Atalanta démarre fort, Sarri avertit avant le choc contre Roma
Deux matches, deux victoires, et déjà un parfum de grandes ambitions au Gewiss Stadium. Atalanta a démarré son championnat pied au plancher, en faisant tomber d’abord Sassuolo, puis Bologna, pour installer d’emblée une forme de loi du plus fort à domicile.
Face aux Rossoblù, tout s’est joué dans les ultimes instants. Un match accroché, tendu, qui semblait filer vers un nul frustrant. Puis la frappe de Samardzic a claqué, presque au bout du temps, libérant le stade et offrant à Atalanta une victoire arrachée au courage. Avec ce but, le club bergamasque a rejoint Roma en tête du classement. Symbolique, peut-être. Mais déjà lourd de sens.
Cinq matches en seize jours : Sarri grince des dents
Depuis le centre d’entraînement de Zingonia, Maurizio Sarri a posé le décor avant le choc face aux Giallorossi. Le ton est lucide, presque amer devant un calendrier qu’il juge étouffant.
« Malen est en grande forme et sera un problème pendant tout le match », a-t-il prévenu. Un avertissement clair : son équipe sait où se trouve le danger, mais n’arrive pas pour autant dans les meilleures dispositions physiques.
Sarri ne s’en cache pas : « Nous nous sommes préparés normalement ; nous sommes la seule équipe en Italie qui joue cinq matches en seize jours demain, mais nous avons quelques problèmes. Notre croissance a indéniablement ralenti. » La phrase claque comme un constat, presque comme une plainte. Le rythme a cassé la dynamique. Le corps suit moins bien que les idées.
Roma, candidate déclarée au Scudetto
Quand il parle de Roma, Sarri change de registre. Le respect est net, sans détour. « Ils étaient forts et ils sont devenus encore plus forts. Ils se battront pour le Scudetto jusqu’à la fin, et je serais surpris du contraire. »
Le message est double. D’un côté, il place clairement les Giallorossi parmi les favoris au titre. De l’autre, il mesure l’ampleur du défi qui attend Atalanta, encore en phase de réglages, face à une équipe qu’il considère déjà armée pour aller au bout.
Atalanta, elle, avance avec ses certitudes naissantes, ses victoires arrachées et un début de saison qui l’a propulsée en haut du tableau. Roma arrive, le niveau monte, la fatigue aussi. Reste à savoir si l’élan de ce début de championnat suffira à tenir le choc face à une équipe que même Sarri voit taillée pour le titre.




