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Caitlin Clark brille lors de ses débuts avec Team USA

On l’attendait dans le cinq majeur, on l’a d’abord vue s’asseoir. Pour les débuts de Team USA au FIBA Women’s Basketball World Cup face à la Chine, Caitlin Clark a dû ronger son frein quelques minutes avant de fouler le parquet pour la première fois avec la sélection senior.

Kara Lawson avait choisi l’expérience pour lancer la défense du titre mondial. Sur la ligne arrière, Chelsea Gray et Jackie Young, avec Breanna Stewart, Kahleah Copper et Napheesa Collier pour compléter le cinq. Gray, déjà essentielle lors du sacre 2022, retrouvait son rôle de métronome. Young, aujourd’hui parmi les meilleures arrières de la WNBA, vivait, elle, sa première grande campagne mondiale après avoir manqué l’édition précédente.

Sur le banc, à côté de Clark, d’autres noms forts attendaient leur tour : Angel Reese, Paige Bueckers. Une profondeur de talent à faire pâlir n’importe quelle autre nation.

La jeune star de l’Indiana Fever n’a finalement pas attendu la fin du premier quart-temps. Lawson la lance en milieu de période, alors que Team USA commence déjà à prendre le large et à faire grimper le score. Jackie Young, en feu, a inscrit sept des vingt premiers points américaines. Le ton est donné : rythme élevé, agressivité, pression constante sur la défense chinoise.

Clark ne tarde pas à se mettre au diapason. Elle boucle le premier quart-temps avec deux points sur un layup, mais surtout quatre passes décisives et un rebond. Pas de feu d’artifice au scoring pour cette première séquence, mais une empreinte claire sur le jeu : vision, tempo, capacité à trouver la bonne coéquipière au bon moment.

Ce n’est pas un hasard. Elle arrive à ce Mondial portée par un mois d’août historique en WNBA. Avant la trêve internationale, Clark a réécrit plusieurs lignes du livre des records. Elle a d’abord signé une marque inédite : 44,7 points par match générés par ses tirs et ses passes décisives, un record sur un mois dans la ligue. Soit une machine offensive complète, capable de finir près du cercle, de sanctionner de loin et de créer pour les autres avec la même aisance.

Elle est aussi devenue la première joueuse de l’histoire de la WNBA à enchaîner deux rencontres de suite à plus de 30 points et plus de 10 passes. Deux performances qui ont bouclé le mois d’août de l’Indiana Fever sur un ton stratosphérique : 34 points et 12 passes dans une victoire 111-91 face au Connecticut Sun, puis 37 points, dont un impressionnant 8 sur 12 à trois points, accompagnés de 10 passes dans le succès 113-90 contre le Chicago Sky le 23 août.

Son mois d’août ne s’arrête pas là. Clark a aligné cinq matches avec au moins 20 points et 10 passes. Sur les cinq dernières saisons, aucune autre joueuse n’a atteint ce total sur l’ensemble de la période. Elle a également tourné à 24,4 points de moyenne, le mois le plus prolifique de l’histoire pour une meneuse en WNBA.

Kara Lawson ne s’y trompe pas. Avant le tournoi, la coach de Team USA n’a pas tari d’éloges sur sa nouvelle meneuse, la décrivant comme « compétitive », « coachable », dotée d’une lecture du jeu et d’une capacité d’anticipation hors norme, aussi bien à la passe qu’au tir, avec une confiance totale dans ses moyens.

Pour autant, Lawson a choisi de démarrer ce Mondial avec ses cadres, celles qui ont déjà vécu et gagné une finale mondiale, pour poser les bases d’une campagne où chaque possession comptera. La hiérarchie est claire au coup d’envoi, mais elle n’est pas figée. Les grandes compétitions ont l’habitude de bousculer les plans initiaux.

Si Clark transpose ses standards WNBA sur la scène internationale, si elle continue à faire jouer les autres tout en restant une menace permanente au scoring, la question ne sera pas de savoir si elle aura des minutes, mais à quel moment elle s’installera dans le cinq de départ. Dans un effectif aussi riche, gagner sa place n’a rien d’évident. Mais avec ce qu’elle vient de montrer ces dernières semaines, combien de temps Lawson pourra-t-elle encore la garder en réserve ?