Cody Gakpo incertain pour le match à Anfield contre Fulham
Anfield rallume ses projecteurs et, déjà, une question plane au‑dessus de la pelouse : Cody Gakpo sera‑t‑il là pour défier l’équipe d’Alvaro Arbeloa ? L’attaquant, touché aux adducteurs et absent lors de la victoire contre Atletico Madrid mercredi soir, reste très incertain. Andoni Iraola n’a pas voulu forcer le destin.
« Cody ne s’est pas entraîné hier. Aujourd’hui, on va essayer avec lui et on verra s’il est prêt pour demain ou s’il faut attendre le prochain match », a expliqué l’entraîneur en conférence de presse. Rien n’est tranché. Et Liverpool sait à quel point son influence offensive pèse dans ce type de rendez‑vous.
Barcola rassure, Gakpo inquiète
La bonne nouvelle, elle, vient de Bradley Barcola. Sorti prématurément en milieu de semaine, lors de la deuxième période de sa première titularisation complète, le jeune attaquant avait laissé craindre un pépin musculaire plus sérieux. Finalement, ce n’étaient que des crampes.
« Barcola, c’était juste des crampes. Il a fini le match très raide, on doit voir comment ça évolue aujourd’hui, mais il n’y a pas de blessure. Il devrait être disponible si tout se passe normalement », a précisé Iraola.
Le contraste est net : d’un côté, un Barcola quasiment rassuré, de l’autre, un Gakpo dans l’attente du moindre feu vert médical. Et entre les deux, une séance d’entraînement décisive, programmée en fin de journée, qui conditionnera le plan de jeu des Reds.
Gomez se rapproche, Chiesa patiente
Derrière, Liverpool récupère peu à peu des forces. Joe Gomez se rapproche d’un retour après un problème musculaire contracté en pré‑saison. Une option de poids pour renforcer une ligne défensive encore en phase de réglage, malgré la victoire 2‑1 face à Atletico Madrid le 9 septembre, avec un onze composé notamment de Alisson, Van Dijk, Kerkez, Szoboszlai, Mac Allister, Wirtz et Isak.
Federico Chiesa, lui, poursuit sa propre course contre la montre. L’Italien reste en phase de récupération et ne devrait pas encore être en mesure d’apporter son explosivité sur les côtés.
Plus loin dans le couloir de l’infirmerie, trois noms restent barrés pour longtemps : Conor Bradley, Hugo Ekitike et Giovanni Leoni. Pour eux, le match contre Fulham ne se joue pas sur la pelouse, mais dans les salles de soins.
Ekitike, l’espoir de janvier
Le cas Ekitike, victime d’une rupture du tendon d’Achille, symbolise cette bataille sur la durée. Iraola refuse de vendre du rêve, mais ne ferme pas la porte à une contribution en fin de phase de groupes européenne.
« C’est difficile avec ces blessures de longue durée, il est encore loin », a reconnu le technicien. « On a eu une réunion avec le service médical pour analyser la liste pour les matchs européens. Il y a une chance raisonnable qu’il puisse nous aider sur les deux derniers matchs de la phase de groupes. Mais c’est encore très tôt pour le dire. Si on décide de l’inscrire, c’est parce qu’il y a un espoir et une chance réaliste qu’il puisse nous aider en janvier. »
Rien de garanti, mais assez pour que le club garde une place potentielle pour lui dans ses plans d’hiver.
Fulham presque au complet, Arbeloa revient chez lui
En face, Fulham arrive à Anfield avec un effectif presque intact. Tom Cairney, touché au genou, devrait être le seul absent annoncé pour le déplacement sur la Mersey.
« On doit attendre la dernière séance d’entraînement, a expliqué Alvaro Arbeloa. Pour l’instant, seul Tom est blessé, on verra après l’entraînement si tout le monde est prêt. »
Le technicien espagnol vit un moment à part. Ancien latéral de Liverpool entre 2007 et 2009, auteur de 98 apparitions sous le maillot rouge, il revient sur une pelouse qu’il connaît par cœur, mais pour la première fois en tant qu’entraîneur de Premier League. Et il court toujours après ses premiers points avec les Cottagers, battus 3‑2 par Crystal Palace le 5 septembre malgré un onze solide autour de Leno, Castagne, Andersen, Bassey, Robinson, Iwobi ou encore Bobb.
« Ce sera très spécial. Je suis déjà revenu avec Real Madrid, mais là c’est la première fois comme coach. Anfield sera toujours un endroit spécial pour moi », a confié Arbeloa. Pas de nostalgie excessive pour autant : « On a un match énorme pour nous, on a beaucoup travaillé cette semaine. On sait qu’on doit s’améliorer et ajuster certaines parties de notre jeu. »
Un Anfield sous tension
Liverpool sort d’un succès accroché contre Atletico Madrid, 2‑1, dans un match où l’intensité a rappelé ce qu’Anfield sait produire de mieux. Fulham, lui, reste sur une défaite douloureuse face à Crystal Palace, après avoir mené des séquences intéressantes mais trop fragiles défensivement.
Entre un Iraola qui jongle avec les incertitudes physiques et un Arbeloa qui cherche ses premiers points dans l’élite anglaise, la soirée s’annonce électrique. Les regards se tourneront vers la feuille de match bien avant le coup d’envoi.
Un nom y figurera‑t‑il ou non : celui de Cody Gakpo. Et c’est peut‑être là que se jouera la première bataille de ce rendez‑vous à Anfield.




