Arsenal conteste le penalty contre Sunderland
Arsenal ne veut pas laisser passer ça. Quatre-vingt-dix minutes d’un match maîtrisé, une victoire arrachée, et pourtant, au coup de sifflet final, tout le débat tourne autour d’une seule action : le penalty concédé par Ezri Konsa face à Sunderland.
Dans la surface, Konsa se retrouve au duel avec le capitaine des Black Cats, Dan Ballard. Un accrochage, des bras qui se tiennent, un combat de surface comme on en voit des dizaines chaque week-end. Cette fois, l’arbitre John Brooks choisit de sanctionner le défenseur d’Arsenal pour un excès de tirage. Penalty. Décision immédiatement validée par le VAR.
Sur le moment, les Gunners encaissent. Après le match, ils contre-attaquent.
Arsenal exige des explications
Le club londonien va officiellement saisir l’instance des arbitres professionnels, Pro Ref, pour obtenir une clarification sur cette décision. L’idée est simple : comprendre comment John Brooks, puis le VAR, ont pu juger cette action digne d’un penalty à ce niveau.
En interne, le message est clair : Arsenal veut éviter que des décisions arbitrales majeures pèsent sur les résultats et, à terme, sur le titre. Le club souhaite des explications précises sur le processus qui a mené à la confirmation de la faute de Konsa sur Ballard.
La Premier League, via son Match Centre, a publié une courte justification : la faute de Konsa pour tirage sur Ballard a été « vérifiée et confirmée » par le VAR. Rien de plus.
Pour Mikel Arteta, c’est très loin de suffire.
Arteta fulmine : « Ce n’est pas acceptable à ce niveau »
En conférence d’après-match, le manager d’Arsenal n’a pas mâché ses mots. Il dit avoir revu l’action « 20 fois » sans parvenir à comprendre comment un penalty a pu être sifflé dans cette situation, ni pourquoi le VAR n’est pas intervenu pour renverser la décision.
Arteta parle d’un moment qui peut « changer le cours de la saison » et « coûter un championnat ». Derrière la colère, une inquiétude réelle : quand chaque point compte, un penalty discutable devient un tournant potentiel.
Ce qui l’agace encore plus, c’est de devoir commenter l’arbitrage après ce qu’il décrit comme « un si beau match ». À ses yeux, l’épisode ternit la performance collective et le travail accumulé par son équipe.
« À ce niveau, avec tout le travail que l’on met, ça ne peut pas arriver », insiste-t-il.
Les consultants donnent raison à Arsenal
Sur le plateau de Match of the Day, Ashley Williams et Thomas Frank ont pris position dans le même sens que le coach espagnol. Pour eux, Sunderland n’aurait tout simplement jamais dû bénéficier d’un penalty.
Ils vont même plus loin : l’action, estiment-ils, aurait dû être sanctionnée dans l’autre sens, en faveur d’Arsenal. Williams décrit le geste de Ballard comme « presque un parfait ippon de judo », un mouvement de hanche qui fait basculer Konsa. À ses yeux, rien ne justifie de punir le défenseur londonien.
La scène résume le malaise : là où l’arbitre voit une faute de Konsa, plusieurs observateurs y lisent une faute offensive de Ballard. Deux lectures opposées d’un même duel, mais une seule a eu un impact sur le tableau d’affichage.
Un signal envoyé à tout le championnat
En décidant de saisir Pro Ref, Arsenal ne se contente pas de protester à chaud. Le club pose une question plus large : comment garantir une cohérence dans l’arbitrage, surtout avec l’appui du VAR, quand des actions aussi disputées basculent d’un côté plutôt que de l’autre ?
Dans une course au titre où chaque décision compte, ce genre d’épisode ne restera pas anecdotique. Pour Arsenal, cette démarche n’est pas qu’un coup de pression. C’est un avertissement : le club ne laissera plus aucune zone grise sans réponse.




