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Harry Brook et l’Angleterre se réinventent contre le Sri Lanka

L’Angleterre aborde sa tournée blanche contre le Sri Lanka avec un visage nettement retouché. Six matches, deux formats, et un message clair : place à une nouvelle vague, sous la houlette de Harry Brook, capitaine unique des T20I et des ODI.

Donald et Crocombe, la porte grande ouverte

Deux noms sortent du rang. Aneurin Donald et Henry Crocombe. Deux novices, deux paris assumés.

Donald, ouvreur de Derbyshire, décroche sa première convocation internationale dans le groupe T20I, récompense directe d’une saison domestique éclatante. Un profil agressif en haut de l’ordre, typique du cricket anglais moderne, propulsé dans l’arène au moment où la concurrence est féroce.

Crocombe, lui, arrive par la porte des ODI. Le pacer de Sussex a frappé fort cet été, suffisamment pour attirer l’œil des sélectionneurs et s’offrir une première dans le 50 overs. Une trajectoire plus discrète, mais tout aussi significative : l’Angleterre continue d’élargir son vivier de quilleurs rapides.

Brook, brassard unique et responsabilités multiples

Harry Brook ne sera plus seulement l’un des batteurs les plus excitants du pays. Il devient le chef d’orchestre. Capitaine en T20I, capitaine en ODI. Une double casquette qui dit tout de la confiance placée en lui.

Autour de Brook, le cadre reste solide. Jofra Archer et Gus Atkinson mèneront la charge avec la balle, Adil Rashid restera le métronome au spin, tandis que des noms comme Jos Buttler, Will Jacks ou Ben Duckett assurent la puissance de feu avec la batte. Joe Root rejoint le groupe pour les ODI, signe que l’Angleterre veut un mélange assumé de jeunesse et d’expérience dans la série à 50 overs.

Retour important aussi : Jamie Overton. Écarté de la précédente série blanche contre l’Inde en raison d’une blessure à la cuisse, il figure cette fois dans les deux groupes. Une arme polyvalente retrouvée, capable de changer un match avec la balle comme avec la batte.

Des absences qui comptent

Tout n’est pas rose pour autant. Phil Salt manque à l’appel, touché au quadriceps droit. Un coup dur tant son impact en haut de l’ordre et sa polyvalence derrière les stumps se sont imposés ces derniers mois. Jacob Bethell reste lui aussi indisponible, toujours en convalescence après une opération au genou.

L’Angleterre devra donc recomposer certains équilibres. L’occasion, aussi, de tester la profondeur réelle de son réservoir.

Les groupes anglais

T20I – Angleterre :

  • Harry Brook (c)
  • Jofra Archer
  • Gus Atkinson
  • Sonny Baker
  • Tom Banton
  • Jos Buttler
  • James Coles
  • Jordan Cox
  • Liam Dawson
  • Aneurin Donald
  • Ben Duckett
  • Will Jacks
  • Saqib Mahmood
  • Jamie Overton
  • Adil Rashid
  • Josh Tongue

ODI – Angleterre :

  • Harry Brook (c)
  • Rehan Ahmed
  • Jofra Archer
  • Gus Atkinson
  • Tom Banton
  • Sonny Baker
  • Jos Buttler
  • Jordan Cox
  • Henry Crocombe
  • Liam Dawson
  • Ben Duckett
  • Will Jacks
  • Jamie Overton
  • Adil Rashid
  • Joe Root
  • Josh Tongue

Asalanka prend le relais, Kusal Mendis sur le flanc

En face, le Sri Lanka arrive lui aussi avec une histoire forte. Charith Asalanka portera le brassard en T20I. Kusal Mendis, capitaine habituel, est forfait, victime d’une blessure aux ischio-jambiers contractée lors de la Lanka Premier League en juillet. Une blessure qui lui a déjà fait manquer la série de Tests contre l’Inde, et qui le prive désormais de ce rendez-vous en Angleterre.

Le vide laissé par Mendis ne se comble pas facilement. Mais le Sri Lanka a tranché : ce sera Asalanka, de retour dans le setup T20I après avoir été écarté de la tournée aux West Indies en juin. Un retour direct avec le brassard, symbole d’une confiance renouvelée.

Pavan Rathnayake est appelé pour remplacer Mendis dans le groupe, tandis que Dilshan Madushanka rejoint l’effectif en lieu et place de Binura Fernando, autre blessé de marque, touché au dos. Le secteur pace sri-lankais se réorganise, mais garde des armes : Dushmantha Chameera, Nuwan Thushara, Madushanka, un trio capable de troubler n’importe quelle top-order sur terrain anglais.

Le groupe sri-lankais pour les T20I

Sri Lanka – T20I :

  • Charith Asalanka (c)
  • Pathum Nissanka
  • Kamil Mishara
  • Lahiru Udara
  • Kamindu Mendis
  • Janith Liyanage
  • Dasun Shanaka
  • Dunith Wellalage
  • Wanindu Hasaranga
  • Maheesh Theekshana
  • Tharindu Rathnayake
  • Dushmantha Chameera
  • Eshan Malinga
  • Nuwan Thushara
  • Pavan Rathnayake
  • Dilshan Madushanka

Avec Wanindu Hasaranga et Maheesh Theekshana, le Sri Lanka aligne encore une fois un duo de spin capable d’étouffer les middle orders les plus agressifs. Sur des surfaces anglaises parfois plus dociles en fin d’été, leur rôle pourrait devenir central.

Un calendrier dense, une tournée charnière

Le décor est planté. Trois T20I pour commencer, trois ODI pour conclure.

Les T20I s’ouvriront à Southampton le 15 septembre, avant un détour par Cardiff le 17 et un dernier acte à Manchester le 19. Les deux équipes basculeront ensuite sur le format 50 overs : Chester-le-Street le 22 septembre, Leeds le 24, puis The Oval le 27 pour refermer la tournée.

Six rendez-vous, six occasions d’évaluer des hommes nouveaux, de tester des capitaines en pleine ascension, et de mesurer la profondeur réelle de deux nations en pleine transition blanche.

Entre un Harry Brook propulsé leader total et un Charith Asalanka catapulté capitaine de retour, la série ne se résumera pas à des alignements de chiffres. Elle dira quelque chose de plus profond : qui, de ces deux sélections en reconstruction, saura transformer ces essais de septembre en certitudes pour les grandes échéances à venir ?