Grand Prix d'Italie : Russell en pole, Antonelli en difficulté
Le Temple de la Vitesse a parlé. Sous le ciel de Monza, la séance de qualifications du Grand Prix d’Italie a redessiné le scénario d’un week-end déjà brûlant, entre confirmation pour certains et coup de massue pour d’autres.
George Russell, d’abord. Le Britannique avait donné le ton lors de la dernière séance d’essais libres, et il a transformé l’essai au moment qui compte. Au volant de sa Mercedes, il arrache la position de pointe et s’offre la meilleure place possible pour affronter les 53 tours de dimanche sur un circuit où la moindre erreur se paie cash. La vitesse de pointe, il l’avait. Le tour parfait, aussi.
Juste derrière lui, surprise tricolore : Pierre Gasly place son Alpine en tête de la meute des poursuivants. Une première ligne inattendue, arrachée dans les derniers instants, qui change brutalement les ambitions de l’écurie française pour la course. Monza ne pardonne pas le manque de puissance, mais récompense les tours propres. Gasly a signé l’un de ses.
Oscar Piastri complète le trio de tête. Le pilote McLaren confirme son aisance sur les tracés rapides et se place idéalement pour jouer le podium, coincé entre une Alpine en quête de résurrection et une Mercedes qui rêve de tout rafler.
Ferrari, de son côté, devra faire sans la pole sur ses terres, mais pas sans espoir. Charles Leclerc s’élancera depuis la quatrième place, Lewis Hamilton juste derrière en cinquième. Deux voitures rouges dans le top 5, au milieu d’un plateau extrêmement compact : la Scuderia aura les tifosi, le panache… et la pression.
Max Verstappen, lui, ne partira « que » sixième. Le champion du monde reste dans le coup, tout près des meilleurs chronos, mais Red Bull n’a pas écrasé la séance comme par le passé. À Monza, sixième place ne veut pourtant pas dire renoncement. Avec les longues lignes droites et le jeu des aspirations, le Néerlandais restera un danger permanent pour ceux qui le précèdent.
Derrière ce groupe de tête, le classement s’étire, mais les histoires se multiplient. Franco Colapinto (Alpine) s’installe au cœur du peloton, tout comme Lando Norris, seulement neuvième sur la seconde McLaren, et Arvid Lindblad, placé juste derrière pour Racing Bulls. Gabriel Bortoletto (Audi), Oliver Bearman (Haas) et Nico Hülkenberg (Audi) complètent une zone médiane où tout peut basculer au départ.
Plus loin, Liam Lawson (Red Bull) et Carlos Sainz (Williams) devront composer avec une grille encombrée. Esteban Ocon (Haas), Yuki Tsunoda (Racing Bulls), Alex Albon (Williams) et Valtteri Bottas (Cadillac) se préparent à une course de survie stratégique, coincés dans un trafic où le moindre blocage dans la Variante Rettifilo peut ruiner un après-midi.
Au fond de cette même zone, Sergio Perez (Cadillac), Fernando Alonso et Lance Stroll (Aston Martin) n’auront pas le luxe d’attendre que la course vienne à eux. Il faudra attaquer, tout de suite, dans un train de DRS qui s’annonce interminable.
Et puis il y a le cas qui électrise le paddock : Kimi Antonelli. Leader du championnat, immense attraction du week-end, l’Italien ne partira pas de là où son rythme naturel l’aurait placé. Une pénalité moteur l’envoie en queue de peloton, officiellement listé derrière Max Verstappen, avec un astérisque qui change tout : il devra remonter depuis l’arrière. Pour un favori au titre, c’est un défi. Pour les tribunes de Monza, c’est une promesse de spectacle.
La grille de départ du Grand Prix d’Italie s’établit ainsi :
- George Russell – Mercedes
- Pierre Gasly – Alpine
- Oscar Piastri – McLaren
- Charles Leclerc – Ferrari
- Lewis Hamilton – Ferrari
- Max Verstappen – Red Bull
- Kimi Antonelli – Mercedes*
- Franco Colapinto – Alpine
- Lando Norris – McLaren
- Arvid Lindblad – Racing Bulls
- Gabriel Bortoletto – Audi
- Oliver Bearman – Haas
- Nico Hülkenberg – Audi
- Liam Lawson – Red Bull
- Carlos Sainz – Williams
- Esteban Ocon – Haas
- Yuki Tsunoda – Racing Bulls
- Alex Albon – Williams
- Valtteri Bottas – Cadillac
- Sergio Perez – Cadillac
- Fernando Alonso – Aston Martin
- Lance Stroll – Aston Martin
Tout est désormais en place. Monza, avec ses immenses lignes droites, son effet d’aspiration démesuré et ses freinages assassins, va transformer chaque dixième en bataille rangée. Entre Russell en quête de confirmation, Gasly en mission, Ferrari portée par son peuple et Antonelli lancé dans une remontée à haut risque, ce n’est plus seulement une question de pole ou de stratégie.
C’est une question de nerfs, à plus de 340 km/h.




