Bournemouth, Sunderland, Palace et Celtic : leurs défis européens
Bournemouth, Sunderland, Palace, Celtic, Brighton, Hearts : l’Europe leur ouvre grand les portes, et le tirage leur a offert des affiches qui sentent fort les grandes nuits.
Bournemouth-Milan, de League One aux lumières de l’Europe
Il y a moins de vingt ans, Bournemouth terminait 19e de League One. Aujourd’hui, le club du Dorset s’apprête à accueillir Milan, sept fois champion d’Europe, à Dean Court pour sa toute première campagne continentale. Un choc qui, à l’époque, relevait presque du fantasme.
Le stade sera trop petit pour contenir l’histoire de cette affiche. Milan, référence éternelle des joutes européennes, débarque sur la côte sud face à un club qui découvre à peine ce monde-là. Le contraste est saisissant, le symbole immense.
Le reste de la phase de ligue à domicile offrira à Bournemouth des adversaires moins prestigieux, mais loin d’être anecdotiques : Viktoria Plzen, Sturm Graz et Hapoel Be’er Sheva viendront défier les Cherries. La venue du club israélien marquera d’ailleurs la première apparition d’une équipe d’Israël en Angleterre depuis le déplacement de Maccabi Tel Aviv chez Aston Villa en novembre dernier.
Marco Rose, lui, emmènera son équipe sur les pelouses de Real Sociedad, Sparta Prague, Celta Vigo et Lillestrøm. Un carnet de route dense, varié, sans véritable temps mort.
Sunderland retrouve l’Europe… et le San Siro
Sunderland n’avait plus goûté à l’Europe depuis la saison 1973-74. Le retour se fera par la grande porte : un voyage au San Siro pour affronter l’équipe de Ruben Amorim. Rien que ça.
Pour les supporters des Black Cats, ce déplacement à Milan vaut déjà toutes les campagnes de coupe possibles. Mais le menu ne s’arrête pas là. Sunderland ira également défier Anderlecht, Lech Poznan et Torreense, pensionnaire de deuxième division portugaise. Au Stadium of Light, le public pourra se régaler avec la réception d’AZ, Dinamo Zagreb, Jagiellonia Bialystok et Levski Sofia. Un mélange de noms historiques et de clubs en pleine ascension, parfait pour tester la profondeur de l’effectif.
Pierre Sage, retour à Lyon avec Palace
L’un des fils les plus intrigants de ce tirage mène à Selhurst Park. Crystal Palace, qualifié grâce à son sacre en Conference League la saison passée, retrouvera Lyon. Un retour particulier pour Pierre Sage, qui a dirigé l’OL entre 2023 et 2025 avant de prendre les rênes du club londonien.
L’histoire ne s’arrête pas au banc de touche. Les deux clubs partagent aussi un lien structurel, via John Textor, ancien copropriétaire de Palace et président de Lyon. Les retrouvailles promettent donc autant en coulisses que sur le terrain.
Selhurst Park accueillera également Real Sociedad, Lech Poznan, Sparta Prague et Hoffenheim. À l’extérieur, Palace se déplacera sur des terrains brûlants : Red Bull Salzburg, Jagiellonia et Besiktas. Des ambiances fortes, des contextes lourds, exactement ce qui façonne une équipe européenne.
Celtic en convalescence, mais servi en affiches
Celtic n’a toujours pas digéré son effondrement en barrages de Ligue des Champions face à Lask. L’Europe reste pourtant au programme, cette fois en Ligue Europa, avec un tirage qui ne laisse aucun répit.
À Glasgow, le club écossais recevra Marseille, Ferencvaros, Celta et Besiktas. Quatre noms, quatre styles, quatre atmosphères. Les déplacements ne seront pas plus tendres : Benfica, Omonia, Union Saint-Gilloise et Torreense attendent Celtic loin de ses bases. Une campagne qui ressemble à un test de caractère autant qu’à une quête de rachat.
Brighton découvre la scène, Hearts persiste
Brighton a balayé Tromsø en barrage et peut désormais savourer une première aventure en Conference League. Pour leur baptême, les Seagulls ont tiré une affiche séduisante à domicile : Monaco viendra à l’American Express Stadium. Universitatea Craiova et Kauno Zalgiris complèteront le tableau des visiteurs à Sussex.
Les hommes de Brighton voyageront, eux, vers Panathinaikos, Getafe et Jablonec, tombeur de Rangers jeudi. Des déplacements piégeux, des contextes parfois étouffants, parfaits pour jauger la maturité européenne de ce projet.
Hearts, de son côté, enchaîne une troisième participation consécutive à la phase finale de Conference League. Le club d’Édimbourg se déplacera notamment sur la pelouse de Trabzonspor, emmené par Mohamed Salah, mais aussi à Pafos et Thun. Tynecastle, lui, se prépare à recevoir Monaco, Borac Banja Luka et Nordsjælland. Une nouvelle campagne à la croisée de l’ambition et de la réalité budgétaire.
Les affiches sont posées, les trajectoires dessinées. Il ne manque plus qu’une chose : le calendrier précis, attendu ce week-end, qui dira quels soirs ces clubs basculeront vraiment dans l’histoire européenne.




