Crystal Palace – Manchester City : Maresca sous pression à Selhurst Park
Le ride démarre vraiment maintenant pour Enzo Maresca. Après un premier succès étriqué contre Bournemouth (2-1) pour lancer son ère à Manchester City, l’Italien doit déjà affronter un premier test de caractère : un déplacement piégeux à Selhurst Park pour y défier Crystal Palace.
City domine, mais doit déjà convaincre
Face à Bournemouth lors de la première journée, City n’a pas brillé au tableau d’affichage, mais a imposé sa loi partout ailleurs. 66 % de possession, 2,36 d’expected goals, six tirs cadrés… et pourtant, le verrou n’a sauté qu’à la 84e minute. Une victoire méritée, mais tardive, qui laisse encore des questions sur la capacité de cette équipe à tuer les matchs aussi froidement que sous Pep Guardiola.
Maresca, lui, sait ce que signifie ce genre de déplacement. Un vendredi soir dans le sud de Londres, une équipe locale blessée, un public qui gronde : c’est le genre de soirée où une dynamique naissante peut prendre de la vitesse… ou se gripper brutalement.
Palace, dangereux malgré la défaite
Crystal Palace arrive avec une défaite 2-0 à Everton, mais le score ne raconte pas tout. Les Londoniens ont davantage frappé à la porte : un xG de 2,04 contre 1,16 pour les Toffees, des occasions, du volume de jeu… mais aucune efficacité.
L’absence d’Ismaila Sarr pèse lourd. Meilleur buteur du club la saison passée avec 21 réalisations toutes compétitions confondues, l’ailier, annoncé dans le viseur de Liverpool, est resté en tribune à cause d’une blessure à l’aine. Il rejoint Chadi Riad à l’infirmerie et laisse un vide énorme dans le secteur offensif. Sans son homme fort, Palace doit trouver d’autres relais pour faire mal en transition, là où City peut encore se montrer vulnérable.
Un historique qui tourne à l’obsession
Depuis le triomphe de Palace en finale de FA Cup 2025 contre City, le rapport de force a basculé brutalement. Deux fois 3-0 encaissés dans la foulée face aux Citizens. Un rappel brutal de la hiérarchie du championnat.
Le bilan en Premier League est encore plus cruel : aucune victoire contre City depuis octobre 2021, seulement deux succès sur les 22 dernières confrontations. Et la dynamique récente n’invite pas à l’optimisme : huit matchs sans victoire en championnat, une série qui remonte à la fin de la saison 2025-2026. Selhurst Park sait se transformer en chaudron, mais les chiffres, eux, ne mentent pas.
City loin de ses standards à l’extérieur
Pourtant, ce n’est pas un ogre intouchable qui débarque à Londres. Le champion à huit reprises n’a gagné que quatre de ses dix derniers déplacements en Premier League. Une fragilité relative, mais réelle, loin de l’image de rouleau compresseur des dernières années.
Jeremy Doku devrait encore manquer, freiné par un problème au mollet. Une absence qui enlève de la percussion côté gauche. En revanche, Ayyoub Bouaddi, recruté cette semaine pour 86 millions de livres, est disponible. Maresca l’a confirmé : le nouveau venu peut déjà prétendre à du temps de jeu. Reste à savoir s’il sera lancé d’entrée dans un contexte aussi électrique, ou préservé pour entrer en cours de match.
Maresca face au miroir de Guardiola
Gagner deux fois d’affilée pour démarrer la saison ne relève pas seulement de la bonne habitude pour City. Pour Maresca, c’est une nécessité stratégique. Chaque faux pas alimenterait le discours le plus usé du football moderne : « après Guardiola, le vide ».
Un succès à Palace ne fera pas taire toutes les comparaisons, mais il installera une première certitude : son City sait déjà voyager, souffrir, et prendre les trois points là où d’autres se sont cassé les dents.
Les bookmakers ont choisi leur camp : BOYLE Sports place City favori à 8/13, quand Palace est proposé à 15/4. Les chiffres reflètent la logique. Le terrain, lui, a souvent une autre idée. Selhurst Park attend de voir si ce Manchester City nouvelle version saura imposer sa loi… ou révéler ses premières fissures.




