Jessica Pegula renonce à Singapour : pause pour la numéro 3 mondiale
Jessica Pegula ne traversera pas le Pacifique cette fois. Attendue comme tête de série numéro 1 au WTA 500 de Singapour, l’Américaine a décidé de se retirer du tournoi, usée par une séquence estivale aussi brillante qu’éreintante.
« Après quelques semaines longues et physiquement exigeantes à l’US Open, je ne suis tout simplement pas prête à revenir sur le court et à jouer au niveau que j’attends de moi-même », a-t-elle expliqué sur les réseaux sociaux. Une phrase simple, mais lourde de sens dans une saison où son corps a été sollicité jusqu’à la corde.
Une tournée américaine au rythme infernal
Les chiffres racontent l’histoire avant même les mots. Pegula vient de grimper au troisième rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. Sur le dur nord-américain, elle a enchaîné les matches comme peu de joueuses cette année : 15 victoires pour seulement 4 défaites lors de la tournée, des finales à Washington D.C. et Cincinnati, puis une nouvelle demi-finale à l’US Open, la deuxième de suite à New York.
Au total, ses 50 succès cette saison la placent en tête du circuit WTA. Un volume de jeu qui finit par présenter l’addition, même aux organismes les plus solides.
À 32 ans, Pegula connaît son corps, ses limites, et surtout ses ambitions. Jouer pour jouer ne l’intéresse plus. Elle veut jouer pour gagner, au niveau qui l’a portée tout en haut du classement. Singapour arrive trop tôt.
Singapour perd sa tête d’affiche, Mirra Andreeva en profite
Le tournoi de Singapour, qui débute lundi, perd donc sa favorite naturelle. Sans Pegula, le tableau se réorganise : c’est désormais Mirra Andreeva, cinquième mondiale, qui héritera du statut de tête de série numéro 1.
Le plateau reste relevé, avec un tableau de 28 joueuses et la présence de deux autres membres du top 20, Amanda Anisimova et Alexandra Eala. De quoi offrir un tournoi dense, mais privé de celle qui devait en être la locomotive médiatique et sportive.
La décision de Pegula s’inscrit dans une tendance de plus en plus marquée chez les joueuses de haut niveau : choisir ses combats, accepter de renoncer à certains rendez-vous pour mieux cibler les grands objectifs de fin de saison. Pour la Américaine, la priorité est claire : récupérer, préserver son rang, et arriver fraîche sur les prochains grands rendez-vous.
La question, désormais, n’est plus de savoir pourquoi elle se repose. Mais jusqu’où cette gestion millimétrée peut la mener dans une saison où elle a déjà imposé son nom tout en haut des bilans du circuit.




