Les Lakers visent Noah Clowney pour entourer Luka Doncic
Les Los Angeles Lakers avancent leur chantier d’été avec une idée claire en tête : entourer Luka Doncic de joueurs immédiatement utiles, sans faire exploser la masse salariale. Dans ce cadre, un nom revient avec insistance dans les coulisses de la ligue : Noah Clowney.
Un montage à trois équipes pour un intérieur moderne
Le scénario proposé implique trois franchises, chacune avec un objectif bien précis.
- Les Lakers recevraient Noah Clowney ainsi qu’un choix de second tour de draft 2033 en provenance des Los Angeles Clippers.
- Les Brooklyn Nets récupéreraient deux choix de second tour, en 2031 et 2032, via Washington.
- Les Clippers, eux, mettraient la main sur Dalton Knecht.
Pour Los Angeles, Clowney s’inscrit clairement dans la catégorie des renforts de rotation. Mais pas un simple bouche-trou. À 2,08 m, ce grand mobile et capable d’écarter le jeu coche exactement les cases d’un secteur intérieur des Lakers qui manque de profondeur et de polyvalence.
L’opération reste gérable sur le plan financier. Clowney doit toucher 5,4 millions de dollars sur la saison à venir, Knecht 4,2 millions. Les salaires ne s’alignent pas parfaitement et la franchise pourpre et or se rapprocherait d’une zone fiscale délicate, mais le différentiel reste limité. Pour un joueur qui a déjà prouvé qu’il pouvait assumer des minutes régulières en NBA, le pari a du sens.
Knecht sacrifié, l’expérience privilégiée autour de Doncic
Dalton Knecht n’est arrivé dans la ligue qu’un an après Noah Clowney. L’écart d’âge et d’ancienneté est minime, mais la trajectoire n’est pas la même. Clowney a bénéficié d’un environnement à Brooklyn où la concurrence était moins féroce, ce qui lui a permis d’apprendre en jouant. Knecht, lui, se dirigeait tout droit vers une moyenne de temps de jeu à un chiffre à Los Angeles.
Avec le départ de plusieurs joueurs importants de la saison passée, des minutes se sont libérées. Pourtant, la logique sportive des Lakers est limpide : autour de Luka Doncic, la priorité va aux joueurs déjà capables d’impacter des matches de haut niveau, pas aux projets de développement à long terme.
Dans ce contexte, envoyer Knecht à Los Angeles Clippers pour faire venir Clowney, tout en ajoutant deux seconds tours à Brooklyn et en récupérant un second tour lointain, ressemble à une manœuvre de franchise qui veut gagner maintenant, sans brader totalement son avenir.
Brooklyn face à un dilemme
Pour les Nets, le dossier Clowney est un casse-tête. La franchise doit alléger son effectif et le jeune intérieur arrive à un tournant. S’ils le conservent, ils s’exposent au risque de le voir partir l’été prochain en tant qu’agent libre restreint, sans réelle garantie de contrepartie. À ce moment-là, récupérer quoi que ce soit pour lui deviendrait extrêmement compliqué.
Ils peuvent aussi décider de le garder, misant sur l’idée qu’une saison de plus pourrait le faire exploser. Ses performances de l’an passé laissent cette porte ouverte : à 22 ans, le temps joue pour lui. Mais la marge de manœuvre des Nets pour lui offrir une prolongation n’est pas illimitée, loin de là.
Le trade proposé leur offrirait au moins deux choix de second tour, une valeur sûre dans une ligue où chaque asset compte. Reste à savoir si Brooklyn préfère sécuriser ces picks ou parier sur une véritable saison de révélation de Clowney.
Un profil taillé pour les besoins des Lakers
Les jeunes intérieurs de rotation représentent toujours un pari. Certains atteignent vite leur plafond, d’autres ont besoin de temps que les franchises ambitieuses n’ont pas. Noah Clowney, lui, présente un profil particulier : il coûte peu, il a déjà été développé dans un contexte moins exposé, et il sort de sa meilleure saison.
Avec Brooklyn, il a démarré 60 de ses 66 matches disputés, tournant à 12,3 points, 4,1 rebonds et 1,6 passe décisive. Des records personnels sur toute la ligne, minutes comprises. Pas des chiffres de star, mais ceux d’un titulaire solide, capable d’assumer un vrai rôle dans une rotation.
À Los Angeles, il pourrait devenir exactement ce que recherche la franchise : un intérieur capable d’écarter le jeu, d’ouvrir des lignes de pénétration pour Luka Doncic et de servir de menace constante sur les lobs. Dans un pick-and-roll avec le Slovène, Clowney peut punir au cercle comme derrière l’arc.
Son avantage ne se limite pas au tir extérieur. Par sa mobilité et sa vitesse latérale, il peut transformer certains duels en cauchemar pour les intérieurs remplaçants adverses. Trop rapide pour les plus lourds, trop grand pour les plus petits. Un vrai casse-tête de match-up.
À 22 ans, il sait déjà mettre la balle au sol et se créer ses propres tirs. Il n’hésite pas à prendre ses responsabilités, à sortir ce fameux « kit bricolage » offensif qui fait la différence entre un simple finisseur et un joueur capable de punir une défense mal organisée.
Pour les Lakers, l’équation est simple : si le trade se concrétise, ils obtiennent un intérieur moderne, encore loin d’avoir atteint son plafond, à un coût maîtrisé, et potentiellement pour longtemps. Dans une ligue obsédée par les stars, ce sont parfois ces pièces intermédiaires, discrètes mais parfaitement ajustées, qui font basculer une saison.




