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L’IPL 2027 revient en Inde : enjeux et défis

Le BCCI a tranché : la grande foire de l’IPL revient à la maison. L’enchère 2027 se tiendra en Inde, rompant avec la récente habitude de délocaliser l’événement au Moyen-Orient. La décision est tombée lors de la réunion du Governing Council de l’IPL, mardi 15 septembre, et elle n’est pas anodine.

Après l’édition 2023 organisée à Kochi, le décor avait changé de continent. Dubai, Jeddah puis Abu Dhabi avaient accueilli les ventes aux enchères suivantes, symboles d’une ligue tournée vers l’international et courtisée par les grandes capitales du Golfe. Cette fois, la boussole revient vers l’Inde, pour ce qui sera une mini-enchère.

Le grand chambardement, lui, pourrait repartir à l’étranger. Le méga-vente de l’an prochain reste pressenti pour un retour hors des frontières indiennes, comme l’ont confié des sources au fait des discussions.

Les franchises ont pesé dans la balance

Derrière ce virage, il y a les franchises. Et leurs contraintes très concrètes.

Depuis plusieurs mois, plusieurs d’entre elles avaient fait remonter leurs réticences à devoir déplacer des délégations complètes à l’étranger pour une simple mini-enchère. Coûts, logistique, gestion des équipes d’analystes et de dirigeants : le ballet annuel commençait à peser.

Les membres du BCCI avaient déjà pris la température lors de la dernière enchère à Abu Dhabi. Le message avait été clair. Le Governing Council a donc décidé de ramener l’événement sur un terrain plus familier, en explorant une ville indienne comme hôte de l’édition 2027.

Reste à trouver laquelle.

Une ville, mais surtout des chambres

Comme souvent avec l’IPL, le choix ne sera pas seulement sportif ou symbolique. Il sera aussi… hôtelier.

Le BCCI a un casse-tête très terre-à-terre : la saison des mariages bat son plein en Inde entre octobre et décembre. Les grands palaces se remplissent, les salles se réservent des mois à l’avance, et les disponibilités fondent. Pour accueillir franchises, staffs, officiels et accompagnants, l’organisation a besoin de plus de 100 chambres de standing pour quelques nuits.

Le futur hôte devra donc cocher une case simple mais décisive : disposer d’assez d’hôtels cinq étoiles libres à ces dates. Le reste – infrastructures, accessibilité, visibilité – viendra après. Le prochain rendez-vous du Governing Council devra affiner ce choix.

L’énigme de la règle d’Impact Player

Un autre dossier brûlant est resté sur la table : l’Impact Player.

Le Governing Council n’a pas tranché. La règle, au cœur de nombreux débats, attend encore son verdict. Une nouvelle réunion sera organisée dans un mois pour décider de son avenir. Le BCCI a déjà sollicité les avis des franchises sur ce point, comme révélé le 30 août.

La plupart des équipes, dit-on, ne sont pas favorables au maintien de ce dispositif. Mais la réalité sportive les rattrape : elles ont bâti leurs effectifs en tenant compte de cette règle, structuré leurs stratégies, défini des rôles précis dans leurs groupes.

Supprimer l’Impact Player dès maintenant bouleverserait ces plans. Certaines franchises estiment donc qu’il faudrait prolonger le dispositif au moins une saison de plus, quitte à le remettre en cause plus tard, après un nouveau cycle de recrutement.

L’IPL avance ainsi sur une ligne de crête : revenir à ses racines en rapatriant l’enchère en Inde, tout en jonglant avec une règle qui redessine la tactique moderne du T20. Prochaine étape, une décision nette sur l’Impact Player. Et là, ce ne sera plus seulement une question de chambres d’hôtel.