Arsenal vise la victoire à Naples en Champions League
Arsenal replonge dans l’Europe qui compte. Direction l’Italie, Naples et une Champions League qu’ils ont frôlée du doigt la saison passée. Finalistes malheureux, les Gunners reviennent avec une idée fixe : cette fois, aller jusqu’au bout.
Arsenal, déjà lancé à plein régime
Le calendrier dit que la saison ne fait que commencer. Le terrain raconte autre chose. Trois matches, trois victoires en Premier League, un champion en titre qui n’a pas levé le pied. La dynamique est claire : Arsenal ne repart pas de zéro, il reprend sa course là où elle s’est arrêtée, au soir d’une finale européenne perdue.
Dans la nouvelle phase de ligue de la Champions League, bien démarrer n’est pas un luxe, c’est une obligation. Finir dans le top 8, c’est s’offrir un billet direct pour les huitièmes de finale, sans tour de barrage. La saison dernière, les Londoniens avaient signé un parfait huit sur huit dans cette phase. Un sans-faute presque irréel. Le répéter tient de l’exploit, mais tout commence par un premier pas. Un succès à Naples, et la mécanique repartirait aussitôt.
Infirmerie légère, interrogations limitées
La victoire contre Chelsea dimanche a laissé plus que des sourires : aucun nouveau pépin physique majeur. Arsenal a pris les trois points et est sorti indemne. L’absence de Moises Caicedo côté Chelsea a sans doute facilité la tâche, au moins dans les duels, mais Mikel Arteta retiendra surtout la solidité de son groupe.
Un seul nom est venu s’ajouter récemment à la liste des surveillances médicales : Cristhian Mosquera. Touché aux ischio-jambiers contre Aston Villa, le défenseur n’a pas pris place sur le banc face aux Blues. Précaution logique. Le staff espère le récupérer pour le voyage en Italie, même si le risque de rechute sera scruté à la loupe.
La grande nouvelle, elle, est venue de l’entraînement : Jurrien Timber a retrouvé le groupe. Son absence prolongée avait fini par devenir un sujet d’inquiétude, mais le défenseur néerlandais se rapproche enfin d’un retour complet. Reste une inconnue : à quel moment sera-t-il jugé prêt pour la compétition ? Pour Naples, cela semble encore prématuré.
Dans ce contexte, la situation est claire :
- FORFAIT : William Saliba (dos)
- INCERTITUDES : Jurrien Timber (aine), Cristhian Mosquera (ischio-jambiers)
Un onze pensé pour lancer la campagne
Mikel Arteta devrait profiter de ce premier rendez-vous européen pour ajuster, sans tout bouleverser. L’idée : maintenir l’ossature, tout en offrant du temps de jeu à ceux qui frappent à la porte.
Attaque : Tzolis – Gyökeres – Madueke
Sur le côté gauche, Christos Tzolis vient de se rappeler au bon souvenir de tout le monde. Après une prestation effacée lundi précédent, le Grec a répondu avec un match plein face à Chelsea, ponctué par une passe décisive pour le but victorieux de Martin Ødegaard. Un joueur qui joue libéré, qui ose, et qui donne l’impression de monter en puissance. Arteta souhaite faire tourner, mais laisser un ailier dans ce rythme sur le banc serait un pari risqué. Tzolis a de solides arguments pour enchaîner.
Dans l’axe, Viktor Gyökeres attend son heure. Invisible lors des deux premières journées de championnat, le Suédois a enfin foulé la pelouse pour les vingt dernières minutes contre Chelsea. Entrée discrète, sans coup d’éclat, mais dans un contexte où Arsenal gérait son avantage. Naples ressemble au moment idéal pour lui offrir une première titularisation européenne avec le club. Un test grandeur nature, et peut-être le début d’une vraie concurrence en pointe.
À droite, Noni Madueke s’inscrit dans la continuité. Remplaçant de Bukayo Saka dimanche, il a surtout eu pour mission de verrouiller le couloir et de préserver le score. Depuis son arrivée, l’Anglais est devenu une pièce importante de la rotation offensive. Il peut glisser à gauche si besoin, surtout depuis l’explosion de Max Dowman la saison passée, mais pour l’instant, il reste l’option naturelle pour débuter côté droit. Contre Napoli, il a tout d’un titulaire annoncé.
Milieu : Bruno – Zubimendi – Eze
Au cœur du jeu, un visage très attendu pourrait enfin s’installer dès le coup d’envoi : Bruno Guimarães. Recrue majeure, il a déjà coché la case « baptême Arsenal » avec une blessure précoce lors du Community Shield. Présent sur le banc contre Chelsea sans entrer, il a été ménagé. Naples offre un créneau parfait pour souffler Declan Rice et lancer officiellement la saison de Bruno, surtout après les belles séquences entrevues lorsqu’il est entré face à Aston Villa.
Juste derrière lui, Martin Zubimendi reste une valeur sûre. Champion du monde, le milieu défensif a vu sa place bousculée par l’ascension de Myles Lewis-Skelly, mais il n’a pas disparu du paysage. Loin de là. Après une saison où il a enchaîné les matches jusqu’à l’usure, il profite enfin de vraies respirations. Ses entrées récentes ont montré un joueur affûté, précis, prêt à reprendre un rôle central. À Naples, il devrait retrouver le statut de sentinelle titulaire.
Plus haut, Eberechi Eze incarne la polyvalence offensive de ce groupe. L’absence d’un renfort supplémentaire en attaque laissait présager une saison passée majoritairement sur l’aile pour l’international anglais. En Premier League, ce sera probablement le cas. Mais dans les autres compétitions, la donne change. La Champions League peut lui offrir ce qu’il recherche : des minutes dans l’axe, en numéro 10, où sa conduite de balle et sa capacité à éliminer entre les lignes peuvent faire la différence. Si Arteta opte pour une autre option, Mikel Merino, déjà utilisé à la place de Martin Ødegaard lors de ses deux dernières apparitions, reste le concurrent le plus crédible.
Défense : Hincapié – Gabriel – Konsa – Mosquera
Sur le flanc gauche, Piero Hincapie attend patiemment son tour. Bloqué par un Riccardo Calafiori étincelant depuis le début de saison, l’Équatorien n’a pu grappiller que quelques minutes en sortie de banc lors de deux des trois rencontres disputées. Sa situation illustre le niveau actuel de la concurrence à Arsenal : même un défenseur de son profil doit s’armer de patience. Face à Napoli, il tient l’occasion idéale de démarrer et de rappeler qu’il reste une option très fiable.
Dans l’axe gauche, Gabriel ne bouge pas. Patron de la défense, référence mondiale à son poste, le Brésilien impose une sérénité et une autorité qui rassurent tout le bloc. Avec lui, la ligne arrière garde ses repères. Dans un déplacement européen, ce genre de continuité compte.
À ses côtés, Ezri Konsa vient de vivre une première titularisation riche en enseignements. Quelques erreurs de relance au début, compensées ensuite par des interventions tranchantes et un niveau global très solide. Son « baptême » contre Chelsea n’avait rien d’une rencontre amicale, et il s’en est sorti grandi. Sa paire avec Gabriel ne fera pas oublier William Saliba, absent, mais elle a déjà montré qu’elle pouvait maintenir le niveau d’exigence défensive du champion d’Angleterre.
Reste la question du poste de latéral droit. Les options ne sont pas légion. Malgré sa gêne musculaire contre Villa, Cristhian Mosquera garde une vraie chance de débuter. Jurrien Timber revient tout juste à l’entraînement, trop tôt pour être lancé dans le bain européen. Ben White, lui, n’est plus calibré pour enchaîner trois matches par semaine avec la même intensité. Quant à Marli Salmon, promis à plus de temps de jeu cette saison, il devrait surtout se voir offrir des minutes en Carabao Cup et en FA Cup, pas dans un choc de Champions League à Naples.
Dans les buts : David Raya, l’évidence
Trois gardiens peuvent, sur le papier, prétendre à une place de titulaire mercredi. Un seul s’impose réellement : David Raya. L’écart de niveau entre lui et ses concurrents est net, sans que cela ne remette en cause la qualité des autres. C’est simplement le reflet de son statut. Contre Chelsea, il a été surpris au premier poteau en début de match, puis a fermé la boutique. Plus aucun espace, plus aucun cadeau, avec en point d’orgue un arrêt décisif sur une frappe enroulée d’Estevao en fin de rencontre.
Arsenal se présente donc à Naples avec une ossature solide, quelques retours attendus, et une idée très claire : transformer ce premier soir européen en tremplin, pas en avertissement. Dans une saison où chaque détail comptera, le ton sera donné dès mercredi soir.




