Lauren Parfitt, première joueuse professionnelle de Glamorgan Women
Glamorgan vient de tourner une page majeure de son histoire. Lauren Parfitt devient la première joueuse de Glamorgan Women à signer un contrat professionnel, symbole fort d’un club qui se prépare à grimper dans le Tier 1 en 2027 et d’un cricket féminin gallois en pleine mutation.
À 32 ans, la capitaine incarne cette transition. Depuis ses 18 ans, elle porte le brassard au pays de Galles, a fait ses armes avec Western Storm, puis a pris les rênes de la toute nouvelle équipe de Glamorgan en 2025 et 2026. Une trajectoire linéaire sur le papier, mais bâtie sur des années de cumul entre passion et métier.
Car jusqu’ici, Parfitt menait une double vie. Professeure d’EPS et responsable de niveau à Bassaleg School, à Newport, elle jonglait entre les terrains de jeu et les salles de classe. Elle va désormais mettre sa carrière d’enseignante entre parenthèses pour se consacrer pleinement à son rôle à Glamorgan. Un choix fort, assumé, presque intime.
« La moi de 11 ans rêvait de devenir joueuse de cricket professionnelle à une époque où je ne pensais pas que ce serait possible, alors avoir aujourd’hui cette opportunité est un sentiment incroyable », confie-t-elle.
Pour elle, Glamorgan n’est pas seulement un maillot. « C’est un privilège de jouer pour Glamorgan au moment où le club entre dans une ère professionnelle, c’est une équipe qui ressemble à une maison. »
Cette maison, elle l’a déjà aidée à grandir. Cet été, Glamorgan a décroché le titre en League Two T20 Blast. L’équipe ne s’est pas arrêtée là : elle s’est hissée en demi-finale de la One Day Cup et recevra Kent le dimanche 13 septembre. Au cœur de cette progression, Parfitt a mené l’assaut en tête d’ordre, meilleure marqueuse de son comté, donnant le ton dès les premières balles.
Un Moment Historique
Le décor est posé : une équipe qui gagne, une capitaine qui trace la voie, un club qui se professionnalise. Et derrière, une structure qui se renforce.
« C’est un moment historique pour le cricket féminin à Glamorgan, et une étape extrêmement importante dans la professionnalisation du jeu au pays de Galles », souligne Aimee Rees, responsable du cricket féminin et des filles au sein du club.
Les mots sont pesés, le message clair : ce premier contrat n’est pas un geste isolé, c’est le début d’un plan.
Parfitt, elle, se projette déjà plus loin : « Nous avons construit une base vraiment solide et j’ai hâte de relever le défi du Tier 1 aux côtés d’un groupe qui s’annonce fantastique. » Derrière elle, Glamorgan prépare l’effectif pour le haut niveau. La capitaine devrait être rapidement rejointe par les meilleures joueuses de l’actuel groupe, mais aussi par des recrues issues des équipes déjà professionnelles du Tier 1.
Depuis plusieurs mois, le club teste, observe, affine. Glamorgan a régulièrement aligné le maximum autorisé de trois joueuses prêtées par match pour dénicher les profils capables de s’imposer dès la première saison dans l’élite. Une sorte de laboratoire à ciel ouvert, avec un objectif précis : arriver en Tier 1 avec un noyau compétitif, déjà rôdé aux exigences du haut niveau.
Au milieu de cette stratégie, la figure de Parfitt sert de repère. Elle connaît le terrain, le vestiaire, la région. Elle a porté le projet quand il n’était encore qu’une esquisse. Elle devient maintenant la première professionnelle d’une équipe qui bascule dans une autre dimension.
La question n’est plus de savoir si Glamorgan est prêt pour l’ère professionnelle. Elle est de savoir jusqu’où Lauren Parfitt et ce groupe pourront pousser le plafond du cricket féminin gallois.




