Elena Rybakina surclasse Naomi Osaka et vise la première place mondiale
Naomi Osaka connaît les lumières de New York, les nuits lourdes du Louis Armstrong Stadium, la pression des grands rendez-vous. Mais cette fois, elle a croisé une tornade. Elena Rybakina n’a pas seulement battu la Japonaise. Elle l’a balayée.
En 1 h à peine, la Kazakhe, tête de série n°2, a imposé sa loi : 6-1, 6-4, sans frisson, presque sans discussion. Deux fois lauréate à Flushing Meadows, Osaka n’a jamais vraiment trouvé l’air pour respirer dans ce huitième de finale. Rybakina, elle, a frappé fort, tôt, et n’a plus lâché.
Premier Set
Le premier set a donné le ton. Service en feu, premières balles lourdes, secondes agressives, retours appuyés sur la moindre ouverture. Osaka a été repoussée loin derrière la ligne de fond, prise de vitesse, étouffée dans les échanges. 6-1, sec, sans appel. Le bras de Rybakina ne tremblait pas, son regard encore moins.
Deuxième Set
Le deuxième set a offert un peu plus de résistance, quelques éclats de la championne qu’Osaka reste, des frappes gagnantes qui rappellent pourquoi elle a déjà régné ici. Mais chaque fois que le match semblait pouvoir basculer, la Kazakhe a refermé la porte. Un service gagnant. Un coup droit décroisé. Un retour en pleine ligne. Toujours une réponse, toujours un coup de plus.
Score final : 6-1, 6-4
Rybakina est en mission. Et cette mission dépasse le seul tableau du jour.
Car New York peut devenir le théâtre de sa bascule vers les sommets. Si elle gagne son quart de finale, elle s’assurera la place de numéro un mondiale pour la première fois de sa carrière, quel que soit le parcours d’Aryna Sabalenka, tenante du titre. Une marche immense, mais désormais à portée de raquette.
Face à elle, en quarts, se dressera Zheng Qinwen, championne olympique en titre et en plein tourbillon de confiance. La Chinoise arrive lancée après un exploit renversant : menée 5-0 dans le premier set de son huitième de finale, elle a fini par renverser l’ancienne championne Iga Swiatek. Une remontée qui en dit long sur son caractère et sa résistance au combat.
Rybakina, elle, ne cache pas l’enjeu. Devenir numéro un mondiale, c’est l’objectif ultime. Elle l’a dit sans détour : tout le monde veut cette place. Mais son discours reste celui d’une joueuse qui connaît la dureté des grands rendez-vous : aborder chaque match de la même manière, se battre jusqu’au bout, s’accrocher point après point.
Son arme principale, elle l’a rappelée sous les projecteurs du Louis Armstrong Stadium : le service. Quand il fonctionne à ce niveau, la rencontre se joue souvent sur quelques détails, quelques retours bien sentis, quelques prises de risque au bon moment. Et à ce jeu-là, Osaka a été dépassée.
Reste désormais cette question brûlante : Rybakina tiendra-t-elle le même niveau quand la pression atteindra son paroxysme, à une victoire du trône mondial, face à une Zheng Qinwen qui refuse obstinément de céder, même menée 5-0 ? New York n’attend qu’une chose : la réponse, raquette en main.




