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Exequiel Palacios : le nouveau visage des Blues

Gary O’Neil avait le sourire des grands soirs. Et il pouvait se le permettre. Exequiel Palacios, champion du monde avec l’Argentine, est désormais un joueur de Town. Un transfert qui change la dimension du club, signé tard hier soir après un été de tractations.

Le milieu de 27 ans arrive de Bayer Leverkusen pour 22,5 millions d’euros, plus 5 millions d’euros de bonus. Leverkusen conservera en plus 10 % sur une future revente. Un deal lourd pour un promu, mais parfaitement assumé par O’Neil, qui parle d’un « incroyable recrutement » et d’un travail de longue haleine mené tout l’été pour convaincre le joueur.

Un symbole de l’ambition de Town

Pour l’entraîneur, Palacios n’est pas seulement un nom prestigieux. Il incarne la trajectoire d’un club qui a décidé de ne plus regarder le haut niveau à la télévision, mais d’y prendre part.

O’Neil insiste sur le contexte : le vestiaire a déjà posé des bases solides ces huit dernières semaines. Il cite les fidèles, Dara O’Shea, Jacob Greaves, Leif Davis et d’autres, pour rappeler que cette montée en puissance ne repose pas uniquement sur les recrues clinquantes. L’arrivée de Palacios vient, selon lui, ajouter une couche de qualité à un travail de fond déjà bien engagé.

Le technicien ne se cache pas : pour lui, Town peut « faire quelque chose de spécial cette année ». Et ce genre de signature envoie un message clair, à l’interne comme à l’externe.

Premiers pas attendus à Old Trafford

Les supporters n’auront sans doute pas à patienter longtemps. Interrogé sur la possibilité de voir Palacios dès ce week-end, O’Neil ne laisse guère de place au doute : il s’attend à le lancer dimanche sur la pelouse de Manchester United.

Le transfert, lui, a pris du temps, mais l’entraîneur assure n’avoir jamais tremblé. Une fois le premier échange avec le joueur bouclé, il s’est senti sûr de son choix. Palacios voulait venir, voulait jouer pour ce club, voulait se tester dans ce championnat. Le véritable bras de fer s’est joué entre les deux clubs, pas dans la tête du milieu argentin.

Pour O’Neil, cette envie dit tout du chemin parcouru par Town. Un promu capable d’attirer un champion du monde au cœur de son projet, ce n’est plus le profil classique du petit qui vient simplement pour survivre.

Un profil taillé pour la Premier League

Palacios débarque avec un CV chargé : titres avec Leverkusen, Coupe du monde avec l’Argentine, expérience européenne. O’Neil, lui, voit surtout un joueur qui apporte « une vraie qualité au milieu de terrain » et une mentalité qui colle à ce qu’il veut construire.

Il sait toutefois que l’Argentin arrive en léger décalage. Le groupe travaille depuis sept à huit semaines sur des principes tactiques précis, que la recrue devra assimiler. Mais l’entraîneur mise sur son intelligence de jeu et, surtout, sur ce qu’il décrit comme une caractéristique presque culturelle : cette rage sud-américaine, cette passion brute, cette obsession de la victoire qu’il dit avoir souvent retrouvée chez les joueurs de ce continent.

La saison s’annonce longue, 38 journées plus les coupes, et O’Neil le répète : il faudra « autant de corps que possible ». Son idée est claire : couvrir chaque poste avec un mélange de qualité, d’expérience, de jeunesse et d’athlétisme pour résister aux exigences de la Premier League.

Un projet qui commence à peser sur le marché

Pourquoi Palacios a-t-il choisi Town ? La réponse d’O’Neil est directe : la Premier League reste le sommet, « le meilleur et le plus exigeant championnat du monde », et le joueur voulait s’y confronter. Le reste s’est joué sur le projet : la façon dont l’équipe doit jouer, le rôle précis qu’il occupera, la manière dont son profil peut aider le collectif.

L’entraîneur parle d’« alignement » entre le club et le joueur. Une vision partagée, plus qu’un simple chèque. Et ce n’est pas un cas isolé. O’Neil rappelle que, lui aussi, a refusé d’autres opportunités de retour en Premier League avant de choisir Town. Il travaillait en France, appréciait son poste, et ne comptait pas partir pour n’importe quel défi. Il a été séduit par l’ambition du club, le soutien accordé aux entraîneurs, la direction prise.

Ce discours, aujourd’hui, fonctionne aussi auprès des joueurs. Pour un promu, attirer des profils comme Issa Diop, Sasa Lukic et désormais Palacios n’a rien d’anodin. O’Neil y voit la preuve d’un projet crédible, soutenu par des propriétaires qu’il dit « pleinement engagés » dans l’idée de rendre ce club « aussi spécial que possible ».

Pas de déclarations, des preuves

O’Neil refuse pourtant de parler de « déclaration » adressée au reste du championnat. Il se méfie des effets d’annonce. À ses yeux, l’examen a lieu chaque week-end, à l’heure du coup d’envoi. C’est là, dit-il, que l’équipe doit montrer où elle en est vraiment, après un début de saison déjà encourageant.

Une chose est sûre : le promu n’aborde pas la Premier League en simple figurant. L’entraîneur le sait, les chiffres récents le rappellent : pour survivre en venant du Championship, il faut renforcer son effectif « de manière assez significative ». Town l’a fait. Palacios en est la preuve la plus éclatante.

Reste maintenant à voir comment ce champion du monde s’intégrera dans un collectif qui rêve de bousculer l’ordre établi. Dimanche, sur la pelouse de Manchester United, le projet prendra un nouveau visage. Et peut-être une nouvelle dimension.