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Islam Makhachev bat le record d'Anderson Silva à l'UFC 330

Islam Makhachev a frappé un mur… puis un record.

Dans la fournaise de l’UFC 330, le Dagestanais a non seulement conservé sa ceinture des welters, mais il a aussi fait tomber l’un des totems de l’Octogone : la série de 16 victoires consécutives d’Anderson Silva. Désormais, la barre est à 17. Et elle porte le nom d’Islam Makhachev.

Un record arraché dans la douleur

Face à Ian Garry, rien n’a été simple. Cinq rounds âpres, lourds, parfois brutaux. Les cartes des juges disent 49-46, 49-46 et 48-47 pour le champion. Les visages racontent autre chose : Makhachev marqué, ouvert, secoué comme rarement.

Garry lui a offert l’un des combats les plus rudes de sa carrière. Il l’a touché, l’a abîmé, l’a forcé à puiser dans ses réserves. Les comparaisons avec son duel dantesque de l’UFC 284 contre Alexander Volkanovski ont rapidement fleuri. Même intensité. Même tension. Même impression de voir un champion flirter avec la limite.

Mais au bout de 25 minutes, c’est encore Makhachev qui lève les bras. Record battu, ceinture conservée, héritage consolidé.

Une ceinture convoitée, un corps à réparer

La catégorie des welters, elle, n’attend personne. À peine sorti de la cage, Makhachev voit déjà la file d’attente se former. Carlos Prates, Michael Morales : les noms circulent, les ambitions aussi.

Prates est allé plus loin que les autres. Il a confirmé avoir signé un nouveau contrat avec l’UFC, avec une promesse claire : un combat pour le titre contre Makhachev. Le Brésilien vise déjà la date, le décor, la scène.

Le champion, lui, doit d’abord panser les plaies. Après la guerre contre Garry, il a enchaîné les examens.

« Après le combat, j’ai passé trois IRM et j’ai fait vérifier toute ma colonne vertébrale », a-t-il expliqué sur Match TV.

Le verdict ? Des dégâts, oui, mais rien de cassé dans son règne. « Il y a quelques petits problèmes, donc je travaille dessus. Rien de sérieux. Je renforce juste ma colonne. »

Le message est clair : le corps grince, mais le champion n’a pas l’intention de lever le pied.

Une fenêtre avant le Ramadan

Dans son esprit, le calendrier est déjà posé. « On va attendre l’appel de l’UFC. Le scénario idéal serait de combattre avant le Ramadan. Le Ramadan commence pour nous en février. Une date avant le Ramadan serait idéale », a-t-il confié.

Ramadan est attendu autour du 8 février 2027, sous réserve de l’observation de la lune. Cela laisse une fenêtre étroite, mais réelle : entre novembre 2026 et janvier 2027, l’UFC doit trouver le bon soir pour remettre le roi des 170 livres dans la cage.

Prates a déjà lancé son offensive : il réclame Makhachev à l’UFC 334, programmé le 14 novembre au Madison Square Garden. Un cadre mythique, une date parfaite pour un choc de ceinture.

Un autre scénario circule : l’UFC 335, le 12 décembre à Las Vegas, si le champion obtient le feu vert médical à temps.

La logique sportive rejoint l’intérêt du champion : le voir combattre avant Ramadan ouvrirait la porte à un deuxième combat en 2027. Makhachev a pris l’habitude de se produire deux fois par an. Un premier défi en hiver, un autre en fin d’été ou à l’automne : le rythme idéal pour un homme qui sait que le temps, lui, ne recule jamais.

Le compte à rebours d’un règne

L’âge, Makhachev l’a déjà mentionné. Pas comme une excuse, mais comme un paramètre. Il sait qu’il entre dans la phase où chaque année compte double, où chaque blessure laisse une trace un peu plus profonde, où chaque combat pèse un peu plus lourd dans la balance de la carrière.

Raison de plus pour rester actif tant qu’il est au sommet. Tant que la ceinture est autour de sa taille. Tant que les challengers se bousculent pour tenter de faire tomber l’homme qui vient de dépasser Anderson Silva.

Pour l’instant, une priorité : retrouver un corps à 100 %, consolider cette colonne vertébrale qui a encaissé les chocs, puis choisir le prochain nom inscrit sur l’affiche.

Carlos Prates, Michael Morales ou un autre : la liste est longue, la fenêtre de tir, elle, sera courte.

Le record est tombé. La question, désormais, est simple : jusqu’où Makhachev peut-il encore pousser cette série avant que le temps, ou un homme, ne vienne enfin l’arrêter ?