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L’Inde brille aux Jeux asiatiques 2026 avec deux médailles d’argent

L’Inde n’a pas mis longtemps à se signaler à Aichi-Nagoya. Dès ce dimanche 20 septembre 2026, la délégation a ouvert son compteur de médailles avec deux argents en tir à la carabine à 10 m chez les femmes, portés par une figure désormais incontournable : Elavenil Valarivan.

Elavenil mène la charge au tir

Sur le pas de tir, Elavenil Valarivan a assumé son statut. D’abord en guidant l’équipe indienne vers l’argent dans l’épreuve par équipes, aux côtés de Sonam Uttam Maskar et Vidarsa K. Vinod. Un trio solide, précis, qui a tenu la distance dans une discipline où la moindre hésitation se paie cash.

Puis Elavenil a remis ça en individuel. Une nouvelle médaille d’argent, arrachée au terme d’une journée longue, exigeante, qui confirme sa place parmi les tireuses les plus régulières du continent. Deux podiums en quelques heures : l’Inde tient déjà l’un de ses grands visages de ces Jeux.

Une médaille assurée en arts martiaux mixtes

Sur un tout autre tatami, une autre histoire indienne s’écrit. Suchika Tariyal a décroché sa place en demi-finales dans la catégorie féminine traditionnelle des 60 kg en arts martiaux mixtes.

Cette qualification lui garantit au minimum une médaille. Dans ce format, atteindre le dernier carré suffit à s’assurer une place sur le podium. Reste à savoir de quelle couleur. Là encore, l’Inde se donne le droit de rêver plus haut.

Le cricket féminin vise l’or

La journée aurait pu s’arrêter là. Elle a pris une autre dimension avec le parcours de l’équipe féminine de cricket. Les Indiennes sont en finale. Ce simple fait verrouille déjà une nouvelle breloque : or ou argent, le podium est assuré.

Dans un pays où le cricket dépasse le cadre sportif, cette présence en finale donne un relief particulier au début de campagne. Smriti Mandhana, déjà entrée un peu plus dans l’histoire en devenant la meilleure marqueuse de l’histoire du T20I féminin, incarne cette ambition décomplexée.

Une délégation massive, des ambitions élevées

Avec 501 athlètes engagés – 267 hommes et 234 femmes – répartis sur 36 disciplines, l’Inde n’est pas venue au Japon pour faire de la figuration. La barre est haute : il s’agit de faire mieux qu’aux Jeux de Hangzhou, où la nation avait terminé quatrième au tableau des médailles derrière la Chine, le Japon et la Corée du Sud, avec un total impressionnant de 106 podiums.

Cette fois encore, la campagne est portée par une génération qui a déjà prouvé sa capacité à briller sur les grandes scènes. Manu Bhaker au tir, Mirabai Chanu en haltérophilie, Lovlina Borgohain sur le ring, P.V. Sindhu en badminton, Aman Sehrawat en lutte, Tajinderpal Singh Toor et Gulveer Singh en athlétisme, Harmanpreet Singh en hockey, Smriti Mandhana et Jasprit Bumrah en cricket : la liste ressemble à un condensé de l’élite sportive indienne actuelle.

Le décor est planté. Les premières médailles sont tombées, d’autres sont déjà garanties, et la machine semble lancée. Reste à voir jusqu’où cette délégation de 501 athlètes peut repousser les limites fixées par l’exploit de Hangzhou.