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Lando Norris prolonge avec McLaren jusqu'en 2030

Lando Norris n’a pas hésité longtemps. Le champion du monde en titre a prolongé son histoire avec McLaren jusqu’à au moins fin 2030, et il l’assume : ce nouveau contrat a été « assez facile » à accepter.

Pas de tour du paddock, pas de jeu de dupes avec les autres écuries. Norris l’admet : il « n’a même pas regardé » ailleurs avant de s’engager de nouveau avec l’équipe qui l’a lancé en Formule 1 en 2019. Oui, des écuries concurrentes se sont renseignées. Mais l’Anglais a refermé la porte sans même l’entrouvrir.

« Je ne veux pas aller ailleurs. Je ne veux pas être avec une autre équipe. Je ne veux pas passer du temps avec d’autres personnes », confie-t-il à BBC Sport. Pour lui, la décision s’imposait presque d’elle-même. « C’est probablement l’une des décisions les plus faciles que j’ai prises depuis que je suis en Formule 1. »

Un engagement anticipé, mais assumé

Norris n’était pourtant pas dos au mur. Son précédent contrat courait encore sur plus d’un an. Il aurait pu attendre, observer le marché, jauger les projets techniques de chacun. Il a préféré verrouiller son avenir.

L’idée d’une prolongation a commencé à circuler « en toile de fond » depuis quatre mois environ, raconte-t-il. Des discussions discrètes, sans urgence apparente. Une fois le sujet posé clairement sur la table, le pilote n’a pas tergiversé. Il a dit oui.

Ce oui repose sur autre chose qu’un simple tableau de résultats. Norris met en avant les liens tissés avec la structure de Woking, à commencer par le directeur général Zak Brown et le team principal Andrea Stella. Ce noyau dur, il le connaît, il l’a vu évoluer, et il s’y identifie.

De la galère au sommet

L’histoire commune explique beaucoup. Norris arrive en F1 en 2019, dans une McLaren encore loin de ses années fastes. Les premières saisons ressemblent plus à un long chantier qu’à une marche triomphale. Les podiums se font attendre, la lutte se joue souvent au milieu de grille.

Le tournant survient après la promotion d’Andrea Stella à la fin de l’année 2022. La dynamique change. Le rythme aussi. McLaren se remet à gagner, et pas qu’un peu.

L’écurie enchaîne deux titres constructeurs, en 2024 puis 2025, mettant fin à une disette qui remontait à 1998. L’an dernier, Norris coiffe enfin la couronne mondiale pilotes. À 26 ans, il devient le visage d’une McLaren redevenue référence.

« Le fait d’être resté avec eux pendant les années difficiles, puis d’avoir connu le succès ensemble, ça me donne clairement le sentiment que je ne veux pas… ils n’ont pas abandonné avec moi et je n’ai pas abandonné avec eux », explique-t-il. Dans un paddock souvent dominé par les transferts chocs et les ruptures brutales, cette fidélité réciproque tranche.

Un lien qui dépasse le simple contrat

Pour Norris, ce parcours partagé a créé autre chose qu’un simple rapport employeur–employé. « Ça crée un lien très fort entre tous ceux qui travaillent ici », insiste-t-il. Il veut croire que ce lien survivra aux saisons, aux cycles techniques, aux périodes moins fastes.

Il se projette loin. Très loin. Jusqu’à la fin de sa carrière en F1, qu’il imagine encore lointaine et dont il dit ne pas vouloir parler. Mais le message est clair : tant que McLaren restera sur cette trajectoire, il se voit en orange.

Il ne nie pas les difficultés actuelles. Le début de saison a été « compliqué », reconnaît-il. Mais il y voit un test, pas un signal d’alarme. « Je crois que nous sommes dans la meilleure position dans laquelle nous ayons jamais été, même avec un début de saison difficile. Et je crois que nous pouvons traverser n’importe quoi ensemble, c’est sûr. »

Le décor est planté : un champion du monde au sommet de son art, une équipe ressuscitée, un contrat qui l’emmène jusqu’en 2030. Reste une question brûlante : combien de titres McLaren et Lando Norris réussiront-ils à empiler avant que cette histoire ne s’écrive enfin le mot fin ?