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Ian Garry prêt à rebondir après sa défaite contre Makhachev

Ian Garry, battu mais loin d’être brisé.

Vingt-deux jours seulement se sont écoulés depuis que le numéro 2 des Welters UFC a vu son rêve de ceinture s’échapper aux points face à Islam Makhachev lors de leur combat pour le titre à UFC 330, dans l’enceinte de la Xfinity Mobile Arena de Philadelphie. Trois juges, une décision unanime, et un champion toujours debout.

Pour beaucoup, ce genre de soirée laisse des traces. Pour Garry, elle alimente un feu déjà violent.

« Si je le combats maintenant, je le bats »

Discret depuis la défaite, l’Irlandais de 28 ans s’était contenté, jusque-là, d’un message à chaud et de quelques photos de famille sur Instagram. Silence radio, ou presque. Puis il est réapparu, hier, en marge du combat de retraite de Katie Taylor. Et là, le ton a changé.

Interrogé sur son ressenti après cette première tentative pour le titre, Garry n’a pas esquivé. « Je suis fier et heureux — fier de moi, de mon équipe, de ma préparation et de tout ce qu’on a fait », a-t-il expliqué. « Évidemment, le résultat m’énerve. C’est ça, le game. On remonte à cheval et on y retourne, parce que j’ai encore dix ans dans ce sport pour performer au plus haut niveau et prouver que je suis l’un des hommes les plus dangereux sur terre. »

Puis il a poussé le curseur un peu plus loin. Selon lui, s’ils se retrouvaient dans la cage dès maintenant, l’issue serait différente. « Je pense que la plus grosse chose que j’aurais pu faire, c’est mettre un peu plus de volume, plus de kicks, plus de venin dans les frappes à la tête, a-t-il détaillé. Mais je sens que si je le combats maintenant, je le bats. J’ai tellement confiance en moi, en mon équipe et en notre préparation. Je veux juste retourner là-dedans demain et tout recommencer. »

Entre confiance absolue et réalité du plateau

La ligne est fine entre la confiance totale et l’illusion. Garry marche dessus sans trembler. Chaque combattant d’élite doit croire qu’il peut renverser le champion, surtout après une défaite. C’est presque une condition de survie au plus haut niveau.

Mais les faits sont têtus : le monde entier vient de voir Garry obtenir sa chance contre Makhachev, et sur cinq rounds, le champion a gardé la main. Pas de controverse, pas de décision partagée. Juste un prétendant valeureux mais battu.

Un deuxième duel immédiat ? Il n’existe pas. Pas dans cette division, pas dans ce contexte. L’Irlandais devra refaire la queue, se coltiner les autres requins du haut de tableau, regagner sa place de challenger obligatoire à coups de victoires convaincantes.

Le temps, meilleur allié de « The Future »

Sur ce point, « The Future » reste bien nommé. À 28 ans, Garry a encore une décennie devant lui pour affiner son style, corriger ce manque de volume qu’il pointe lui-même, ajouter cette fameuse « venom » dans ses séquences offensives. Il demeure solidement installé en haut du classement des Welters et a déjà prouvé qu’il appartient au cercle des meilleurs.

Le discours est clair : il veut revenir vite. Très vite. Il n’attend plus qu’un appel de l’UFC, un nom, une date, un lieu.

La confiance, lui, n’a pas bougé d’un millimètre. Reste à voir si, lors de son prochain passage dans la cage, les ajustements qu’il promet apparaîtront pour de bon. Parce qu’avant de rêver à un deuxième Makhachev, Ian Garry va devoir convaincre qu’il a réellement appris de la première leçon.