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Gable Steveson s'effondre en 12 secondes au UFC : le choc de l'année

À Crypto.com Arena, la star annoncée s’est éteinte en douze secondes.

Gable Steveson, immense espoir des poids lourds, entrait pour son deuxième combat UFC avec l’étiquette de grand favori. Statut, palmarès, hype : tout volait déjà au-dessus de l’octogone quand la cloche a retenti. Mais le décor a basculé presque instantanément.

Face à lui, Sean Sharaf, originaire de Santa Ana, Californie, n’a pas attendu pour briser le scénario écrit d’avance. Quelques pas, un court échange, puis un crochet du gauche sec, précis, planté en plein sur la mâchoire du lutteur de 26 ans. Steveson vacille, s’effondre. L’arbitre intervient. Le public met un moment à comprendre. Le chronomètre, lui, ne ment pas : 12 secondes.

Ce finish éclair entre directement dans les livres de la catégorie reine : troisième victoire la plus rapide de l’histoire des poids lourds de l’UFC, selon la diffusion officielle.

Une statistique brutale, qui dit tout de la fulgurance du moment.

Sharaf, lui, reste un instant figé, presque incrédule, avant de lever les bras et de savourer le vacarme. Il vient de renverser un colosse annoncé. Quand Joe Rogan le rejoint pour l’interview d’après-combat, le Californien laisse exploser un mélange de soulagement et de fierté : il explique à quel point il a travaillé pour en arriver là et remercie longuement le public pour son soutien. L’émotion est palpable, la voix un peu tremblante, le regard encore perdu dans l’adrénaline.

Pendant ce temps, l’homme que tout le monde était venu voir ne s’attarde pas. Gable Steveson quitte l’octogone avant même que le vainqueur ne voie son bras levé. Sa sortie est noyée sous une pluie de huées. La rupture avec le public était déjà consommée depuis plusieurs jours : lors d’une conférence de presse ouverte au public plus tôt dans la semaine, les fans l’avaient déjà accueilli par de longs sifflets.

L’ombre de son passé ne le quitte pas. En juin 2019, alors qu’il faisait partie de l’équipe de lutte de l’Université du Minnesota, Steveson avait été arrêté sur suspicion de conduite sexuelle criminelle. L’affaire n’avait pas débouché sur des poursuites, le procureur ayant finalement classé le dossier. Mais la trace laissée dans l’opinion, elle, demeure, et accompagne chacune de ses apparitions.

Sur le plan sportif, ce revers stoppe net une trajectoire jusque-là parfaite en MMA. Steveson glisse à 4-1 dans sa carrière professionnelle. Lors de son entrée à l’UFC, il avait pourtant frappé fort, avec un KO au premier round contre Elisha Ellison à UFC 329, le 11 juillet 2026. Ce soir-là, on parlait d’un futur champion. Ce samedi, on parle surtout d’un réveil brutal.

Sharaf, lui, quitte la cage avec bien plus qu’un simple succès express : il repart avec une victoire signature, celle qui change un nom en menace crédible chez les lourds. Une gauche, 12 secondes, et tout un paysage de la division qui se redessine. Pour Steveson, la question est désormais simple, implacable : comment se relever d’un tel choc, sportivement et publiquement, dans une catégorie où la moindre erreur se paie au prix fort ?