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Jasprit Bumrah brille contre l'Afghanistan et entre dans l'histoire

À Delhi, Jasprit Bumrah éteint l’Afghanistan et entre un peu plus dans l’histoire

Le froid sec de Delhi n’a rien changé à sa routine. Jasprit Bumrah a pris le ballon, a remonté ses manches… et a fermé le robinet. Une nouvelle fois.

Sur la pelouse de l’Arun Jaitley Stadium, le spearhead indien a débuté le deuxième T20I contre l’Afghanistan par un over vierge, un maiden ciselé comme à l’entraînement. Six balles, aucun point. Juste une pression immédiate, presque étouffante.

Ce maiden n’était pas anodin. Il s’agit du 13e de sa carrière en T20I. Un chiffre qui le propulse seul en tête parmi les lanceurs issus des Full Member nations, devant le Zimbabwéen Richard Ngarava, resté bloqué à 12.

Bumrah, maître du silence

Avec ce 13e over sans le moindre point concédé, Bumrah grimpe aussi dans les hauteurs d’un classement plus global. Il dispute là son 98e T20I et rejoint désormais, au quatrième rang ex aequo, le Thaïlandais N Senamontree, auteur lui aussi de 13 maidens mais en seulement 59 rencontres.

Devant eux, le podium reste occupé par des spécialistes venus des Associate nations : le Kényan SO Ngoche avec 16 maidens en 117 matches, puis l’Ougandais F Nsubuga et le Rwandais Muhammad Nadir, co-leaders avec 19 overs vierges chacun (respectivement en 72 et 82 rencontres). Juste derrière ce trio, au milieu de ce paysage très associatif, un nom tranche : Jasprit Bumrah, désormais référence absolue parmi les Full Members.

Dans le sillage de Bumrah, on retrouve Abdul Majid (Bahreïn) et Richard Ngarava (Zimbabwe), tous deux à 12 maidens en 82 et 98 matches. Mais le lanceur indien a pris une longueur d’avance dans cette chasse très particulière : celle des overs où le tableau d’affichage reste figé.

Samson allume la mèche, l’Inde plie la série

Si Bumrah a posé le ton avec la balle, la soirée a vite basculé en démonstration collective. L’Afghanistan avait pourtant mis une base correcte : 159 pour 8, grâce à quelques résistances éparses. Mais la réponse indienne a été nette, brutale même par séquences.

Sanju Samson a joué le rôle de dynamiteur. 57 runs en seulement 22 balles, un tempo infernal qui a cassé très tôt l’espoir afghan. À ses côtés, Abhishek Sharma a frappé fort et vite : 39 runs sur 19 balles, ponctués de quatre sixes et deux fours. Chaque frappe semblait repousser un peu plus la possibilité d’un retour adverse.

L’Inde a bouclé la poursuite avec une facilité désarmante : 163 pour 3, objectif atteint avec 31 balles d’avance. Ishan Kishan, lui, a fermé le match avec sang-froid, 38* sur 23 balles, trois fours et deux sixes pour accompagner la marche vers la victoire.

Reddy et Arshdeep préparent le terrain

Avant le festival des batteurs, le travail de sape avait déjà commencé. Nitish Kumar Reddy a signé une prestation solide avec la balle, 3 wickets pour 24 runs, freinant les velléités afghanes au cœur de l’innings. Arshdeep Singh a lui aussi pesé, 2 pour 35, des frappes clés qui ont empêché l’Afghanistan de viser plus haut que ces 159 pour 8.

L’addition est claire : un bowling discipliné, un début de match verrouillé par Bumrah, puis une poursuite menée à toute allure. Résultat : victoire par sept wickets, série remportée 2-0, avec encore un match à jouer.

Bumrah, lui, se rapproche doucement de la barre des 100 T20I. S’il continue à empiler les overs vierges avec cette régularité clinique, une autre question s’impose déjà : jusqu’où peut-il encore repousser les limites de ce format qu’il a appris à dominer en silence, balle après balle, maiden après maiden ?