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Chelsea – Arsenal : incertitude autour de Caicedo avant le derby

Chelsea avancera jusqu’à la dernière minute dans le flou. Le cas Moisés Caicedo ne sera tranché que samedi, à vingt-quatre heures du choc contre le champion en titre de Premier League. Pour Alonso, impossible de se prononcer plus tôt. Pour les supporters, une angoisse supplémentaire avant un derby déjà brûlant.

Le milieu équatorien de 24 ans vit un début de saison contrarié. Déjà absent lors de la victoire inaugurale contre Fulham, puis lors du succès en Carabao Cup face à Luton Town, il pensait relancer sa machine dimanche dernier contre Brighton & Hove Albion. Entré à la 68e minute lors du spectaculaire 4-3 de Chelsea, il n’a tenu qu’un quart d’heure avant de s’effondrer sur la pelouse.

Soigné sur le terrain, puis capable de regagner le vestiaire sans aide, Caicedo a rassuré sur le moment. Mais la répétition du problème inquiète sérieusement à Cobham. Le staff médical s’active, le club retient son souffle.

Un vice-capitaine en suspens

Alonso, en conférence de presse ce vendredi, a soigneusement pesé chaque mot. Interrogé sur la disponibilité de celui qui a été l’un des hommes forts de la saison dernière – malgré une 10e place finale – le technicien n’a rien voulu promettre.

« Nous vérifierons demain, demain c’est la dernière décision pour le groupe dimanche », a-t-il lancé devant les médias. Pas de dramatisation, mais une consigne claire : patience. « Nous ne devons pas nous inquiéter, nous devons vérifier demain et prendre la décision finale. »

Caicedo n’est pas un joueur parmi d’autres. Vice-capitaine derrière Reece James, 149 matches au compteur depuis son arrivée en provenance de Brighton en août 2023, il incarne l’ossature de ce Chelsea nouvelle version. Le perdre pour un derby londonien entre deux équipes à 100 % de points serait un coup dur, sportivement comme symboliquement.

Un milieu remodelé sans Enzo Fernandez

L’inquiétude est d’autant plus forte que l’entrejeu des Blues a déjà été profondément remanié cet été. Le départ d’Enzo Fernandez vers Manchester City a ouvert un vide que le club a tenté de combler rapidement, en offrant à Alonso de nouvelles armes : Valentin Barco, promesse bouillante, et Jordan Henderson, repère d’expérience.

L’entraîneur, lui, insiste sur la richesse de profils désormais à sa disposition. Il voit dans ce mélange de jeunesse et de vécu un levier essentiel pour encaisser la série de gros rendez-vous qui s’annonce.

« Nous avons des qualités différentes, des personnalités différentes », a-t-il détaillé. « Valentin est jeune, mais il est arrivé avec une grande énergie. Nous avons Hendo, il a le calme, la mentalité, il sait ce qui se passe dans les matches. Il se rapproche, se rapproche du temps de jeu. »

Le message est clair : même sans Caicedo, Chelsea ne compte pas se présenter en victime.

Plan B, C… et plus si affinités

Si le test physique de samedi tourne mal, Alonso a déjà prévu d’autres pistes. Dans un derby où Arsenal et Chelsea arrivent avec deux victoires en deux journées – les Gunners face à Coventry City puis Aston Villa, les Blues contre Fulham et Brighton – chaque ajustement tactique peut faire basculer l’affiche.

Le coach refuse de lier son plan de jeu à un seul nom. « Nous avons Rom (Romeo Lavia), Reece (James) aussi, Malo (Gusto) – il peut jouer au milieu », a-t-il rappelé. Une phrase lourde de sens : personne n’est intouchable, tout le monde peut être réaffecté.

Lavia offre une solution naturelle dans l’axe. James, s’il est utilisé plus à l’intérieur, change totalement le visage de l’équipe, en apportant volume et qualité de relance. Gusto, lui, apporte une option plus hybride, capable de densifier le milieu tout en gardant une menace sur les côtés.

Un derby sous tension maximale

Ce Chelsea-Arsenal ne se résumera pas au seul cas Caicedo, mais son sort pèse sur la préparation. Les Blues, en reconstruction, cherchent des certitudes. Les Gunners, eux, veulent confirmer leur statut de candidats sérieux au titre après un départ parfait.

Alonso, pourtant, ne dévie pas de sa ligne : son plan doit survivre aux absences. Il assure que son idée de jeu peut être portée par plusieurs hommes, dans différents registres, sans perdre son identité.

Reste une question, simple et brutale : dans un match aussi exigeant, face à un adversaire lancé, Chelsea peut-il se priver de son vice-capitaine au cœur du jeu sans y laisser des points précieux dans la course au sommet ?