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Johnny Fisher vs Michael Pirotton : Duel au Copper Box Arena

Johnny Fisher revient au Copper Box Arena avec une idée fixe : transformer un combat en tremplin. Face à lui, Michael Pirotton arrive sans le statut, mais avec une conviction brutale : il ne compte pas servir de marchepied à l’idole de Romford.

Samedi 26 septembre, à Londres, le poids lourd anglais et le Belge se retrouvent en tête d’affiche de Zuffa Boxing 11, une soirée pensée pour les duels serrés, les bilans invaincus mis en péril et les carrières prêtes à basculer. Le tout en direct sur Sky Sports, avec les premiers coups de la réunion dès 19h, et les combats préliminaires lancés à partir de 17h sur les plateformes numériques de la chaîne.

Fisher, le cogneur en quête d’élan

Johnny Fisher n’a pas construit sa popularité sur les réseaux sociaux ou les discours. Il l’a forgée à coups de poings. Quatorze victoires professionnelles, une seule défaite, et surtout douze succès avant la limite. Un taux de KO supérieur à 85 % qui parle pour lui, bien plus que n’importe quel slogan.

Pour lui, ce rendez-vous londonien n’est pas qu’un main event de plus. C’est, comme il le dit lui-même, un « golden ticket ». S’il s’impose, la route vers des combats plus importants, mieux classés, mieux payés, s’ouvre un peu plus. S’il trébuche, la dynamique se casse net.

Fisher ne s’en cache pas : il veut le KO, il veut l’arrêt. Mais il connaît la règle fondamentale du métier : gagner avant tout. Sa promesse, en revanche, reste claire. Avec sa puissance, sa force, son explosivité, il sait qu’il peut provoquer la rupture. Il affirme sentir le moment où l’adversaire vacille, flairer l’instant où la résistance se fissure. Une fois l’autre blessé, il se voit déjà finir le travail.

Pirotton, le Belge qui refuse le rôle de victime

En face, Michael Pirotton arrive sans le vacarme médiatique, mais avec un CV qui mérite le respect : douze victoires chez les pros, six avant la limite, et seulement deux défaites. Deux revers concédés contre des adversaires invaincus au moment de les affronter. Il sait ce que c’est que de monter sur le ring en outsider.

Pour lui aussi, cette nuit londonienne ressemble à un billet doré. Battre Fisher, chez lui, en direct sur une grande chaîne, c’est changer de dimension en un seul soir. Il reconnaît la solidité, la force, le sérieux de son rival. Mais il pose une ligne rouge : selon lui, Fisher ne le mettra pas KO. Tant qu’il n’aura pas décidé que c’est terminé, insiste-t-il, ce ne sera pas terminé.

La tension se lit dans les détails : un cogneur qui jure de finir ce qu’il commence, un visiteur qui refuse l’idée même de tomber. Quelque chose devra céder.

L’horaire de la confrontation

Les deux poids lourds sont attendus pour leurs ringwalks entre 21h45 et 22h15, dans une Copper Box Arena qui devrait résonner aux couleurs de Fisher. La soirée, elle, aura déjà bien chauffé. Zuffa Boxing 11 n’a rien d’un gala à une seule affiche.

Richards, Tapia, Ignat… une carte chargée en risques

En soutien principal, Craig Richards revient avec un objectif limpide : relancer sa course au titre mondial chez les mi-lourds. Face à lui, Radivoje « Hot Rod » Kalajdzic, un adversaire dangereux, expérimenté, qui ne vient jamais pour faire de la figuration. C’est le genre de combat qui, pour le vainqueur, rouvre la porte des grandes soirées mondiales.

Chez les moyens britanniques, Lee Cutler et Louis Greene promettent un duel sans fioritures, taillé pour plaire aux puristes comme aux amateurs de guerre de tranchées. Deux styles frontaux, une ceinture de prestige national en ligne de mire, et la certitude d’un combat qui ne devrait pas s’éterniser en prudence.

Le prospect invaincu de Preston, Leon Hughes, franchit un cap avec un test solide contre Michael Stephenson, boxeur au bilan de 10 victoires et 3 défaites chez les mi-lourds. Une marche supplémentaire pour mesurer jusqu’où peut aller la progression du jeune Britannique.

Plus loin sur la carte, Cesar Mateo Tapia, invaincu en 19 combats professionnels, se frotte à Leo Ruiz, Mexicain basé en Californie, qui affiche 17 victoires pour une seule défaite. Un duel de bilans presque impeccables, où la moindre erreur peut coûter cher.

Kayla Allen effectuera ses débuts professionnels, tandis qu’Alex MacMillan cherchera à prolonger sa série victorieuse face au Français Guillaume Azagier, invaincu en deux combats. Un test précoce pour le boxeur tricolore, un piège potentiel pour MacMillan.

Londres accueillera aussi un duel à forts enjeux pour les invaincus chez les lourds-légers : le Moldave Aurel Ignat, installé dans la capitale britannique et auteur d’un KO retentissant au premier round contre Scott Forrest l’an passé, mettra son zéro en jeu contre le Mexicain Rogelio Romero, olympien, 6 victoires en 6 combats, toutes avant la limite. Un 100 % de KO contre un homme qui a déjà prouvé qu’il pouvait briser des plans de carrière en un seul round.

Autre moment à surveiller : les débuts professionnels de Fred Pullen, ancien champion national chez les amateurs, opposé à l’Italien Leonardo Faretina. Un premier pas dans le monde payant qui dira beaucoup sur sa capacité à transposer son talent amateur chez les pros.

Enfin, dans un choc entre espoirs invaincus, l’Américain Alexis De La Cerda croisera les gants avec l’Irlandais Cain Lewis. Un de ces combats où le vaincu perd plus qu’un simple zéro sur sa fiche : il perd un peu de son aura.

Tout mène pourtant au même point focal. Quand Johnny Fisher et Michael Pirotton marcheront vers le ring, l’un porté par le vacarme londonien, l’autre par l’idée de faire taire la salle, une question dominera : ce combat sera-t-il la rampe de lancement du « Romford Bull », ou la nuit où un Belge viendra tout gâcher au Copper Box Arena ?