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Birmingham défie Manchester City en Women’s Super League

Birmingham revient sans complexe défier la machine Manchester City

Quatre ans à labourer l’antichambre, un titre arraché au dernier jour, et un billet enfin validé pour retrouver l’élite. Birmingham City remonte en Women’s Super League avec un message limpide : pas question de jouer les figurantes. Et pour le prouver, Amy Merricks et ses joueuses attaquent directement par le sommet, sur la pelouse des championnes en titre, Manchester City, au Joie Stadium, dimanche à 14h30 (BST).

Le décor est brutal. La dernière fois que Birmingham s’est présenté là en championnat, en mai 2022, City avait infligé un 6-0 qui avait précipité la relégation. Une cicatrice encore fraîche dans l’histoire récente du club. Mais ce qui ressemblait alors à un point final pourrait bien devenir un nouveau départ.

Aller coup pour coup avec les championnes

Amy Merricks n’a pas le profil de l’entraîneure venue pour limiter les dégâts. Son discours tranche avec la prudence habituelle des promus.

« C’est un très bon moment pour affronter Man City. On sait que ce sera un défi, mais on est pleinement prêtes. On est là pour rivaliser, pas pour faire le nombre », a-t-elle posé en conférence de presse.

Manchester City sort d’une saison parfaite à domicile en WSL : 11 matches, 11 victoires. Une forteresse. Pourtant, Merricks refuse de se laisser enfermer dans le rôle du petit qui subit.

« Notre focus est sur nous-mêmes, a-t-elle insisté. On apprécie et on respecte qui elles sont et ce qu’elles ont, mais notre état d’esprit ne change pas. »

La promotion, Birmingham ne l’a pas volée. La saison passée, les Blues ont tourné à 2,09 buts marqués par match en deuxième division, en se forgeant une réputation d’équipe offensive, ambitieuse avec ballon. Ce visage-là, Merricks ne compte pas le renier sous prétexte que l’adversité monte d’un cran.

« Il y a une partie centrale de notre identité qui est non négociable pour nous en tant que Blues et pour moi en tant qu’entraîneure principale, a-t-elle expliqué. Nous sommes une équipe progressive, nous trouverons des moyens de créer et de marquer. On sait très clairement quelles sont nos forces et comment on doit les maximiser. »

La WSL reste un environnement impitoyable, elle le sait. Mais la réponse de Birmingham ne sera pas de se recroqueviller.

« C’est le meilleur championnat du monde, ce sera dur et exigeant, mais ce qu’on ne peut pas faire, c’est perdre nos forces. On doit les amplifier et se mettre dans la meilleure position possible. On doit se concentrer sur ce qu’on peut contrôler, et c’est là-dessus qu’on peut rivaliser. On n’a peur de personne. Je pense qu’on l’a montré en coupe la saison dernière. »

City se méfie du promu… qu’elle connaît déjà

Andree Jeglertz n’a pas eu besoin de revoir beaucoup d’images pour comprendre que l’affiche de dimanche ne serait pas une formalité. Le 1-0 arraché sur la pelouse de Birmingham en quart de finale de Women’s FA Cup, il y a cinq mois jour pour jour, reste dans toutes les têtes à Manchester.

« On a eu un match difficile contre elles l’an dernier, a rappelé le coach de City. Elles étaient très bonnes tactiquement et ont détruit tout l’espace sur le terrain, en défendant bas, avec une transition très efficace. Il y a des menaces dans leur équipe auxquelles on doit prêter attention. »

La statistique qui accompagne les promus en début de saison ne rassure jamais les favoris : une équipe qui découvre ou retrouve la ligue arrive souvent avec une énergie féroce, surtout sur un premier match.

« Jouer contre une équipe nouvelle dans le championnat est toujours un défi, a souligné Jeglertz, parce que je sais qu’elle arrive avec beaucoup d’énergie pour ce premier match. »

Miedema absente, un début de saison à gérer

Manchester City n’abordera pas cette reprise avec toutes ses armes. Vivianne Miedema, touchée au genou, ne devrait pas revenir avant la fin de l’automne au plus tôt. Un poids lourd offensif en moins pour Jeglertz, qui doit aussi se passer de Rebecca Knaak, forfait pour la réception de Birmingham en raison d’un problème au pied.

Quelques bonnes nouvelles tout de même : Jade Rose en défense et Grace Clinton au milieu ont repris l’entraînement. Leur disponibilité effective pour dimanche reste à gérer, mais leur retour dans le groupe offre des options supplémentaires. Le cas de la recrue estivale Niamh Charles, lui, reste incertain : « un gros point d’interrogation » pour ce premier rendez-vous.

Face à ce champion légèrement diminué mais toujours armé jusqu’aux dents, Birmingham avance sans filet, mais avec ses convictions. Un promu qui refuse de renier son identité offensive, un tenant du titre décidé à jouer encore l’ogre affamé plutôt que le champion prudent : le choc d’ouverture a déjà une saveur de test grandeur nature.

Reste à savoir si, cette fois, au Joie Stadium, Birmingham viendra seulement survivre… ou enfin exister.