Josh Tongue brille à Lord's : Angleterre prend l'avantage sur le Pakistan
À Lord’s, Josh Tongue a refermé la séance du matin comme on claque une porte au nez : dernière balle avant le déjeuner, Pakistan vacille à 16‑2 en réponse aux 290 d’England, et l’atmosphère bascule.
Tongue, du bas de l’ordre à la pointe de l’attaque
La journée avait pourtant commencé par un autre visage de Tongue. Numéro 11, il s’accroche, joue juste, et transforme une queue de tableau en véritable épine dans le pied pakistanais. Ses 30 points invaincus, construits avec calme et autorité, prolongent un dernier partenariat de 47 runs avec Gus Atkinson. De 248‑9 au réveil, England grimpe à 290. Un supplément de 42 runs qui pèse lourd dans un test match, surtout sur cette pelouse de Lord’s où chaque point arraché a un parfum de luxe.
En face, Pakistan sait qu’une heure délicate l’attend avant le repas. Une heure piégeuse, lumière encore fraîche, balle neuve, nuages complices. Et un quatuor de rapides anglais qui flaire le sang.
Archer en feu, Pakistan sous pression
Jofra Archer ne met pas longtemps à allumer la mèche. Rythme furieux, pointe à 91 mph, longueur agressive : Shan Masood finit par effleurer, battu par la vitesse, et Jamie Smith ne laisse aucune seconde chance derrière les stumps. Premier coup de massue, Pakistan déjà ébranlé.
La pression monte, over après over. Les batteurs pakistanais peinent à s’installer, le compteur avance à pas comptés. Chaque balle semble porter une menace. Atkinson croit même tenir une nouvelle victime avec Azan Awais, pris derrière la batte. L'appel est convaincu, la célébration amorcée, mais la technologie sauve le batteur : Pakistan respire, à peine.
Le coup de poignard avant le déjeuner
Juste au moment où l’on croit Pakistan en passe de regagner le vestiaire avec une seule perte, Tongue revient pour un second spell. Ligne tendue, longueur invitant au drive, piège classique mais diablement exécuté. Abdullah Shafique se lance dans un coup plein d’ambition, touche légèrement, et la décision tombe après revue : contact confirmé, wicket crucial.
Deux wickets, seulement 16 runs au tableau. Une balle, celle de Tongue avant le déjeuner, change la physionomie de la matinée et donne à England un avantage psychologique considérable.
Pakistan a résisté à la frustration de la dernière paire Atkinson‑Tongue, mais c’est bien ce même Tongue qui, batte puis balle en main, a imposé sa marque sur ce deuxième jour. Reste à savoir si les batteurs pakistanais trouveront, l’après‑midi, la patience et la solidité nécessaires pour effacer ce début de poursuite chancelant.




