Gasperini, nouveau coach de la Roma : impact indélébile
La saison vient à peine de démarrer et la Roma a déjà changé de visage. Un banc, un homme, une idée : Gian Piero Gasperini. En quelques semaines, le technicien a imposé sa marque sur les Giallorossi avec une autorité qui frappe autant sur le terrain qu’en coulisses.
Sur la pelouse, son empreinte saute aux yeux. Intensité sans ballon, déplacements coordonnés, pressing haut qui étouffe l’adversaire : la Roma ne subit plus, elle dicte. Les séquences de jeu rappellent par moments ses meilleures années à la tête d’Atalanta, mais transposées dans un club où l’attente, la pression et les ambitions sont d’un tout autre niveau.
Dans les couloirs du club, l’influence de Gasperini grandit tout autant. Son pouvoir de décision semble déjà dépasser celui de plusieurs de ses prédécesseurs, José Mourinho compris. Les choix de recrutement, les orientations tactiques, la gestion du vestiaire : tout converge vers une équipe construite à son image, avec une direction sportive qui lui laisse un espace d’action inhabituellement large pour un entraîneur à la Roma. Pour un club souvent tiraillé entre politique interne et impatience populaire, ce recentrage autour d’un projet clair change la donne.
Le projet et Donyell Malen
Au cœur de ce projet, un nom attire la lumière : Donyell Malen. L’attaquant se retrouve au centre d’un pari aussi audacieux que fascinant. Gasperini voit en lui un finisseur capable de vivre une saison hors norme. La question s’impose alors : jusqu’où peut-il aller sous les ordres d’un entraîneur qui sait sublimer ses offensifs ?
Le défi est colossal : aller titiller, voire menacer, le record monumental de Gonzalo Higuaín et ses 36 buts en Serie A. Un chiffre qui pèse sur toute discussion autour des buteurs du championnat. Gasperini, lui, ne promet rien, mais son système, lui, parle pour lui : un football vertical, des vagues offensives, des occasions multipliées. Pour un attaquant comme Malen, c’est un terrain de chasse idéal.
La saison est encore jeune. Les défenses n’ont pas toutes trouvé leurs repères, les organismes non plus. C’est souvent le moment où les buteurs en forme prennent de l’avance. Reste à savoir si Malen peut transformer ce contexte favorable en série prolongée, semaine après semaine, face à des blocs qui finiront par s’adapter au plan de Gasperini.
Au-delà des chiffres, c’est la dimension symbolique qui intrigue. Si la Roma parvient à aligner un candidat crédible au titre de meilleur buteur tout en se mêlant à la course au Scudetto, le club changerait de catégorie. Un prétendant au titre, un buteur qui flirte avec un record historique, un entraîneur au centre du projet : le cocktail que la Roma cherche depuis des années.
Lorenzo Bettoni et Wayne Girard, qui se penchent sur ce début de saison romain, posent la question que tout le monde commence à murmurer : la Roma tient-elle enfin une équipe façonnée pour durer au sommet, ou n’assistons-nous qu’à l’explosion initiale d’un projet encore fragile ?
Pour l’instant, une chose est sûre : Gasperini a pris les commandes. Et tant que la Roma suivra son rythme, personne ne pourra dire jusqu’où ce mariage peut les mener.




