logo

Liam Lawson prolonge chez Red Bull pour le Grand Prix d'Italie

Red Bull n’a pas attendu Monza pour trancher : Liam Lawson restera aux côtés de Max Verstappen pour le Grand Prix d’Italie. Isack Hadjar, toujours diminué au poignet, doit renoncer une deuxième fois.

Le Français espérait pourtant être de retour ce week-end. Il l’avait dit, il y croyait. Sa blessure au poignet, contractée pendant la trêve estivale lors d’un entraînement de boxe, cicatrise bien, mais pas assez vite pour affronter les vibreurs impitoyables de Monza. Résultat : une nouvelle course depuis le garage, avec le casque rangé et le plâtre en souvenir.

Red Bull l’a officialisé dans la nuit. Lawson conserve le baquet de Hadjar dans l’équipe première, tandis que Yuki Tsunoda enchaîne une deuxième apparition chez Racing Bulls, dans le siège habituellement occupé par le Néo-Zélandais. Un jeu de chaises musicales qui se prolonge, mais avec une logique sportive difficile à contester.

À Zandvoort, Lawson avait déjà profité de la blessure de Hadjar pour se hisser au premier plan. Promu depuis Racing Bulls, il avait signé une solide septième place, propre, maîtrisée, sans fioritures. Tsunoda, lui, avait terminé 11e pour son retour en F1, son premier Grand Prix depuis son éviction par Red Bull en décembre. Deux trajectoires qui se croisent, deux pilotes en quête de confirmation.

Pendant ce temps, Hadjar ronge son frein. Dans une vidéo de l’équipe tournée lors du Grand Prix des Pays-Bas, le Français ne cachait ni sa frustration ni son désarroi. Première blessure de sa carrière, premier vrai coup d’arrêt. Il observait, impuissant, son propre baquet occupé par un coéquipier en pleine confiance. Les médecins se veulent rassurants : le poignet n’est plus enflé, la mobilité revient jour après jour. Mais Red Bull ne veut prendre aucun risque. Le message est clair : la santé d’abord, le calendrier ensuite.

Pour l’instant, aucune indication ferme sur un retour possible dès le Grand Prix d’Espagne la semaine prochaine. L’équipe dit suivre de près la rééducation de son pilote et refuse de précipiter quoi que ce soit. Une prudence médicale qui a, en coulisses, des conséquences sportives évidentes.

Car Lawson traverse sa meilleure saison en Formule 1. Neuvième du championnat, juste derrière Hadjar, il compte presque deux fois plus de points que le rookie Arvid Lindblad chez Racing Bulls. Ces performances ont rouvert les portes de Red Bull au Néo-Zélandais, pourtant écarté après seulement deux courses en 2025. Le voilà de retour dans le grand bain, avec une occasion en or de s’y installer pour de bon.

Monza, temple de la vitesse, sera donc le théâtre d’un nouvel examen grandeur nature pour Lawson. Un circuit à plein gaz, une équipe habituée à viser très haut, un coéquipier nommé Max Verstappen : le décor est planté. Hadjar, lui, devra encore regarder à distance, entre séances de rééducation et impatience grandissante.

La question est désormais simple, brutale, typique de la F1 moderne : à mesure que Lawson enchaîne les tours et les points, combien de temps le baquet de Hadjar restera-t-il vraiment intouchable ?