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Bataille pour le Ballon d'Or 2026 : Mbappé, Yamal, Kane

La bataille pour le Ballon d’Or 2026 s’annonce étouffante. Trois noms dominent déjà les conversations : Kylian Mbappé, Lamine Yamal et Harry Kane. Trois profils, trois trajectoires, un seul trophée. Et au milieu de ce bras de fer, un club habitué à peser lourd dans l’ombre : le Real Madrid.

Mbappé, saison de patron et machine médiatique derrière lui

Sur le plan individuel, Kylian Mbappé a fait ce qu’il fallait. Une saison spectaculaire, des statistiques qui parlent d’elles-mêmes, une influence constante sur le jeu. Sportivement, son dossier tient debout sans le moindre artifice.

Mais au Real Madrid, on ne se contente jamais de laisser les choses suivre leur cours. Quand le club estime qu’un des siens mérite le Ballon d’Or, il ne se contente pas de le penser. Il le fait savoir. Fort. Longtemps. Partout.

Selon L’Équipe, la maison blanche a une méthode bien rodée : mobiliser ses grandes figures, anciennes et actuelles, pour marteler le même message dans les semaines qui précèdent le vote. L’idée est simple : occuper le terrain médiatique jusqu’à rendre leur candidat impossible à ignorer.

Le précédent Cristiano Ronaldo en 2013

Le modèle, c’est Cristiano Ronaldo 2013. Une campagne devenue presque une référence en interne.

Cette année-là, Franck Ribéry sortait d’une saison de rêve avec le Bayern Munich : Ligue des champions, Bundesliga, Coupe d’Allemagne. Un triplé historique, une domination collective nette. Sur le papier, le Français avait tout pour rafler le Ballon d’Or.

Cristiano Ronaldo, lui, n’avait pas soulevé de grand trophée avec le Real Madrid. Mais le club a décidé de mettre tout son poids derrière son attaquant. Et la machine s’est mise en marche.

Alfredo Di Stéfano, Emilio Butragueño, Carlo Ancelotti, Iker Casillas, Sergio Ramos… Une lignée de voix légendaires et influentes s’est succédé pour défendre publiquement la candidature de Ronaldo. Même discours, même conviction : le Portugais devait être Ballon d’Or.

En face, le Bayern n’a jamais offert à Ribéry le même front uni. La présence d’un autre candidat sérieux en interne, Arjen Robben, a brouillé le message. Pas de campagne massive, pas de parole unique.

Le résultat est resté dans les chiffres : Cristiano Ronaldo l’emporte avec 27,99 % des voix, devant Lionel Messi (24,72 %) et Franck Ribéry (23,36 %). Un écart mince, mais suffisant pour changer l’histoire.

Beaucoup n’ont jamais digéré ce verdict, au regard de la saison de Ribéry. Mais la puissance individuelle de Ronaldo, combinée à la pression médiatique madrilène, a fini par peser. Difficile de faire comme s’il n’existait pas.

Vers un « plan Mbappé » à Madrid ?

Treize ans plus tard, le scénario peut se répéter avec un autre numéro 7. Mbappé a déjà plaidé sa propre cause à travers ses performances, ses buts, son aura. Il n’a plus besoin de se vendre. Le Real Madrid, lui, peut amplifier le volume.

Quand un club de cette taille parle d’une seule voix, quand ses légendes, ses dirigeants, ses cadres actuels se relaient pour répéter le même message, le débat se structure autour de leur joueur. La conversation tourne autour de lui. Les comparaisons se font par rapport à lui.

Cela ne suffit pas à fabriquer une saison de Ballon d’Or. Les votants ne sont pas aveugles, et ils mettront forcément dans la balance ce que proposent Lamine Yamal, Harry Kane et les autres candidats majeurs. Mais dans une course serrée, quelques voix peuvent basculer.

C’est précisément là que le Real Madrid peut faire la différence. Pas sur le terrain, cette fois. Dans les couloirs, dans les interviews, dans les tribunes des anciens. Une pression douce, mais constante.

Reste une question : jusqu’où le club ira-t-il pour offrir à Kylian Mbappé ce petit coup de pouce qui, en 2013, avait suffi à faire pencher la balance du côté de Cristiano Ronaldo ?