De Zerbi face à un luxe de choix avant Newcastle
Roberto De Zerbi avance vers Newcastle avec un effectif qui commence enfin à ressembler à ce qu’il imaginait. Les questions ne manquent pas, mais elles sont d’agréable nature : qui lancer, qui ménager, qui garder comme arme de banc ?
Omran Marmoush en est le symbole. Resté sur le banc lors du succès renversant contre Bournemouth (2-1) malgré sa présence dans le groupe, l’attaquant égyptien ne pose aucune inquiétude physique à son entraîneur. De Zerbi l’a répété : le joueur est apte. La vraie décision se situe ailleurs, dans l’équilibre offensif.
Faut‑il le titulariser à la place de Richarlison ou Dominic Solanke, ou conserver son impact en sortie de banc ? Le dilemme est réel, tant la hiérarchie dans le secteur offensif reste mouvante.
Savio, déjà attendu, déjà scruté
Au rayon des nouveautés, tous les regards se tournent vers Savio. Recruté en provenance de City dans une opération pouvant grimper jusqu’à 85 millions de livres, le Brésilien n’a pas mis longtemps à faire parler de lui. Pour sa première apparition à Londres, en Carabao Cup contre Charlton, il a signé un but et une passe décisive. Entrée fracassante, message clair.
De Zerbi envisage désormais de lui offrir sa première titularisation complète. Le technicien italien n’a pas caché que Savio faisait partie des joueurs « disponibles pour débuter ». Un choix fort s’il le lance d’entrée contre Newcastle, dans un match de Premier League autrement plus exigeant que la soirée de coupe.
Van de Ven, Porro, Udogie : la défense se recompose
Derrière, la situation se décante aussi. Micky van de Ven et Pedro Porro ont enfin goûté à leurs premières minutes de la saison contre Charlton, en sortant du banc. De Zerbi a confirmé qu’ils sont tous les deux en lice pour débuter face à Newcastle.
Le cas Van de Ven reste toutefois sensible. Le Néerlandais traîne un historique de blessures musculaires depuis son arrivée à Tottenham, et le staff ne veut plus jouer avec le feu. Le défenseur est « prêt pour jouer », selon son entraîneur, mais la gestion sera fine : temps de jeu calibré, attention particulière au début de match, aucune prise de risque inutile.
Destiny Udogie, lui, représente « une bonne nouvelle » pour De Zerbi. Le latéral a disputé 60 minutes, exactement comme prévu dans le plan de reprise. Son profil change le visage du couloir gauche, et le coach ne s’en cache pas : Udogie est « très important » pour cette équipe. Robertson se retrouve dans une situation similaire, en concurrence directe, dans une rotation qui devrait s’intensifier avec l’enchaînement des rencontres.
Kudus pousse, Maddison se reconstruit
Au milieu et devant, la densité augmente encore. Mohammed Kudus frappe à la porte du groupe et pousse pour accrocher au moins une place sur le banc. Un renfort offensif supplémentaire, capable d’apporter percussion et imprévisibilité dans les dernières minutes si le match l’exige.
Reste le cas James Maddison, traité avec une prudence toute particulière. À 29 ans, le meneur de jeu doit retrouver une continuité qu’il a trop souvent perdue à cause des pépins physiques. Interrogé sur la patience que devront avoir les supporters, De Zerbi a été clair : Tottenham suit un plan précis pour le remettre dans les meilleures conditions, sans brûler les étapes, sans le jeter dans le bain trop tôt.
Le décor est planté : un effectif qui se remplit, des choix forts à assumer, une gestion millimétrée des organismes. À De Zerbi de trancher. Newcastle arrive, et avec ce genre d’options, il n’a plus le droit de se tromper.




