Lamine Yamal, futur Ballon d'Or selon Morata
Alvaro Morata allume la mèche : pour lui, le Ballon d’Or 2026 doit parler espagnol. Et surtout, il doit parler Lamine Yamal.
Dans un entretien accordé à Cadena COPE, l’attaquant madrilène, désormais engagé dans un nouveau chapitre de sa carrière en Segunda División avec Leganes, n’a pas tourné autour du pot. Oui, Rodri, Khvicha Kvaratskhelia ou Kylian Mbappé font partie des grands favoris. Mais dans son esprit, le nom de Lamine Yamal s’impose au même niveau. Sans complexe.
Morata, témoin privilégié de l’ascension de Yamal
Morata insiste sur un point que le grand public sous-estime encore : le sérieux presque obsessionnel du prodige formé à La Masia. Derrière les dribbles et les buts, il voit un professionnel déjà mûr, presque maniaque dans la préparation.
« Il est bien plus intelligent et bien plus travailleur que ce que les gens pensent, dans la façon dont il étudie les matches et se prépare », a-t-il confié.
Une phrase lourde de sens venant d’un joueur qui a côtoyé certains des plus grands vestiaires d’Europe.
L’ancien capitaine de la Roja se souvient surtout du choc initial. Ce moment où, à 16 ans, Yamal a cessé d’être une promesse pour devenir un phénomène. « Il dominait l’Europe à 16 ans, et ce que j’ai vu de mes propres yeux est vraiment incroyable », a-t-il rappelé. Pas un souvenir enjolivé : un constat brut.
De Tbilissi à la planète football
Les deux hommes ont déjà partagé le maillot de l’Espagne à 15 reprises depuis ce soir fondateur de septembre 2023 en Géorgie. Lamine Yamal y marque pour sa première sélection, Morata signe un triplé. Une victoire éclatante, mais surtout un symbole : le relais entre générations commence à se faire sur le terrain, pas dans les discours.
Depuis, le palmarès du crack de La Masia s’est empilé à une vitesse inhabituelle pour un joueur de son âge. Huit trophées majeurs déjà, dont un triplé national avec Barcelone lors de la saison 2024-25. Une ligne de plus, et pas des moindres, dans un CV qui ressemble déjà à celui d’un joueur en milieu de carrière.
Mais c’est avec la sélection que sa trajectoire prend une dimension historique. Euro 2024 remporté. Nations League gagnée. Puis, sommet absolu, la Coupe du monde 2026 soulevée avec l’Espagne. Lamine Yamal devient ainsi le plus jeune footballeur de l’histoire à décrocher à la fois l’Euro et la Coupe du monde. Un record qui pèse lourd quand vient l’heure de voter pour le Ballon d’Or.
Un favori assumé pour le Ballon d’Or
Le 26 octobre, Londres déroulera le tapis rouge pour la cérémonie du Ballon d’Or 2026. Lamine Yamal figure dans la liste des 30 nommés. Sa présence n’a rien d’anecdotique : elle entérine son statut de prétendant sérieux au Trophée.
Son année coche toutes les cases classiques des lauréats : titres collectifs majeurs, rôle décisif dans les moments-clés, constance à très haut niveau avec Barcelone comme avec l’Espagne. Et surtout, cette impression de domination tranquille, presque déroutante pour un joueur à peine sorti de l’adolescence.
D’ici là, une mission l’attend : maintenir le même niveau d’exigence avec le Barça, sur la scène nationale comme en Europe. Morata, lui, a déjà tranché dans son esprit. Reste à savoir si les votants auront le courage de couronner, si tôt, un joueur qui semble déjà bousculer l’ordre établi.




