Gleison Bremer et l'héritage de la Juventus en UEFA Europa League
À Turin, Gleison Bremer pose le décor. La veille du coup d’envoi de la campagne de UEFA Europa League de la Juventus contre NEC Nijmegen, le capitaine bianconero ne se cache pas : il veut inscrire son nom dans l’histoire du club.
Un brassard lourd d’héritage
Au Allianz Stadium, le défenseur brésilien porte un brassard qui pèse plus que du simple tissu. Il pense immédiatement à Gaetano Scirea, référence absolue au poste et figure tutélaire de la Juve européenne. Bremer sait où il met les pieds.
« Tant de défenseurs ont marqué l’histoire ici, surtout Gaetano Scirea », rappelle-t-il. Il refuse pourtant toute comparaison frontale, conscient de la pression que cela impliquerait. À 29 ans, il préfère parler de chemin plutôt que de statue. De sueur plutôt que de statue de bronze.
Son plan est simple : laisser une trace par le travail. Sur le terrain, il se définit par son agressivité, sa domination aérienne, sa puissance dans les duels. Un défenseur qui avance, qui attaque les ballons, qui impose le ton à la ligne arrière. La Juventus veut bâtir sa campagne européenne sur cette solidité-là.
Spalletti, boussole de la nouvelle Juve
Au cœur de ce projet, un homme : Luciano Spalletti. Bremer ne ménage pas ses mots pour décrire l’impact de l’entraîneur toscan sur le vestiaire. Pour lui, le coach a fait bien plus que dessiner des schémas.
« Il nous a donné une direction, il nous a mis sur une voie », souligne le capitaine. Sous ses ordres, le groupe a, selon lui, nettement grandi. Le discours est clair : Spalletti structure, accélère, aiguise. Jour après jour, séance après séance.
Bremer insiste : travailler quotidiennement avec lui renforce ses qualités individuelles. Il parle d’un entraîneur « de tout premier plan », d’un « champion » capable de rapprocher la Juventus de ses objectifs. Derrière ces mots, une conviction : le vestiaire croit à ce projet-là, à cette manière-là.
Une entrée en scène à assumer
Face à NEC, la Juve ne se contente pas de reprendre la compétition européenne. Elle veut frapper d’entrée. Le message du capitaine est limpide : l’objectif, c’est le trophée. Pas une simple bonne figure, pas un parcours honorable. Aller au bout.
Le match d’ouverture au Allianz Stadium prend alors une autre dimension. Trois points, bien sûr. Mais surtout un signal envoyé au reste du plateau : la Juventus est revenue pour compter.
Le contexte s’y prête. Une équipe en construction, un entraîneur au discours fort, un capitaine qui réclame la responsabilité et revendique l’ambition. Bremer ne cache rien : il rêve de soulever la coupe, convaincu que l’effectif possède la qualité pour aller loin.
La scène est prête, le décor est planté. À la Juventus, on ne parle pas de participer à la UEFA Europa League. On parle d’y laisser une empreinte.




