Collingwood remercie six joueurs après 2026
La saison à peine refermée, Collingwood a sorti le scalpel. Six noms tombent, six trajectoires stoppées net au plus haut niveau, dont celles de Jakob Ryan, ancien choix de deuxième tour, et de l’ex-cricketeur Wil Parker.
Un coup de balai assumé
Lachie Sullivan, 26 matches AFL au compteur mais seulement deux apparitions en 2026, fait partie du lot. Le milieu est accompagné vers la sortie par le renfort de mi-saison Mitch Podhajski, le défenseur Joel Cochran et le ruck Iliro Smit. Un groupe aux profils variés, une même conclusion : la liste de Collingwood n’a plus de place pour eux.
Pour Parker, l’histoire se referme après trois saisons. Recruté comme Category B rookie après son passage dans le cricket avec Victoria, il aura disputé 14 matches AFL, symbole d’une reconversion audacieuse qui aura tout de même trouvé un débouché au plus haut niveau.
Ryan, lui, portait l’étiquette de promesse. Choisi en n°28 de la draft 2022, il n’aura finalement joué qu’une seule rencontre AFL, en 2023. Un éclair, puis le silence. Podhajski, arrivé lors de la draft de mi-saison en mai, a eu un peu plus de temps pour se montrer avec deux matches à l’échelon principal, sans réussir à s’y installer durablement.
Des paris qui n’ont jamais vraiment décollé
Pour Cochran, pick 47 en 2024, et Smit, lui aussi recruté en cours d’année, la marche est restée trop haute. Aucun des deux n’a goûté au niveau AFL durant leur passage au club, cantonnés au rôle de joueurs de profondeur et de projets à développer. Dans un environnement où chaque place sur la liste compte, ces profils deviennent les premiers sacrifiés lorsque les décisions tombent.
La brutalité de l’AFL se lit dans ces trajectoires : un numéro de draft prometteur, un changement de sport spectaculaire, une arrivée en urgence à la mi-saison… et parfois, aucune seconde chance.
Le respect de la maison noir et blanc
Le responsable de la liste, Justin Leppitsch, a tenu à saluer publiquement le groupe sortant. Il insiste sur ce que le grand public ne voit pas : les heures de travail loin des projecteurs, les voyages en VFL, la discipline quotidienne.
Au-delà des chiffres, Collingwood perd des hommes qui ont porté les couleurs noir et blanc avec sérieux, que ce soit en AFL ou en VFL. Le club se tourne déjà vers la prochaine fenêtre de recrutement, vers les nouveaux visages qui occuperont ces places libérées.
Pour Ryan, Parker, Sullivan, Podhajski, Cochran et Smit, l’histoire avec Collingwood s’arrête là. La question est désormais simple, et implacable : qui leur offrira la prochaine chance de prouver qu’ils appartiennent encore au plus haut niveau ?




