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L’Inde brille aux compétitions : tennis de table, argent en tir, raz-de-marée en hockey

L’Inde lance sa campagne tambour battant : autorité en tennis de table, argent à la carabine, raz-de-marée en hockey

Tennis de table : Manav et Manush imposent la loi indienne

Dans la salle, l’Indonésie a vite compris que cette rencontre de groupe F allait tourner à l’épreuve de caractère. Côté indien, Manav Thakkar et Manush Shah ont justement bâti leur victoire là-dessus.

Manav ouvre le bal face à Muhammad Junindra avec un match en montagnes russes, conclu au courage : 3-2 (11-7, 8-11, 11-6, 6-11, 11-8). Le numéro 48 mondial démarre le set décisif à toute allure, 5-1. On croit l’affaire pliée. Junindra refuse pourtant de lâcher, revient à 7-7, fait planer le doute. Mais Manav serre le jeu, verrouille les échanges clés et arrache le set 11-8. Premier point pour l’Inde, déjà lourd de symbole : quand ça se tend, les Indiens répondent présents.

Le duel avait déjà basculé une première fois dans le troisième set. Mené 4-5, Manav passe la vitesse supérieure, enquille les points, s’envole à 10-5 et conclut 11-6. Junindra réplique aussitôt, domine le quatrième manche en gardant en permanence au moins trois points d’avance. Manav tente de grignoter, revient, mais s’incline 6-11. Direction la belle, où le sang-froid fait la différence.

Dans le troisième match, Manush Shah prend le relais face à Affan Pratama et signe une prestation tout aussi nerveusement solide. Le premier set démarre mal : 3-6 derrière, la pression monte. Manush ne panique pas. Il remonte point par point, inverse le rapport de force et s’offre la manche 11-9. Un avertissement pour l’Indonésien.

Le scénario se répète dans le deuxième set, en encore plus brutal. Pratama s’envole 6-1, mène 9-7. L’Inde semble à deux points de voir le match relancé. Manush déclenche alors une série implacable : quatre points d’affilée, 11-9, et le voilà déjà devant 2-0. Une gestion clinique des moments chauds, qui propulse l’Inde en tête 2-0 de ce duel de groupe F contre l’Indonésie.

Dans ce début de campagne, les Indiens ne se contentent pas de gagner. Ils apprennent à souffrir… et à conclure.

Tir : l’équipe féminine à la carabine 10 m arrache l’argent

Sur le pas de tir, l’Inde se hisse déjà sur le podium. L’équipe féminine de carabine 10 m, composée de Elavenil Valarivan, Sonam Maskar et Vidarsa Vinod, décroche la médaille d’argent avec un total de 1898 points.

La Chine reste un cran au-dessus avec 1904,2 points, intouchable sur la durée. Le Japon complète le podium, tout près des Indiennes, avec 1897,1 points. L’écart se joue à des détails, à ces dixièmes de point qui font la différence dans un sport où chaque souffle compte.

Individuellement, Sonam signe un solide 634,1, Elavenil suit de près avec 633,5 : les deux se qualifient pour la finale individuelle, programmée à 11h00 (IST). Vidarsa, avec 630,4 points, termine à la 12e place, aux portes du top 8, mais contribue pleinement à cette médaille d’argent collective.

L’Inde place ainsi deux tireuses en finale et une équipe sur la deuxième marche. Un message clair dès les qualifications : il faudra compter avec elles jusqu’au bout.

Hockey féminin : 19 buts, un record et un avertissement

Sur le gazon, c’est un raz-de-marée. Pour leur première confrontation de l’histoire face à l’Ouzbékistan, les Indiennes transforment le match en démonstration : 19-0.

La barre symbolique des 22 buts, record historique déjà détenu par l’Inde, ne tombe pas cette fois. Mais la performance reste démesurée. Surtout parce qu’une joueuse écrase la rencontre : Deepika Sehrawat. Huit buts à elle seule. Un chiffre qui entre dans l’histoire, le plus grand total jamais inscrit par une joueuse dans un match de hockey.

Chaque action offensive semble trouver sa crosse, chaque incursion se termine en occasion nette. L’équipe de Sjoerd Marijne déroule, impose son rythme, étouffe l’adversaire. Les Ouzbèkes ne voient presque jamais le ballon dans le camp indien. Le score enfle, encore et encore, jusqu’à ce 19-0 final qui résonne comme une carte de visite.

Ce n’est que le début de la campagne, mais la tonalité est déjà donnée. En salle, sur le pas de tir ou sur le gazon, l’Inde ne se contente pas d’être présente. Elle frappe fort. La question n’est plus de savoir si ces équipes sont prêtes, mais jusqu’où elles peuvent pousser cette dynamique.