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Kentavious Caldwell-Pope : un accueil brutal à Philadelphie

Kentavious Caldwell-Pope n’a pas encore disputé une minute avec les Philadelphia 76ers que la ville lui a déjà réservé un accueil brutal. Nouvel arrivant, nouveau contrat, nouveau départ… et un éclair qui tombe sur son appartement.

L’ancien arrière des Los Angeles Lakers, passé par une série de franchises au fil de sa carrière, découvre pour la première fois Philadelphie. Le déménagement venait à peine d’être bouclé lorsque la foudre a frappé son nouvel immeuble, comme l’a raconté son épouse, McKenzie. Un énorme « bang », la panique, puis la fuite immédiate hors de l’appartement.

Selon les propos rapportés par Julia Stumbaugh pour Bleacher Report, un électricien leur a expliqué qu’il y avait « une chance sur 400 millions » pour qu’un logement soit touché comme l’a été celui des Caldwell-Pope. Autrement dit, le genre d’événement qu’on raconte d’ordinaire comme une légende urbaine, pas comme le début d’une nouvelle vie dans une nouvelle franchise.

À 33 ans, Caldwell-Pope n’en est plus à son premier carton de déménagement. Mais ce passage à Philadelphie ouvre un chapitre particulier. Il débarque dans un vestiaire armé pour jouer très haut, autour de Joel Embiid, Tyrese Maxey, le jeune VJ Edgecombe et des renforts XXL comme LeBron James et Jaylen Brown. Une base taillée pour viser les sommets de la conférence.

Signé cet été pour un an et 3,88 millions de dollars après une saison 2025-26 aux Memphis Grizzlies, conclue à 8,4 points, 2,5 rebonds et 2,7 passes de moyenne en 51 matchs, Caldwell-Pope arrive clairement comme pièce de rotation. Un vétéran à bas coût, précieux sur les ailes, capable d’apporter défense, adresse extérieure et expérience de champion.

La politique des 76ers est limpide : entourer Embiid et Maxey d’un socle de joueurs rompus aux joutes du très haut niveau. Caldwell-Pope en fait partie, tout comme James, qui aurait d’ailleurs choisi de ne pas s’installer à Philadelphie et de faire l’aller-retour en hélicoptère depuis New York. Deux façons radicalement différentes de vivre une saison, deux approches du quotidien NBA.

Pour Caldwell-Pope, l’urgence est ailleurs. Tourner la page de cet épisode électrique, au sens strict, et retrouver un minimum de normalité. L’arrière sait qu’il joue gros : une bonne saison dans un environnement compétitif peut relancer sa cote, lui rouvrir des portes et prolonger son séjour dans une équipe qui vise le titre.

Si la foudre n’a qu’une chance infinitésimale de frapper deux fois au même endroit, c’est désormais sur le parquet que Caldwell-Pope espère voir tomber les éclairs, ceux de son tir extérieur et de sa défense, dans une salle où la moindre possession compte et où la patience du public a, elle, déjà été largement éprouvée.