Leicester City renforce ses buts avec Dai Cornell
Leicester City a trouvé sa nouvelle doublure – et bien plus que ça. Dai Cornell, gardien gallois de 35 ans passé par Ipswich Town et Preston North End, s’est engagé pour un an avec les Foxes après avoir quitté Preston cet été en tant que joueur libre.
Le club cherchait une solution rapide, mais pas improvisée. La blessure au genou de Jakub Stolarczyk, qui a mis fin à sa saison dès le début du mois de septembre, a brusquement éclairci la hiérarchie des gardiens. Il fallait un profil prêt tout de suite, rompu aux vestiaires exigeants, capable de s’intégrer sans secouer l’équilibre d’un groupe lancé dans une mission claire : remonter immédiatement en Championship.
Russell Martin n’a pas seulement recruté un gardien. Il a ciblé un personnage.
« Il comprend le rôle qu’il va avoir ici, mais il croit aussi en sa capacité à montrer quel bon gardien il est », a-t-il confié à BBC Radio Leicester. Puis le manager a appuyé là où il estime avoir fait la différence : « Avant tout, c’est un personnage brillant, il apporte du caractère, de la voix et de l’expérience à ce groupe. »
Cornell, lui, ne revendique rien, mais se rend disponible. Il a simplement assuré vouloir « aider de toutes les manières possibles » au sein des Foxes. Une phrase sobre, qui colle à son parcours : un professionnel de l’ombre, rarement sous les projecteurs, toujours utile.
Un globe-trotter des cages
Le Gallois arrive avec un CV long comme le bras. Leicester est déjà le 11e club de sa carrière. Formé à Swansea City, il a enchaîné les expériences sans jamais vraiment disparaître du radar : St Mirren en Écosse, Portsmouth, Oldham, Northampton, Peterborough… et donc Ipswich Town puis Preston North End, où un nouveau contrat l’attendait encore cet été.
Il a choisi de partir. De descendre en League One avec Leicester, sur le papier un cran en dessous de Preston, mais dans un projet ambitieux où la pression de la montée est quotidienne.
Ce n’est pas un pari démesuré pour lui. C’est un rôle taillé pour un gardien qui connaît les couloirs, les bancs, les vestiaires, les soirs sans jouer mais à rester en alerte. Un gardien qui sait que la saison est longue et que tout peut basculer en un match.
Derrière McCarthy, mais pas seulement
Pour l’instant, la place de numéro un appartient à Alex McCarthy. L’ancien portier de Southampton, international anglais à une reprise, a été le gardien le plus utilisé par Leicester depuis le début de saison. L’Argentin Franco Ravizzoli, arrivé cet été en provenance de Blackpool, occupait jusqu’ici le rôle de remplaçant depuis la blessure de Stolarczyk.
Cornell s’insère donc dans une hiérarchie déjà dessinée. Sur le papier, il arrive comme solution de profondeur. Dans la réalité d’un vestiaire en quête de leaders silencieux, son rôle peut vite dépasser la simple étiquette de troisième homme.
Le message de Martin est clair : Cornell n’est pas seulement une assurance en cas de coup dur, c’est une voix supplémentaire dans le vestiaire, un relais d’expérience pour un effectif qui doit tenir la distance sur une saison exigeante.
La suite dépendra du terrain. Un choc, une suspension, une série de matches rapprochés, et le Gallois pourrait se retrouver propulsé sous les projecteurs. Leicester n’a pas recruté un nom clinquant. Le club a choisi un gardien de métier, habitué aux chemins de traverse. Dans une saison où chaque détail compte pour remonter, ce genre de choix finit souvent par peser lourd.




