Arsenal vise Julián Álvarez, mais il rêve du Barça
Arsenal bouscule tout, mais Julián Álvarez ne veut qu’une chose : le Barça. Le temps, lui, file.
Un grand ménage pour un grand attaquant
À Londres, les dirigeants ont déjà appuyé sur le bouton reset. Gabriel Martinelli, Gabriel Jesus, Fábio Vieira : trois départs actés ou presque, pour un total de plus de 70 millions de livres. Un choix lourd, assumé, pour libérer de la masse salariale et préparer l’arrivée d’un attaquant de premier plan.
La cible prioritaire, c’est Julián Álvarez. L’Argentin d’Atlético Madrid, ancien de Manchester City, coche toutes les cases de Mikel Arteta. Expérience de la Premier League, polyvalence offensive, âge idéal. Arsenal a avancé ses pions, Arteta lui-même a pris le téléphone la semaine dernière pour le convaincre de revenir en Angleterre.
La réponse a été nette : Álvarez ne voit son avenir qu’au Barcelona.
Le cœur à Barcelone, le contrat à Madrid
L’attaquant de 26 ans a repris l’entraînement dimanche avec Atlético après avoir été écarté du groupe pour la victoire contre Sevilla. Le message du club madrilène est clair : il n’est pas à vendre à un rival direct de Liga. Surtout pas au Barça.
La position du joueur, elle, ne bouge pas. L’international argentin veut rejoindre les champions d’Espagne. Arsenal se retrouve donc dans une course contre la montre avec un joueur qui regarde ailleurs et un club vendeur qui refuse de renforcer un concurrent domestique.
Pendant ce temps, Barcelona avance ses propres dossiers. Le club catalan a trouvé un accord à 8,6 millions de livres pour Gabriel Jesus, en fin de contrat dans un an et désormais devancé dans la hiérarchie des attaquants d’Arsenal par Kai Havertz et Viktor Gyökeres. Jesus s’apprête à relancer sa carrière en Liga, mais au Barça, l’appétit reste intact : après la vente de Ferran Torres au Paris Saint‑Germain, les dirigeants veulent encore un autre attaquant. Et ils n’ont pas renoncé à Álvarez.
Atlético verrouille, mais se prépare
À Madrid, la ligne officielle ne bouge pas : garder Julián Álvarez. Pourtant, Atlético a déjà sécurisé une solution offensive. Un accord est trouvé avec la Juventus pour Jonathan David, prêt payant avec option d’achat l’été prochain. Le Canadien arrive pour densifier l’attaque, pas pour ouvrir la porte à un départ de l’Argentin, jurent les Madrilènes.
Cette détermination complique un peu plus la tâche d’Arsenal. Le club londonien espère encore un revirement de situation, un doute chez le joueur, une ouverture dans les négociations. Pour l’instant, rien de tel ne se dessine.
Arsenal multiplie les pistes… et les ratés
Face à cette impasse, les Gunners ont élargi le champ. Plusieurs profils offensifs sont surveillés. Iliman Ndiaye, révélation à Everton, figurait sur la liste. Mais Tottenham a pris une longueur d’avance et discute un transfert à 60 millions de livres pour l’attaquant sénégalais.
Arsenal a déjà vu d’autres cibles lui filer entre les doigts. Morgan Rogers a choisi Chelsea. Une tentative ambitieuse pour attirer Vinícius Júnior a échoué, le Brésilien prolongeant à long terme avec le Real Madrid. Des coups manqués qui ajoutent un peu de tension à un mercato déjà délicat.
Martinelli vers l’Arabie, Tzolis et Eze en relais
Sur les ailes, la recomposition est totale. Christos Tzolis est arrivé pour remplacer Leandro Trossard côté gauche. Mais le départ annoncé de Gabriel Martinelli vers Al‑Hilal ouvre un nouveau vide dans l’effectif.
Le Brésilien doit passer sa visite médicale lundi. Il n’a pas été retenu dans le groupe pour la première journée de Premier League contre Coventry, signe évident que l’histoire touche à sa fin. Le montant du transfert – 56 millions de livres – constitue un record de vente pour Arsenal, dépassant les 40 millions payés par Liverpool pour Alex Oxlade‑Chamberlain en 2017.
Martinelli sort pourtant d’une saison contrastée : six buts en Champions League, mais un seul en Premier League. Un rendement irrégulier, mais un profil encore très coté, que l’Arabie saoudite s’offre à prix fort. À Arsenal, Eberechi Eze offre une option capable d’occuper ce couloir gauche, mais le départ du Brésilien change tout de même la profondeur de l’effectif.
Vieira vers Hambourg, une page se tourne
Fábio Vieira, lui, s’apprête à quitter définitivement le nord de Londres. Après un prêt à Hamburg la saison passée, le milieu offensif portugais va s’y engager pour 8,6 millions de livres. Un autre dossier réglé, une autre place libérée dans le vestiaire.
Arsenal fait donc de la place, encaisse des sommes importantes, assume des choix forts. Le plan est clair : réinvestir intelligemment, frapper un grand coup devant. Mais la pièce maîtresse espérée, Julián Álvarez, regarde toujours vers la Catalogne.
La question est désormais simple : Arsenal trouvera‑t‑il son attaquant de référence à temps, ou ce mercato restera‑t‑il comme celui des grandes ventes sans le grand buteur tant recherché ?




