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2026, l'année de feu pour la boxe mondiale

Les ceintures vont voyager, les ego aussi. De Las Vegas à Riyad, en passant par Tokyo et Londres, 2026 s’annonce comme une saison de braise pour la boxe mondiale. Les grandes affiches sont déjà posées, les diffuseurs verrouillés, les dates entourées en rouge sur les agendas. Reste une question : qui tiendra sous la lumière crue des grands soirs ?

Septembre : Garcia en vitrine, le Japon en ébullition

Le 12 septembre, Las Vegas rallume le néon. Ryan Garcia met en jeu sa ceinture WBC des poids welters face à Conor Benn. Une affiche explosive, un champion qui divise, un adversaire qui revient dans la lumière : la soirée a tout d’un test de légitimité pour Garcia.

La carte est dense, presque un mini-festival :

  • Jai Opetaia remonte chez les cruiserweights face à Noel Mikaelian.
  • Da'Mazion Vanhouter et Raphael Akpejiori promettent du lourd chez les lourds.
  • Mark Magsayo et Andres Cortes s’affrontent en lightweight, tout comme Oswaldo Molina face à Pablo Rubio.
  • Abel Gonzalez – Raul Salomon en super middleweight, Vlad Panin – Dakota Linger en super welterweight.
  • Jose Ramirez retrouve Alexis Rocha chez les welters.
  • Sean Garcia complète la soirée contre Abraham Morales en lightweight.

Une semaine plus tard, le 19 septembre à San Diego, la scène se resserre sur les ceintures intérimaires WBC. Isaac "Pitbull" Cruz défend son titre intérimaire super lightweight contre Nestor Bravo. Style compact, pression constante : Cruz ne sait boxer qu’en avançant. Sur la même soirée, Jesus Alejandro Ramos Jr. met en jeu son titre intérimaire WBC des middleweights contre Meiirim Nursultanov. Deux combats, deux ceintures, et une même idée : se placer dans la file d’attente des champions "pleins".

Le mois bascule ensuite vers le Japon, où la boxe ne se contente plus d’être un culte, mais un rendez-vous d’État.

Le 26 septembre, à Fuji, Thanongsak Simsri défend son titre IBF des light flyweights contre Mark Vicelles. En soutien, Shunpei Ohata affronte Pete Apolinar en super featherweight. Des catégories légères, mais une intensité rarement "légère" au Japon.

Le lendemain, Tokyo prend le relais avec une soirée taillée pour les puristes et les chasseurs de talents :

  • Ryosuke Nishida et Sam Goodman se disputent le titre intérimaire IBF vacant des super bantamweights.
  • Takuma Inoue met en jeu sa ceinture WBC des bantamweights face à Tenshin Nasukawa, star du ring et du kickboxing en pleine reconversion.
  • Tomoya Tsuboi et Ricardo Malajika se battent pour la ceinture WBC vacante des super flyweights.
  • Hayato Aiko affronte Natsuki Kuramochi chez les featherweights.

Tokyo, ce soir-là, ne sera pas une simple étape : ce sera un carrefour de générations.

Octobre : l’Europe gronde, l’Amérique répond, Riyad frappe fort

Le 3 octobre à Birmingham, la scène appartient aux espoirs et aux hommes en montée. Ben Whittaker, figure montante des light heavyweights, croise Conor Wallace. Autour de lui, une carte très britannique, très "prospection" :

  • Bilal Fawaz – Eithan James en super welterweight,
  • Sean Bruce – Hamza Uddin chez les flyweights,
  • Ibraheem Sulaimaan – Sonny Hardy en super featherweight.
  • Klinton Baptiste – Aaron Bowen en super middleweight,
  • Adam Maca et Odel Kamara annoncés contre des adversaires à confirmer.

Une soirée pour remplir les carnets de notes des recruteurs.

Le 10 octobre, Chicago prend le relais avec deux ceintures en jeu. Floyd Schofield dispute le titre WBA vacant des lightweights face à Lucas Bahdi. Dans les flyweights, Oscar Collazo se mesure à Ricardo Sandoval, détenteur des ceintures WBA et WBC. Une double occasion de s’installer dans les conversations mondiales.

Le 17 octobre, Londres se concentre sur un seul homme : Daniel Dubois. Le poids lourd britannique met sa ceinture WBO en jeu contre Fabio Wardley. Un choc 100 % anglais, un style direct, une promesse implicite : le vainqueur se rapprochera irrémédiablement des très grands noms de la catégorie reine.

Le même soir, à Carson, Californie, la soirée DAZN/TNT s’annonce dense. Sebastian Fundora défend son titre WBC des super welterweights contre Ermal Hadribeaj. Brandon Figueroa remet en jeu sa ceinture WBA des featherweights face à Tomoki Kameda. Jermall Charlo fait son retour en super middleweight contre Koen Mazoudier. Trois combats, trois trajectoires à relancer, à confirmer ou à briser.

Le 24 octobre, l’Angleterre remet ça, cette fois à Sheffield. Dalton Smith défend sa ceinture WBC des super lightweights contre Alberto Puello. En soutien :

  • Giorgio Visioli – Maxi Hughes en lightweight.
  • Shannon Ryan – Emma Dolan chez les super flyweights féminins.
  • Edward Hardy – Ibrahim Nadim en super featherweight.
  • Aqib Fiaz – Jordan Flynn, toujours en super featherweight.
  • Joe Hayden – Will Harrison chez les welters.
  • Leo Atang (heavyweight) et Chris Mulunda (middleweight) attendent encore l’officialisation de leurs adversaires.

Une carte profonde, pensée pour remplir une salle et tester des ambitions.

Le même jour, San Antonio propose une unification XXL chez les super featherweights. Emanuel Navarrete met en jeu ses ceintures WBO et IBF face à O'Shaquie Foster, détenteur du titre WBC. Trois ceintures pour un seul homme au final. Albert Gonzalez affronte Edward Vazquez chez les featherweights pour compléter une soirée où les styles risquent de se mélanger à haute vitesse.

Et puis arrive le 31 octobre. Riyad, Arabie saoudite. Une nouvelle fois, la ville s’offre le très haut de gamme. Saul "Canelo" Alvarez défie Christian Mbilli pour la ceinture WBC des super middleweights détenue par le Franco-Camerounais. D’un côté, la légende mexicaine, visage planétaire du noble art. De l’autre, un champion en pleine ascension, prêt à défendre son trône face à l’un des plus grands noms de sa génération. Une affiche qui dépasse les frontières et rebat les cartes de la catégorie.

Novembre : Arlington ouvre la porte

Le 8 novembre, Arlington, Texas, prend le relais sur ESPN. La carte complète reste à dévoiler, mais la date est déjà verrouillée, la salle réservée, les caméras prêtes. Dans un calendrier aussi chargé, chaque soirée compte, chaque victoire se pèse à l’échelle mondiale.

Les ceintures ont leurs détenteurs. Pour l’instant. Reste à voir qui tiendra encore debout quand 2026 basculera vers l’hiver.