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Ismaila Sarr : le transfert vers Liverpool secoue Crystal Palace

Crystal Palace joue gros. Pas sur le terrain, pas encore. Mais dans les bureaux, là où se décide une saison. Ismaila Sarr pousse pour rejoindre Liverpool, et Ally McCoist, lui, ne voit qu’une option pour les Eagles : fermer la porte à double tour.

Sarr, le coup de tonnerre avant la clôture du marché

L’ailier sénégalais veut les Reds. talkSPORT révèle qu’il pousse en interne pour un départ vers Anfield avant la fin du mercato, Liverpool le ciblant comme remplaçant idéal de Cody Gakpo, courtisé par Manchester City.

Un détail en dit long sur son état d’esprit : Sarr a effacé de son compte Instagram tout ce qui touche à Crystal Palace. Geste symbolique, mais dans ce football ultra-exposé, c’est souvent le prélude à un bras de fer.

Contrat encore long de trois ans, timing catastrophique pour le club, effectif déjà fragilisé : à Selhurst Park, la ligne officielle est claire. Palace ne veut pas le laisser filer, surtout à ce stade de la fenêtre.

Ally McCoist, lui, appelle le club à tenir bon.

McCoist : « Une catastrophe s’ils le perdent »

Sur talkSPORT Breakfast, l’ancien attaquant n’a pas tourné autour du pot.

« Je ne vois pas ça se faire », a-t-il lâché à propos d’un transfert vers Liverpool. Il estime même que Sarr n’est pas exactement le profil dont les Reds ont besoin. Mais c’est surtout l’impact côté Palace qui l’inquiète : perdre le Sénégalais maintenant serait, selon lui, un désastre sportif.

McCoist va plus loin : pour lui, l’arrivée de Sarr donnerait à Andoni Iraola un vrai casse-tête au moment de composer son attaque. Et ce casse-tête deviendrait encore plus complexe une fois bouclé le transfert annoncé de Bradley Barcola, attendu de Paris Saint-Germain pour un montant pouvant grimper jusqu’à 123 millions d’euros.

Liverpool, déjà armé, s’apprête à ajouter de la vitesse, de la percussion, de la concurrence. Trop, peut-être, pour que Sarr y trouve immédiatement son espace, aux yeux de McCoist.

Stelling ne partage pas le doute

Face à lui, Jeff Stelling ne voit pas les choses de la même manière. Toujours sur le plateau de Breakfast, le co-animateur défend l’idée que Sarr ferait du bien à Liverpool.

Il le dit sans détour : il ne s’attendait pas à ce que l’ailier explose à ce point à Palace. Mais Sarr a bel et bien franchi un cap.

Les chiffres parlent pour lui : 33 buts et 10 passes décisives depuis son arrivée en août 2024 en provenance de Marseille. Des statistiques lourdes, surtout pour un joueur de couloir, qui ont pesé dans deux campagnes historiques : la conquête de la FA Cup et de la Conference League.

Dans le sud de Londres, Sarr n’est pas seulement un atout offensif. Il est devenu un symbole de la montée en puissance récente du club.

Un Palace en crise de résultats… sans son atout majeur

Paradoxalement, au moment où les rumeurs s’emballent, Sarr n’a pas encore joué une seule minute cette saison. Une blessure à l’aine le tient toujours éloigné des terrains.

Et l’absence se voit. Palace a démarré la Premier League par deux défaites nettes : 2-0 contre Everton, puis 4-1 face à Manchester City vendredi dernier. Deux matches, zéro point, et le club figure parmi les quatre équipes encore fanny au classement.

L’équipe de Pierre Sage manque de tranchant, de vitesse, de cette menace constante dans la profondeur que Sarr incarne. Sans lui, le plan de jeu perd une dimension. Sans lui, l’adversaire respire un peu plus.

Le calendrier, lui, n’attend pas. Prochain rendez-vous : un déplacement à Fulham samedi, avec l’obligation de lancer enfin la saison.

Un choix qui dépasse un simple transfert

C’est là que le dossier Sarr devient explosif. Sportivement, Palace a besoin de lui pour sortir de cette spirale négative. Économiquement, une offre de Liverpool, surtout en fin de mercato, peut faire vaciller bien des certitudes. Psychologiquement, le joueur a déjà envoyé des signaux clairs sur ses envies.

Rester ferme, comme le réclame McCoist, c’est protéger le projet immédiat, mais aussi garder un joueur qui, visiblement, regarde déjà ailleurs. Céder, ce serait prendre le risque de désarmer un effectif déjà en difficulté, au moment où chaque point compte.

Liverpool, de son côté, avance à grands pas vers Bradley Barcola et pourrait ajouter Sarr à un secteur offensif déjà saturé de talents. Palace, lui, doit décider s’il accepte de perdre son arme la plus tranchante… sans garantie de pouvoir la remplacer.

Entre un vestiaire à tenir, une saison à sauver et un joueur qui rêve d’Anfield, la vraie question est simple : Crystal Palace a-t-il encore les moyens – et la volonté – de dire non ?