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Edu quitte Nottingham Forest : un départ révélateur

La nouvelle planait depuis des mois au-dessus du City Ground. Elle est désormais actée : Edu, responsable mondial du football pour l’empire d’Evangelos Marinakis, a quitté Nottingham Forest un peu plus d’un an après son arrivée.

L’ancien milieu d’Arsenal n’avait plus été aperçu en jour de match depuis février. Un signe clair. Son contrat, qui aurait été rompu, devait tôt ou tard déboucher sur cette séparation. Elle s’inscrit dans une série de secousses internes qui ont rythmé la saison dernière.

Une fonction stratégique, un mandat écourté

Nommé en juillet 2025, Edu ne pilotait pas seulement Nottingham Forest. Sa mission couvrait aussi l’Olympiacos et Rio Ave, autres clubs de l’écosystème Marinakis. Un rôle transversal, puissant, au cœur de la stratégie sportive du propriétaire grec.

Forest ne devrait pas le remplacer poste pour poste. C’est George Syrianos, chief football officer du club, qui récupère ses prérogatives. Un recentrage assumé, après une saison marquée par l’instabilité sur le banc et les tensions dans les étages supérieurs.

La rupture avec Nuno, point de bascule

Le mandat d’Edu à Forest a véritablement vacillé avec la brouille interne autour de Nuno Espirito Santo. Le technicien portugais, limogé en septembre, n’a été que le premier d’une série de quatre entraîneurs à se succéder sur le banc la saison dernière.

Nuno avait laissé filtrer son malaise. Il avait parlé d’un changement dans sa relation avec Evangelos Marinakis, laissant entendre que les lignes de pouvoir bougeaient en coulisses. Dans ce climat, le rôle d’Edu s’est retrouvé sous les projecteurs, puis sur la sellette.

L’épisode a cristallisé les tensions. À partir de là, l’éloignement d’Edu du quotidien du club est devenu visible. Son absence répétée les jours de match a fini de nourrir l’idée d’une rupture inévitable.

De l’Emirates au City Ground, un CV lourd

Le pedigree d’Edu donnait pourtant du poids à sa nomination. Passé par six années à Arsenal dans les bureaux, il était devenu le premier directeur sportif du club londonien en 2022. Avant cela, il y avait brillé sur le terrain, avec deux titres de Premier League et deux FA Cups sous le maillot des Gunners.

C’est lui qui avait misé sur Mikel Arteta pour diriger Arsenal à l’Emirates Stadium. Un pari gagnant : l’Espagnol a offert au club son premier titre de Premier League depuis 22 ans la saison dernière. Ce succès renforçait encore l’aura d’Edu au moment où il s’installait dans l’organigramme élargi de Marinakis.

Son passage à Forest, lui, restera bien plus bref, marqué par les remous plutôt que par une vision stabilisée à long terme.

Un City Ground en pleine recomposition

Le départ d’Edu intervient quelques jours seulement après un autre mouvement majeur : la nomination de Theodore Giannikos, ancien vice-président de l’Olympiacos, au poste de chief executive de Nottingham Forest. Il succède à Lina Souloukou, qui avait quitté ses fonctions à la fin de la saison dernière.

En quelques mois, Forest a donc changé de directeur général, de responsable mondial du football, et multiplié les changements sur le banc. La structure de pouvoir se redessine clairement autour de profils venus de l’orbite Olympiacos.

Le message est limpide : Marinakis resserre son cercle, redistribue les cartes et recentre la prise de décision. Reste à savoir si cette nouvelle architecture offrira enfin à Nottingham Forest ce qui lui a cruellement manqué ces derniers temps : une ligne sportive stable, lisible, capable de survivre aux tempêtes d’une saison de haut niveau.