Inter Miami obtient un match nul à Chicago
Inter Miami a vacillé, mais n’a pas cédé. Menée dès le début par un bijou de Robert Lewandowski, la franchise floridienne a arraché un nul 1-1 sur la pelouse de Chicago Fire, dans un Soldier Field plein à craquer, record d’affluence à la clé.
Sous les projecteurs, deux géants du football européen de ces dix dernières années se retrouvaient sur la même pelouse américaine : Robert Lewandowski d’un côté, Lionel Messi de l’autre. Le premier a frappé le plus vite. Le second a fini par peser, encore, sur le destin du match.
Lewandowski allume la mèche
Chicago n’a pas laissé le temps à Inter Miami de s’installer. À peine dix minutes de jeu, et Lewandowski faisait déjà exploser les tribunes. Un geste acrobatique, spectaculaire, conclu au fond des filets. Un but à la hauteur du décor et de l’affiche, qui offrait aux locaux un départ rêvé et plaçait immédiatement les Floridiens dos au mur.
Messi trouve Casemiro, et l’histoire continue
Inter Miami a mis du temps à reprendre son souffle. Mais après la pause, la dynamique a changé. Plus de volume, plus de présence dans les trente derniers mètres, et surtout plus de ballons pour Lionel Messi.
Sur corner, l’Argentin a déposé le ballon au millimètre. Casemiro a jailli, a pris le dessus dans les airs et a catapulté sa tête au fond des filets. 1-1, match relancé.
Ce centre n’était pas anodin. Il s’agit de la 13e passe décisive de Messi en championnat cette saison, ce qui le propulse en tête du classement des passeurs de la ligue. Avec ses 18 buts, il atteint surtout une marque historique : selon la chaîne américaine ESPN, il devient le premier joueur de l’histoire de la Major League Soccer à cumuler au moins 30 contributions décisives (buts + passes) lors de trois saisons différentes. Une empreinte chiffrée qui accompagne un impact toujours aussi visible sur le terrain.
Chris Brady ferme la porte
Une fois revenus au score, les hommes de Guillermo Hoyos n’ont pas levé le pied. Ils ont cherché le coup de grâce. Ils ne l’ont jamais trouvé. La faute à un homme : Chris Brady.
Le gardien de Chicago Fire a multiplié les parades, six au total. Avant même la mi-temps, il s’était déjà illustré à trois reprises, notamment sur une tentative dangereuse de Germán Berterame à la 16e minute. À chaque fois, même résultat : ballon détourné, espoirs de Miami repoussés.
Après la rencontre, Guillermo Hoyos n’a pas cherché d’excuses offensives : « Je ne pense pas qu’il y ait le moindre problème en attaque. Pour moi, leur gardien a été le meilleur joueur du match », a-t-il souligné. Il a insisté sur le rôle décisif de Brady : « Le gardien fait partie du jeu, au final. Nous avons créé des occasions depuis différentes zones, mais il a très bien fait son travail. Les joueurs ont réalisé une très bonne prestation, même une excellente, mais nous n’avons pas obtenu le résultat que nous méritions. »
Un record dans les tribunes, la pression au classement
Les chiffres dans les tribunes parlent d’eux-mêmes : 63 094 spectateurs ont rempli Soldier Field, battant le précédent record d’affluence pour un match à domicile de Chicago Fire, déjà établi la saison passée lors de cette même affiche. Messi attire, Lewandowski intrigue, et la MLS continue de se nourrir de ces soirées à haute exposition.
Sur le plan comptable, ce nul a un goût mitigé pour Inter Miami. La défaite de Nashville face à Toronto plus tôt dans la journée ouvrait une fenêtre pour revenir dans la course à la première place. Le point pris à Chicago maintient Messi et ses coéquipiers à la deuxième position, mais toujours à neuf longueurs du leader.
Chicago Fire, de son côté, reste solidement placé. Une victoire lors du prochain match contre New England Revolution pourrait permettre au club de grimper de la quatrième à la troisième place. La marge est étroite, la bataille pour le haut du tableau s’annonce serrée.
Inter Miami entre doutes et ambition
Derrière ce nul, un constat demeure : Inter Miami n’avance plus au rythme d’un champion depuis le début du mois d’août. Une seule victoire, deux matches nuls, quatre défaites. Une série en dents de scie qui tranche avec l’image d’une machine à gagner portée par Messi.
Le vestiaire, pourtant, ne renonce pas. Le titre reste l’obsession. L’objectif est clair : tenter d’imiter Los Angeles Galaxy, dernier club à avoir enchaîné deux sacres consécutifs en Major League Soccer, en 2011 et 2012. Pour réussir, il faudra transformer ce genre de nul arraché dans un stade en fusion en victoires froidement maîtrisées.
La question est désormais simple : Inter Miami a-t-il encore le carburant mental et physique pour lancer une dernière grande accélération dans cette course au titre ?




