Cinq joueurs à surveiller pour votre équipe fantasy
La NBA a encore bougé dans tous les sens cet été. Les projecteurs se sont braqués sur les superstars en cavale, les montages de sign-and-trade, les rumeurs de superteams. Pendant ce temps, un autre marché s’est ouvert en silence : celui des joueurs de la “deuxième vague”, ceux qui ne font pas exploser les notifications… mais qui peuvent faire gagner un titre de fantasy à eux seuls en 2026-27.
C’est dans ce groupe que se cachent quelques mines d’or.
Tyler Herro, retour au pays et statut de patron
Tyler Herro débarque à Milwaukee avec un costume taillé sur mesure : option numéro un d’une équipe en reconstruction. Plus de hiérarchie floue, plus de partage forcé des responsabilités offensives. Le ballon sera dans ses mains. Souvent.
Déjà All-Star par le passé, Herro sort de cinq saisons consécutives à plus de 20 points de moyenne. Cette fois, la barre peut monter encore plus haut. Sur un effectif en transition, avec un volume de tirs en hausse quasi assuré, flirter avec les 25 points par match n’a rien d’utopique.
Le contexte joue pour lui sur toute la ligne. Fin de contrat en 2026-27, donc motivation maximale pour décrocher un deal XXL. Retour dans sa ville natale, avec tout ce que cela implique en termes d’énergie, de confort, de responsabilité. Et un profil taillé pour faire exploser les catégories : points, passes, tirs à 3 points. En fantasy, surtout en ligues à catégories mais aussi en formats High Score et points, c’est le genre de pari qui peut changer une saison.
Julius Randle, volume retrouvé à Brooklyn
Julius Randle sort de deux saisons à Minnesota passées à partager le ballon avec Anthony Edwards, limité à 14,5 tirs tentés par match. Correct, mais loin de son régime new-yorkais. À Brooklyn, le décor change. Et ça change tout.
Avec les Knicks, sur ses quatre dernières saisons, Randle tournait à 23,3 points de moyenne sur 18,2 tirs par match. Trois sélections au All-Star Game sur la période, un rôle de point d’ancrage offensif, et une capacité constante à remplir toutes les colonnes de la feuille de stats.
Les Nets lui offrent à nouveau une piste dégagée. En compagnie de Michael Porter Jr., il redevient l’un des moteurs principaux de l’attaque. Le volume de tirs peut facilement remonter à son niveau new-yorkais, voire l’effleurer. Randle empile les points, les rebonds, distribue quelques passes, mais reste sujet aux balles perdues : un profil presque idéal pour le format High Score, où la surcharge statistique compense largement les déchets.
Kel’el Ware, la grande fenêtre d’opportunité
Kel’el Ware sort d’une saison à Miami où il a profité d’un rôle de titulaire pour signer 12,8 points et 10,7 rebonds de moyenne sur 34 matchs. Une base solide pour un intérieur qui n’en est qu’au début de sa carrière.
À Milwaukee, le contexte est limpide : les Bucks veulent tester et développer leurs jeunes. Ware arrive au bon moment. Le poste d’ailier-fort est ouvert à la concurrence, avec Kyle Kuzma comme principal rival. Ware peut très bien s’installer dans le cinq majeur au fil de la saison.
Même sans être titulaire d’entrée, une chose est presque acquise : son temps de jeu va grimper. Après deux premières années à 22,2 minutes de moyenne, la barre des minutes sera relevée, et avec elle, le potentiel statistique. Troisième saison, éligible à une extension après 2026-27, donc une année-charnière. Pour les managers fantasy, c’est exactement le type de profil à anticiper avant que le reste de la ligue ne se réveille.
Walker Kessler, l’intérieur taillé pour exploser à Los Angeles
Walker Kessler n’a eu que le temps de montrer un début de métamorphose à Utah avant qu’une blessure à l’épaule ne vienne tout stopper après cinq matchs. Frustrant. Mais le scénario se réécrit à Los Angeles.
Chez les Lakers, la concurrence dans la raquette est minimale. Le front office lui a déjà accordé une prolongation longue durée : un signe clair de confiance et de responsabilités à venir. Le message est simple : Kessler doit maintenant produire au niveau d’un All-Star.
Un élément change tout : son association avec Luka Dončić. Le profil de Kessler colle parfaitement aux habitudes du meneur slovène, qui adore servir des intérieurs mobiles, capables de finir au cercle sur lob. Pour un pivot de 25 ans, en pleine ascension, dans un marché majeur, avec un créateur d’élite à la baguette, le cocktail est explosif. En fantasy, les points faciles près du cercle, les rebonds et la protection de cercle peuvent très vite se transformer en saison de référence.
Norman Powell, vétéran en première option à Chicago
Norman Powell arrive à Chicago avec deux solides saisons fantasy dans les jambes, l’une avec les Clippers, l’autre avec le Heat. À 33 ans, il n’est plus un jeune prospect, mais il entre dans une situation qui lui ouvre grand la porte des responsabilités.
Les Bulls repartent sur un cycle de reconstruction. Traduction : des tirs à distribuer, des rôles à définir, des hiérarchies à installer. Powell a tout pour devenir la première option offensive d’un groupe jeune, avec la balle souvent dans les mains de Josh Giddey à la mène. Un playmaker comme Giddey, c’est une promesse de tirs ouverts à 3 points pour un shooteur fiable.
Powell, justement, s’est imposé ces dernières années comme l’un des arrières les plus efficaces de la ligue. Volume correct, adresse stable, capacité à scorer sans trop gaspiller de possessions : un profil rêvé pour les ligues à catégories, avec un potentiel très propre en points et pourcentage au tir.
Dans une intersaison dominée par les grands noms, ce sont peut-être ces cinq-là qui feront la vraie différence en fantasy. Herro de retour à la maison avec les clés du camion, Randle à la recherche de son volume perdu, Ware prêt à bondir dans le cinq, Kessler aligné avec un génie du pick-and-roll, Powell promu leader offensif d’un jeune groupe.
La question n’est plus de savoir s’ils auront l’opportunité. Elle est déjà là. La vraie question, c’est : qui osera les prendre un tour plus tôt que tout le monde le soir de la draft ?




