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Chelsea sécurise Pedro Neto et se sépare d'Enzo Fernández

Chelsea a tranché. Entre ceux qui veulent porter le projet et ceux qui regardent déjà ailleurs, le club de Stamford Bridge a choisi son camp. Pedro Neto reste, Enzo Fernández est parti. Deux trajectoires opposées qui disent beaucoup de la nouvelle ère menée par Xabi Alonso et les propriétaires du club.

Neto, symbole d’adhésion au projet Alonso

Courtisé cet été par plusieurs clubs de Premier League, dont Manchester City, Pedro Neto aurait pu céder aux sirènes d’un vestiaire déjà armé pour les titres. Il a préféré la bataille à Chelsea. Et Chelsea l’a récompensé.

Le Portugais vient de signer un nouveau contrat de cinq ans, assorti d’une option pour une année supplémentaire, avec à la clé une revalorisation salariale. Un engagement long, dans la droite ligne de la politique contractuelle du club, mais surtout un signal fort : Neto s’inscrit dans la durée avec Alonso.

Utilisé comme piston offensif par l’entraîneur espagnol, le joueur de 26 ans a démarré la saison lancé à pleine vitesse. Deux buts en cinq apparitions, une activité constante sur son couloir et un rôle de détonateur dans le système d’Alonso. Depuis son arrivée en 2024 en provenance de Wolves pour 54 millions de livres, il a déjà cumulé 40 contributions décisives. Des chiffres qui l’ont rapidement installé parmi les cadres de l’effectif.

Il rejoint ainsi la liste des joueurs récemment prolongés et revalorisés par Chelsea : João Pedro, Reece James, Moisés Caicedo, sans oublier Cole Palmer, qui avait déjà sécurisé son avenir au club en 2024. Le message est clair : ceux qui performent et adhèrent au projet sont payés en conséquence, même lorsqu’ils sont déjà liés par de longs contrats.

Les propriétaires ont misé sur des engagements de longue durée, fortement incitatifs. Mais ces prolongations successives prouvent qu’un contrat étalé sur plusieurs années n’est pas un plafond de verre : les performances ouvrent encore la porte à de nouvelles hausses de salaire. D’autres annonces de ce type sont d’ailleurs attendues dans les prochaines semaines.

Enzo Fernández, l’autre visage de l’été

Le cas Neto tranche avec celui d’Enzo Fernández. Là où le Portugais a choisi de rester et de s’inscrire dans le temps, l’Argentin a poussé vers la sortie jusqu’à obtenir ce qu’il voulait.

Vendu à Manchester City pour 125 millions de livres dans les dernières heures du mercato, Fernández n’a jamais obtenu la prolongation espérée. Les premières discussions n’ont pas abouti, et la relation s’est rapidement tendue.

En mars, le milieu de 25 ans avait publiquement remis en cause l’avenir, critiquant notamment le départ en janvier d’Enzo Maresca du poste d’entraîneur. Il avait aussi alimenté les rumeurs en évoquant son envie de vivre à Madrid, laissant filer l’idée d’un transfert au Real. Chelsea avait répondu fermement : suspension de deux matches et malaise grandissant dans le vestiaire.

Le Real Madrid a calmé le jeu autour de son intérêt, mais Fernández, lui, n’a pas ralenti. Il voulait un nouveau défi. City, qui venait de nommer Maresca pour succéder à Pep Guardiola, s’est imposé comme le point de chute idéal pour le joueur. Et comme un prolongement naturel de cette relation qu’il ne voulait pas voir s’arrêter.

Chelsea, de son côté, n’était pas déterminé à brader son milieu. Le club était prêt à le garder si son prix n’était pas atteint. L’offre de City a fini par convaincre les dirigeants qu’une vente représentait la meilleure solution à long terme. Surtout dans un contexte où, en interne, on regrettait le manque de leadership de l’un des cadres de l’équipe au moment où celle-ci traversait une saison compliquée, conclue à la 10e place et sans qualification européenne.

Rupture consommée et nouveau départ

Le changement d’entraîneur n’a rien arrangé. Liam Rosenior a été limogé en avril, Xabi Alonso nommé à la mi-mai. Chelsea était prêt à réintégrer Fernández dans le projet du nouveau coach. Mais le joueur, lui, avait déjà pris sa décision.

Il aurait officiellement déposé une demande de transfert écrite et informé le club qu’il était resté en contact avec un ancien entraîneur – supposé être Maresca – dès la fin de la saison dernière et pendant le mercato. De quoi achever de briser le lien de confiance.

À Stamford Bridge, la direction a fini par conclure que la relation entre Fernández et le vestiaire était allée trop loin dans la fracture, notamment après ses prises de parole publiques. Ses représentants ont été sollicités pour réagir, sans que cela ne change le fond du dossier.

Des sources proches du club ont balayé l’idée que Chelsea aurait été forcé ou « intimidé » dans cette vente. Le départ de l’Argentin est présenté comme un choix assumé, cohérent avec la ligne fixée : ceux qui croient au projet restent, les autres partent.

Dans cette logique, la prolongation de Pedro Neto est perçue comme une preuve supplémentaire que les joueurs clés, eux, ont décidé de s’accrocher à la trajectoire tracée par Alonso. La question, désormais, est simple : cette fidélité collective suffira-t-elle à ramener Chelsea là où le club estime devoir se tenir, au sommet de la Premier League et de l’Europe ?