavillon, à 26 points de son objectif.
L’Angleterre n’a pas vacillé. Banton a repris la main, accéléré encore, et la cible sri-lankaise a fondu en un rien de temps.
Une machine à gagner en T20
Cette victoire s’inscrit dans une série qui commence à peser. Depuis le début de l’été dernier, le groupe de Brendon McCullum a remporté 22 de ses 25 T20 terminés. Un pourcentage de réussite de 88 %. Derrière, parmi les nations membres à part entière, seule l’Inde suit, à distance, avec 73 %.
L’Angleterre joue vite, joue fort, et surtout joue juste. Cardiff n’a fait que confirmer une tendance lourde : cet été, dans le format le plus court, personne ne les a encore battus.
Le Sri Lanka démarre fort… puis s’effondre
Ce qui rend la soirée encore plus amère pour le Sri Lanka, c’est la manière. Leur total de 145-9 sur 20 overs paraît terne, mais le départ avait tout d’un manifeste offensif.
55-0 après cinq overs. Pathum Nissanka menait la danse, 37 points sur 21 balles, le rythme idéal, la balle qui sort bien de la batte, l’Angleterre brièvement sous pression. On imaginait enfin un total conséquent après les 135 misérables du premier match.
Puis la dynamique s’est brisée net.
Liam Dawson a frappé deux fois dans la dernière over du powerplay. Deux guichets, et avec eux, l’élan sri-lankais. À partir de là, la chute a été lente mais inexorable : 9 guichets pour 90 points, une fin d’innings qui tourne au calvaire.
Les quatre derniers overs résument tout : seulement 12 points ajoutés. Aucun second souffle, aucun finish. Pour une équipe qui avait si bien démarré, la déception est totale.
Dawson, Overton et Baker étouffent les visiteurs
L’Angleterre, elle, n’a rien lâché avec la balle. Dawson, déjà décisif dans le tournant du powerplay, boucle ses 4 overs avec 3-32. Jamie Overton ajoute 2-23, solide, constant, sans offrir de cadeaux.
Mais c’est Sonny Baker qui a donné le ton de la fin d’innings. Rapide, précis, avare en points : 1-15 en son quota, dont une over vierge de points et ponctuée d’un guichet en 19e. À ce moment-là, toute idée de finish sri-lankais s’est évaporée.
Le contraste avec la fluidité anglaise au bâton saute aux yeux. D’un côté, une ligne de batteurs qui attaquent sans relâche et ferment les matches à toute vitesse. De l’autre, une équipe qui démarre bien, puis s’enlise dès que la pression monte.
Old Trafford en ligne de mire
La série se termine samedi, à Old Trafford. L’Angleterre y arrivera avec une confiance au plus haut, invaincue cet été en T20, série déjà en poche, statistiques en béton.
Pour le Sri Lanka, la question est simple : comment transformer ces bons débuts en performances complètes sur 20 overs ?
Samedi, il ne s’agira plus seulement de sauver l’honneur. Il s’agira de prouver qu’ils peuvent vraiment rivaliser avec une équipe anglaise qui, pour l’instant, joue ce format comme peu d’autres au monde.




