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Arsenal exige des comptes sur le penalty accordé à Sunderland

Arsenal n’a pas digéré. Quarante-huit heures après sa victoire face à Sunderland, le club londonien s’apprête à saisir l’instance des arbitres professionnels, Pro Ref, pour obtenir des explications sur le penalty concédé par Ezri Konsa.

L’action clé se joue dans la surface. Ezri Konsa et le capitaine de Sunderland, Dan Ballard, se livrent à un duel musclé, comme on en voit des dizaines sur corner en Premier League. Cette fois, l’arbitre John Brooks juge que le défenseur d’Arsenal retient excessivement son adversaire. Penalty. Décision confirmée par le VAR, qui ne décèle aucune erreur manifeste.

Sur le moment, le jeu reprend, le match bascule, mais la polémique vient d’éclore.

Arteta fulmine : « Ce n’est pas acceptable »

Après la rencontre, Mikel Arteta ne cherche pas ses mots. Il les assène.

« Ce n’est pas acceptable à ce niveau », lâche le manager d’Arsenal, visiblement encore agacé par la scène. Il explique avoir revu l’action « 20 fois » sans parvenir à comprendre comment l’arbitre a pu sanctionner Konsa dans cette situation, ni pourquoi le VAR a confirmé la décision.

Pour Arteta, l’enjeu dépasse ce simple match. Il parle de « gravité », de décisions qui « changent le cours d’une saison » et « peuvent coûter un titre ». Derrière la colère, un message clair : Arsenal veut des garanties, ou au moins de la cohérence, sur la manière dont ces duels dans la surface sont arbitrés.

Le club, champion en titre, ne veut plus laisser ces épisodes au simple rang de faits de jeu. D’où cette démarche auprès de Pro Ref, afin de comprendre précisément le raisonnement de John Brooks sur le terrain et celui de l’équipe VAR derrière les écrans.

La version officielle… et le doute

La Premier League a rapidement publié une explication formelle via son Match Centre : « La décision de l’arbitre d’accorder un penalty à Sunderland pour une faute de maintien de Konsa sur Ballard a été vérifiée et confirmée par le VAR. »

L’argument est clair. La conviction, moins.

Sur les plateaux de Match of the Day, les anciens défenseurs Ashley Williams et Thomas Frank prennent le contre-pied total de l’arbitrage. Pour eux, non seulement Sunderland ne doit jamais obtenir un penalty, mais Arsenal aurait dû bénéficier d’un coup franc.

Williams va même plus loin dans l’image : pour lui, le geste de Ballard ressemble à « un parfait hip toss de judo ». Autrement dit, si faute il y a, elle vient du capitaine de Sunderland, pas de Konsa.

Cette lecture renforce la frustration côté Arsenal. Quand des spécialistes du poste, habitués aux duels rugueux dans la surface, dénoncent une décision « complètement fausse », le débat quitte le registre de l’interprétation pour toucher à celui de la crédibilité.

Une ligne rouge pour Arsenal

En coulisses, le message du club est limpide : il ne s’agit pas de réécrire le résultat du week-end, mais de tracer une ligne rouge. Arsenal veut éviter que des décisions majeures, prises dans la zone la plus sensible du terrain, ne pèsent de façon répétée sur ses résultats.

Arteta l’a résumé sans détour : avec le niveau d’exigence, le travail fourni et l’enjeu d’un titre, « cela ne peut pas arriver ». Pas à ce rythme, pas avec si peu de lisibilité sur le barème appliqué aux duels dans la surface.

Reste une question, brûlante : la réunion avec Pro Ref apportera-t-elle la clarté recherchée, ou ne fera-t-elle qu’alimenter un peu plus la méfiance grandissante envers l’arbitrage et le VAR au sommet du football anglais ?