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Carlos Alcaraz domine Tommy Paul : Direction les quarts de finale de l'US Open

Dans la touffeur de l’Arthur Ashe, Carlos Alcaraz a donné l’impression de remettre une vieille veste parfaitement ajustée. Même décor, même tournoi, même autorité. Face à l’Américain Tommy Paul, porté par le public mais vite étouffé, le tenant du titre a signé une victoire nette, sèche, implacable : 6-4, 6-3, 6-4. Direction les quarts de finale de l’US Open, sans avoir concédé le moindre set.

Un premier set sous tension, un seul faux pas puni

Le score peut paraître confortable. Le contenu, lui, a parfois été plus serré, surtout au départ. Tommy Paul est entré fort, agressif en retour, décidé à faire vaciller le champion. Il a souvent menacé le service d’Alcaraz, accrochant les jeux, étirant les échanges, cherchant à lui couper le temps.

Mais dans ce genre de soirée, la différence se fait sur un détail, un instant, un trou d’air. Alcaraz a attendu. Observé. Puis frappé au moment parfait. Sa première occasion de break, il ne l’a pas laissée passer. Une ouverture, un jeu arraché, et le set bascule. 6-4, l’Espagnol prend les commandes sans avoir réellement tremblé.

Le message est clair : pour le sortir, il faudra plus qu’un bon passage.

Le bras de fer tourne court dans le deuxième set

La pression est montée d’un cran au deuxième set. Alcaraz a accéléré, pris la balle plus tôt, étiré Paul d’un côté à l’autre du court. L’Américain a cédé une première fois son engagement, avant de profiter d’une rare erreur de coup droit de son adversaire pour recoller immédiatement.

On a cru, l’espace de quelques minutes, à un tournant. Le public s’est réveillé, Paul a levé le poing, l’ambiance s’est tendue. Mais l’éclair américain a été bref. La réaction d’Alcaraz, elle, a été brutale.

L’Espagnol a de nouveau pris le service de Paul, imposant son coup droit comme une gifle répétée, et cette fois, il n’a plus rien rendu. Il verrouille le set 6-3, porté par les rugissements de l’Arthur Ashe, déjà prêt à s’embraser pour une nouvelle quinzaine d’exception.

Alcaraz ferme la porte

Mené deux manches à rien, Paul devait trouver un miracle. Il a cherché. Montées au filet, variations, prises de risques en retour. Rien n’y a fait. Alcaraz, lui, n’a pas ouvert la moindre brèche.

Un break rapide dans le troisième set a suffi à installer une forme de fatalité. Une fois devant, l’Espagnol a géré comme un joueur qui connaît parfaitement le chemin. Service solide, choix tranchants, aucune panique. Paul a bien tenté de forcer le destin, mais chaque espoir a été étouffé dans l’œuf.

6-4, 6-3, 6-4. Trois sets, aucune frayeur majeure, et la sensation que le champion a joué avec une marge encore exploitable.

Un chiffre qui pèse sur le tableau

Cette victoire n’est pas seulement une marche de plus vers le titre. Elle rappelle une donnée qui pèse lourd sur le circuit : Carlos Alcaraz n’a jamais perdu un match de Grand Chelem après avoir remporté les deux premiers sets. Jamais.

Pour ses prochains adversaires, le message est glaçant : laisser l’Espagnol prendre l’avantage, c’est presque signer son arrêt de mort sportif du jour.

Elle marque aussi son retour dans un quart de finale de Grand Chelem pour la première fois depuis 150 jours. Une parenthèse inhabituellement longue pour un joueur de ce calibre, refermée dans le cadre qui lui va le mieux : les nuits new-yorkaises, bruyantes, électriques, où tout semble possible mais où, pour l’instant, c’est surtout lui qui décide.

Le tenant du titre est toujours là. Son US Open est bel et bien lancé. À présent, la question n’est plus de savoir s’il est prêt à défendre sa couronne, mais qui, à Flushing Meadows, aura vraiment les armes pour l’en déloger.