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Ismaïla Sarr : L’agent dénonce le traitement des joueurs africains

L’agent d’Ismaïla Sarr charge après l’échec de Liverpool : « Nos joueurs ne sont pas des marchandises »

La fin du mercato a laissé des traces. Pas seulement à Liverpool, frustré de n’avoir pas réussi à boucler l’arrivée d’un troisième ailier. Mais aussi dans le camp d’Ismaïla Sarr. Son agent, Diomansy Kamara, a pris la parole avec force sur les réseaux sociaux après l’échec des négociations entre Crystal Palace et le club de Anfield.

Liverpool, qui venait déjà de sécuriser Victor Munoz et de conclure un accord colossal à 123 millions de livres pour Bradley Barcola, voulait encore frapper une fois sur les ailes avant la fermeture du marché. Les dirigeants ont multiplié les discussions, ciblant Ismaïla Sarr à Crystal Palace et Yankuba Minteh à Brighton.

Une première approche à 40 millions de livres a été formulée pour Sarr. Certains échos ont parlé d’une offre montant à 50 millions, information vite refroidie par d’autres sources. Peu importe la nuance : la ligne de Palace, elle, ne bouge pas. Le club fixe la barre au‑delà des 50 millions et prévient qu’il ne lâchera pas son ailier en toute fin de fenêtre. Liverpool finit par se retirer.

Pendant ce temps, un autre dossier géré par Kamara s’écroule dans les dernières heures : Lamine Camara, annoncé tout proche de Chelsea pour 47 millions de livres, voit son transfert capoter lorsque Monaco se retire de la vente au dernier moment. Deux opérations lourdes stoppées net. Deux joueurs africains au cœur de négociations XXL. Et un agent qui décide de ne plus se taire.

Kamara sort alors un long texte, aux allures de manifeste. Il cite les cas d’Ismaïla Sarr et de Lamine Camara et pose le décor : il dénonce cette logique où le joueur africain donne parfois l’impression d’être traité comme un simple actif. On l’achète, on fixe son prix, on négocie son avenir, et sa volonté passe trop souvent au second plan.

Il réclame du respect. Le respect du travail, de la carrière, des ambitions et de la voix de ces joueurs. Un transfert, rappelle-t-il, ne se résume pas à deux clubs qui s’échangent des chiffres. Derrière chaque contrat, il y a un homme, un parcours, des rêves, des choix de vie. Les clubs ont souvent le dernier mot, concède-t-il, c’est la réalité du football professionnel. Mais une question demeure, martèle-t-il : qu’en est-il de la carrière et de la volonté du joueur ? Pour Kamara, le footballeur doit être entendu et respecté dans les décisions qui déterminent son futur. Car derrière chaque succès, ce sont bien les joueurs qui écrivent l’histoire.

Dans le cas Sarr, les signaux d’un départ espéré n’ont pas manqué. L’ailier sénégalais a supprimé toutes les photos liées à Crystal Palace sur son compte Instagram, comme pour pousser le destin et transformer l’intérêt des grands clubs en transfert concret. Manchester United a étudié la piste, Galatasaray s’est également positionné. Mais rien n’a vraiment pris. United n’a jamais donné suite, tandis que les offres du club turc sont restées très loin des 50 millions réclamés.

Liverpool, lui, a aussi vu la porte se refermer pour Yankuba Minteh. Des propositions verbales à 50 puis 60 millions de livres n’ont pas suffi à convaincre Brighton. Le club d’Andoni Iraola a même envisagé de monter encore, autour de 65 à 70 millions. La discussion s’est arrêtée net quand Brighton a fixé le prix à 80 millions. Trop haut, trop tard.

Reste Bradley Barcola, recruté à prix d’or et accueilli avec excitation par les supporters de Liverpool. L’attaque gagne un talent majeur, le projet se pare d’un visage neuf. Mais l’enthousiasme se mêle déjà à une forme d’inquiétude. Les fans voient ce troisième ailier filer, tout comme le renfort attendu au poste de latéral droit et au milieu de terrain.

Au bout du compte, le mercato laisse une impression paradoxale : Liverpool a frappé fort, sans combler tous ses manques, tandis que des joueurs comme Ismaïla Sarr et Lamine Camara se retrouvent à devoir ravaler leurs ambitions estivales. La question posée par Kamara, elle, reste en suspens : qui, dans ce jeu de millions, portera réellement la voix des joueurs africains lors des prochains marchés ?