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Asisat Oshoala brille en Arabie saoudite avec Al Hilal

Asisat Oshoala n’a pas simplement lancé sa saison avec Al Hilal. Elle l’a incendiée. Deux buts, quatre passes décisives, un score fleuve et une soirée où la six fois Joueuse africaine de l’année a semblé jouer à une cadence au-dessus de tout le monde.

Oshoala, chef d’orchestre du naufrage d’Al Ahli

Al Hilal a écrasé Al Ahli 9–0 en Saudi Women’s Premier League, et Oshoala a signé une partition majuscule. Dès les premières minutes, la Nigériane a imposé son tempo. À la 4e minute, elle sert parfaitement Manar Al-Anzi pour ouvrir le score. La défense d’Al Ahli vient à peine de se replacer qu’elle est déjà à nouveau en retard.

La suite tourne à la démonstration. Al-Bandari Mubarak profite à son tour du festival : Oshoala la trouve une première fois à la 20e minute, puis encore à la 22e, puis à la 30e. Trois passes décisives pour la même partenaire en dix minutes, comme à l’entraînement, sauf que le tableau d’affichage, lui, est bien réel.

Juste avant la pause, Oshoala décide de s’inviter elle-même à la fête au tableau des buteuses. 45e minute, elle conclut et signe son premier but de la rencontre. En seconde période, elle complète son doublé pour sceller une performance individuelle monstrueuse : deux buts, quatre passes décisives, et une défense d’Al Ahli totalement déstructurée.

Dans l’ombre de ce récital, une autre Nigériane a pris part à la première victoire d’Al Hilal cette saison en championnat : Christy Ucheibe, solide et appliquée, a contribué à verrouiller un succès qui pourrait lancer la dynamique du club.

Plumptre marque, Al Ittihad frappe un grand coup

Le week-end des Nigérianes ne se résume pas à Oshoala. En Arabie saoudite toujours, Ashleigh Plumptre a aussi trouvé le chemin des filets. Avec Al Ittihad face à Al Nassr, la défenseure des Super Falcons ouvre le score sur penalty. Un geste net, sans trembler, qui met son équipe sur les rails.

Al Ittihad s’impose finalement 4–2 et enchaîne une deuxième victoire en autant de matches de championnat. Deux sur deux, une confiance qui grimpe, et une Plumptre déjà décisive dans les moments clés.

Abideen et Otu font briller Fenerbahçe

Cap sur la Turkish Women’s Super League. À Istanbul, Suliat Abideen commence sur le banc avec Fenerbahçe face à Beşiktaş. Elle entre en jeu à la 57e minute. Trente minutes plus tard, elle a laissé son empreinte.

À la 84e minute, Abideen inscrit le troisième but de Fenerbahçe, celui qui scelle définitivement le 3–0 dans ce derby aux allures de test. La passe décisive vient d’une autre Nigériane, Regina Otu, parfaitement inspirée sur l’action.

Fenerbahçe poursuit ainsi son début de saison parfait. Des points, des buts, et une influence nigériane de plus en plus visible dans le jeu.

Hembafan arrache un point au bout de la nuit

En Turquie toujours, le scénario est tout autre pour Kayseri KFK. Mené 1–0 sur le terrain de Yüksekovaspor après l’ouverture du score de Princella Adubea à la 70e minute, le club semble se diriger vers une défaite frustrante. Le temps file, les minutes s’égrènent, la pression monte.

Puis Ayatsea Hembafan surgit. Quatrième minute du temps additionnel : elle égalise et arrache un point presque tombé du ciel. Un but en toute fin de match qui change tout dans le vestiaire, dans l’humeur du voyage retour, et peut-être dans la trajectoire de la saison.

D’Arabie saoudite à la Turquie, des largeurs de score aux égalisations arrachées au bout du temps additionnel, les internationales nigérianes imposent leur rythme. Si elles gardent ce niveau d’influence dans leurs clubs respectifs, la prochaine fenêtre internationale des Super Falcons pourrait prendre une tout autre dimension.